EN VRAC

A PROPOS DE CE BLOG

       
   
   
                                               
 

ILS L'ONT DIT

 

"Un blog parfaitement réussi !" Guillaume de Lagrave (un ami)

 

"Ce blog est vraiment le meilleur blog que je n'ai jamais vu." Olive

"Je me suis retrouvé sur le blog de Juliette apres avoir tapé sur Google "comment rencontrer l'homme de sa vie facilement".. et oui... et la je tombe sur votre réponse a son article, réponse que je lis avec le sourire bloqué. Du coup j ai suivi le lien et cela fait maintenant plusieurs heures que je parcours vos articles... bravo, j'ai passé un merveilleux moment, que du bonheur." Nadege

"Il m'arrive de lire deux jours de suite le même article, n'importe quoi en fait, une sorte d'état second, d'un coup, j'ai 16 ans ! J'adore ce blog, j'apprends tout plein de trucs et qu'est-ce que je me marre. J'adore ce que vous dégagez dans vos écrits. Vous semblez être un homme à découvrir et à prescrire... 
Vous vous intéressez vraiment aux gens, à tous, vous etes très bien documenté, et vous rendez l'incompréhensible compréhensible, avec humour en plus, un vrai talent. Quand je lis vos mots,  j'imagine quelqu'un de brillant, un genie. Et puis qu'est-ce que vous me faites rire. En plus, vous etes séduisant, beau à l'intérieur, généreux à l'extérieur, vous etes le mouvement dans toute sa splendeur. Continuez à écrire, c'est du plaisir pur."
Ann

"Ce blog est fantastique, j'adore surtout l'interview." Emilie

"Je me suis délectée de vos écrits. L'article I have a bad dream est vraiment pas piqué des vers, j'ai adoré et la multiplicité des sujets me plait beaucoup. Vous avez un ton original, décalé, mais vous fournissez beaucoup de richesse en même temps." Catherine

"Mon amie m'a fait connaître votre blog il y a peu, je m'étais déjà régalé, mais ce samedi 14 février 2009, je me suis bien amusé encore à la lecture de Une histoire de marteau et A la recherche du malheur. Je brûle de connaître la suite et de savoir ce que j'ai raté, au cas où j'aurai envie de me pourrir l'existence à mon tour, et celle des autres par la même occasion, parce qu'en général ça fonctionne ensemble... Amitiés. Dominique, journaliste."

"Dans ma recherche de sourires sur les blogs, je suis passée vous lire. Et là, merci, merci à mon ordi de fonctionner normalement, merci à ma ligne internet de ne pas être coupée et merci a vous de m'avoir fait hurler de rire. Quand je me suis attaquée à Une histoire de marteau, j'ai vraiment pleuré de rire, mon mascara a coulé. J'ai donc retenu la leçon, pour les autres articles, c'est démaquillée avant de me glisser sous la couette le soir,  ou le matin tôt avant la douche que je viendrai vous lire. Merci de vos écrits, je vous jure que le plaisir est pour moi au rendez vous." Marie

"Ce blog est à chier et je pèse mes mots." Gérard

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A PROPOS DE L'AUTEUR

 

1975 L'année " étoilée" avec la naissance de l'auteur à Toulouse le 18 avril le jour de la St-Parfait.


1981 L'année "rose" Tonton est élu président de la république. 9 mois plus tard, la famille s'agrandit, Clément pointe le bout de son nez...


1982 L'année "triste", E.T l'extraterrestre déferle sur les écrans francais, l'auteur est en larmes !

1983 L'année "décisive" Noah triomphe a Roland Garros, l'auteur achète sa premiere raquette.

1984 L'année "douce" l'auteur passe en CM2 les doigts dans le nez. Carl Lewis est cousu d'or aux JO et Fignon remporte le tour de France.  L'affaire Villemin ne fait que commencer.


1985 L'année "folle", les Snack, céréales soufflés n'ont plus de secret pour lui.

 

1986 L'année "dingue", l'auteur passe aux Krispies.

1987 L'année "révélation", ou l'auteur se rend compte qu'il a un poi chiche dans la tête.

1988 L'année "écoliere" : L'amour, l'amitié et beaucoup d'occasions de bonheur. Mais meme s'il passe en 4eme, les professeurs sont unanimes : L'auteur peut mieux faire. A part ça, les otages français au Liban n’ont toujours pas été libérés.

1989 L'année "sportive", l'auteur participe aux petits as de Tarbes, quand le mur tombe...



1990 L'année "poétique", le cercle des poètes disparus bouleverse la vie de l'auteur. Il décide sur le champ d'arrêter de conter fleurette aux demoiselles pour devenir importateur d'enthousiasme.


1993 L'année "premier amour" Il venait d'avoir 18 ans, l'auteur était beau comme un enfant, fort comme un homme, c'était l'été évidemment.

1997 L'année "première fois", il n'est jamais trop tard. Biensur, ce devait etre une bérezina, le desastre des sens, un film tout public entierement anti-érotique, a conseiller aux enfants et aux élèves des écoles religieuses. Ce fut magnifique. Avec son amoureuse, ils furent beaux. Brillants meme. Fin aout, une cavalcade illuminée à la St-Privat de Carmaux, quelques lumieres en plus et une étoile en moins quand l'auteur apprend la mort de la princesse Lady Di...

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1998 L'année "marseillaise", qui confirme qu'il est complêtement fada. Le 12 juillet, les bleus décrochent la lune, l'auteur est sur la plage du Prado comme tout le monde.

1999 L'année "érotique" l'auteur devient obsédé sexuel par dessus le marché.

2000 L'année "Indiana" 
l'auteur se jette au péril de sa vie pour sauver un suicidaire qui le remerciera en lui offrant un café expresso.

 

2001 L'année "terrible", l'auteur est en train de siroter un petit café avec son grand père quand il tombe nez à nez sur les images du world Trade Center. Le jour ou l'ombre de la mort avait des ailes...

 

2002 L'année "Parisienne" avec le Marathon contre l'injustice terminé en 3 H 03 avec beaucoup de peps grâce aux Pops !

 

2003 L'année "buissonière" avec l'écriture du roman "Rencontres virtuelles", non publié... Le 12 février Madka s'en va. 

2004 L'année "vedette", cinéma "Jaurès, naissance d'un géant", un petit rôle...


2005 L'année "Africaine", le berceau de l'humanité, le Sénégal, Dakar, une ferme en Afrique... Début d'une période faste, l'amour, l'amitié, beaucoup de réussite et d'occasions de bonheur...



 2006 L'année "passion" avec à la clé l'écriture du roman "Out of Sandaga", une histoire d'amour authentique pleine de souffrance et d'espoir (non publié). L'auteur se retrouve ensuite a Albi, sur la place du Vigan quand Zizou perd la tête.  



2007 L'année "noire" l'auteur a une tare cachée qui empoisonne secrètement sa vie : malgré des efforts titanesques et un entetement de mule corse, il reste bloqué devant l'anglais. Il va devoir partir a Londres pour s'y mettre a fond la caisse. Le 6 mai, Sarko est élu président de la république. Le 17 juin, papi rejoind les étoiles...

2008 L'année "découverte", une année sans dessus dessous qui démarre en trombe à Pessac avant de se poursuivre à Londres, Stuttgart, Cork, Bruxelles  avec un retour dans la foulée à Londres. Foutu pour foutu.

2009 L'année "Obama", le plan de l'auteur était simple : convaincre tous les coureurs de franchir la ligne d'arrivée du marathon de Paris main dans la main en criant Yes we can. Ca aurait fait les gros titres. Mais il y a eu des divisions, certains ont voulu tirer leur épingle du jeu et sont partis comme des bombes. L'auteur a préféré rester a l'arrière pour soutenir le moral des troupes, d'où l'arrivée hors d'haleine et hors délais. Un fiasco.

L'INTERVIEW CHOC 

 


- Over blog : Vous n'avez pas l'impression d'en faire un peu trop ?

- L'auteur : C'est possible. Là, j'avoue que j'ai peut-être un peu dépassé les bornes.

 

- Parce que vous passez vraiment pour un mégalo ! 

- Vous voyez le mal partout, loin de moi cette idée-la...

- Carrément, Delon passe pour un touriste à côté...

- Ah, dit l'auteur.

- Comment voulez-vous qu'on s'y retrouve nous, on est complètement perdu dans ce foutoir. Et puis ca part dans tous les sens...

- Ah, re-redit l'auteur.

- Poésie, sport, publicité, communication... Vous passez du coq à l'ane !

- Oh, dit l'auteur pour changer.


- Et vous parlez d'amour, décidemment vous ne manquez pas de toupé.

- Si je fais un blog, il faut qu'il soit à mon image, et donc ce n'est pas possible qu'il ne soit pas charnel, c'est comme si on faisait un bouquin sur Hitler et qu'il ne déclare pas la seconde guerre mondiale.

- Vous parlez même de politique, est-ce que vous savez qu'il y en a qui se sont retrouvés en taule pour moins que ça ?

- Je l'ignorais, dit l'auteur visiblement touché.

- Vous êtes un blogueur véreux !

- Je suis quoi moi ? dit l'auteur ébranlé.

- Une crapule de la pure espèce.

- De la pire.

- Pardon ?

- Vous avez dit de la pure, il faut dire de la pire. C'est plus français.

- Mauvaise fois en plus. Revenons à nos moutons, épurons un peu avant que le lecteur pête un plomb, on commence par l'horoscope, c'est n'importe quoi l'horoscope...
 

-  L'avenir, on a pas à le prévoir mais à le permettre... 

- La météo c'est toujours la même, halte au sketch !

- La météo c'est comme l'amour, il ne faut pas trop compter dessus... 

- Encore vos citations et vos phrases toutes faites...

- (sur un ton énervé) La citation est pour moi un hommage à ce qui a été écrit et merveilleusement dit. Je ne vois pas pourquoi on s'en priverait. Les citations, ça élargit, ça élève, ça empêche de s'engluer. C'est comme s'il y avait une menace énorme d'inertie, de bétise, de vulgarité. La formule parfaite permet d'en sortir. Elle a le mérite de fédérer, d'exalter.

- Excusez-moi mais j'ai l'impression d'avoir déja entendu ca quelque part...

- C'est pas faux, c'est Lucchini qui l'a dit.

- Vous voulez dire que même quand vous parlez d'une citation, vous citez quelqu'un, c'est énorme ! Bon, on recadre, le Top 50, ce n'est quand même pas une réussite...

- (sur un ton encore plus énervé, limite agressif)) Que des tubes !

- La rubrique la belle histoire, c'est une belle mascarade...

- Plus les histoires sont belles plus les gens n'y croient pas... Ma grand mère aimait raconter de belles histoires en préparant le petit déjeuner tout en sifflotant l'hymne du 14eme regiment des chasseurs à cheval du corps d'armée commandé par le général Grant durant la guerre de Sécession.

- Soit, mais la rubrique "coach du jour" est imbuvable.

- C'est une opinion qui peut se défendre.
Pour info, le prochain coach du jour sera Adolfo Serpentini.

- Qui est Adolfo Serpentini ?

- Le quincaillier de Chatenay-Malabry, champion cycliste des hauts de Seine, section amateurs.

- On n'est pas sorti du marasme. Franchement, les danses du monde,
c'est du n'importe quoi...

- Rappelez-vous les paroles de Jean Jacques: "Quand tu danses y songes-tu?"


- Pareil pour les questions réponses, à part peut etre la dernière...

- Vous parlez de l'expression
Faire une P.  ?

- J'imagine que ce n'est pas une Pizza... Et les
outils de coach ?

- Q
ue du lourd !

- Ne noyez pas le poisson, savez-vous que...

- Et la 
rubrique coaching est énorme !

- Faut le dire vite, une question qui me brûle les lèvres, il me semble détecter une faille, une faiblesse dans l'épaule, qu'est ce que vous cachez ? Parlez-nous de vos peurs, de vos défauts.

- Je suis incapable d'acheter de papier toilette, du coup j'en pique à droite, à gauche.

- Je le savais. Il faut creuser là, il doit y avoir quelque chose dessous. Laissez-moi vous poser une question toute personnelle : ne vous est-il jamais arrivé de vous trouver dans un lieu d'aisances et de vous apercevoir - après, donc trop tard- qu'il n'y a plus de papier ?

- (l'auteur avalat sa salive et fit un effort de mémoire) Une fois, reconnut-il honnêtement, au mariage de ma cousine.

- Qu'avez-vous fait ?

L'auteur fronça les sourcils. Il eut conscience que, derrèere lui, ses collègues s'étaient rapprochés.

- J'ai fait l'inventaire de mes poches.

Impitoyable le journaliste posa l'ultime banderille :

- Qu'y avez-vous trouvé ?

- Ma carte grise, des tickets de métro et trois pièces de dix francs.

- Vous ont-ils été utiles en la circonstance ?

Effondré, l'auteur baissa la tête, accablé par le souvenir.

- Non.

-  Ne cherchez pas plus loin, c'est ça, depuis inconsciemment ça bloque. Changeons de sujet, il n'y a pas de rubrique culinaire, vous n'aimez pas la cuisine ?

- La rubrique cuisine du monde sera bientot disponible avec notamment un poulet au maïs 'flambé a l'Atlanta' avec garniture de patates douces. Et une recette louisianaise d'avant la guerre de Secession (l'auteur eut un geste pour se lécher les doigts mais se reprit).

- Intéressant. Bon c'est pas que je m'emmerde mais j'ai d'autres chats à fouetter, merci de
nous avoir reçu. Un dernier mot peut-être ?

- (L'auteur met ses mains derrèere le dos et repousse des cailloux du pied) Comme vous êtes là, dit-il, et que ma maman apprécie votre journal, alors je...

Silence.

"Je me suis dit que..."

Silence.

"Je peux lui faire un  petit coucou ?"


LE LIVRE DU JOUR

Jeudi 11 juin 2009

Après Véronique et Stephen S., Marina et Serguei P., Alessandra et Claude L., Marie-Sophie et Claude L., Whitney et Yannick N. Anne-Laure et Jean-Baptiste E., et Cécilia et Nicolas S., voici le nouveau couple de l'été : Carla et Nicolas S. !

 

C’est l’histoire d’un coup de foudre. L'histoire d'une rencontre relatée par l’homme qui était au premier rang ce soir-là, on l’écoute : 

 

"Cécilia est mon seul problème », m’avait-il confié en prenant ses fonctions. Invite moi à dîner avec elle, chez toi", trancha-t-il. Un mois plus tard, Cécilia n’était plus là. Nous parlâmes de l’opinion un peu, des actions en cours beaucoup, de celles à venir plus encore. Et soudain il me lança : "Et ce dîner ? J’ai besoin d’un bon bain de copains. Et que l’on rie et que l’on chante. Je suis libre mercredi. Sophie et toi, l’êtes-vous ?

 

Tout se fit donc à la hâte. Puisqu’il voulait un dîner en chansons, j’invitais Julien Clerc et Carla Bruni, des artistes que j’aimais, à l’opposé de ses fréquentations musicales habituelles. Lorsque j’annonçai la liste des invités à Nicolas, il eut en arrivant à Carla, quelques secondes de silence. Il est des blancs téléphoniques plus parlants que les mots. Je le questionnai sur elle : "Je ne la connais pas mais j’aime ses chansons", avoua-t-il. Était-ce déjà un signe ? J’appelai Carla. "Amène ta guitare, dis-je, tu donneras l’aubade au Président." Je ne croyais pas si bien dire…  

 

Carla vient d’une autre planète, celle des êtres envoûtants. De longues formes brunes qui, lorsqu’elles vous approchent, vous ensorcellent et vous téléportent sur leur terre où l’oxygène est poésie et l’hydrogène, beauté. Est-ce la race qui l’habite, l’intelligence qui l’anime, le sens critique qui la guide ou le talent qu’elle a de chaque chose, de chaque instant, de chaque mot dont elle use comme d’une arme pour vous faire pleurer ou rire d’une seule rime ? Qu’importe, croiser Carla est toujours croiser le fer. Nicolas est en acier tremper, Carla est de diamant, le mélange ne pouvait être que destructeur ou fusionnel. Deux personnages shakespeariens se rencontrant ne pouvaient qu’en rester là, ou écrire ensemble un poèmeCarla arriva la première. Je remarquai qu’elle avait troqué ses talons hauts pour une paire de ballerines. Carla ne marche pas, elle glisse. De là à ce qu’elle glisse dans votre vie, il n’y a qu’un pas. Elle n’occupe pas seulement l’espace mais le temps. Il s’arrête, suspendu, à cette voix qui est à elle seule un instrument de musique. Envoûtante et parfois si fragile : la voix de son être. Quelques mots et vous êtes prisonniers de ses griffes de veloursNicolas sonna le dernier, portable à la main. Préoccupé mais chaleureux à son habitude. A peine assis, le téléphone réveilla la réserve générale. 
"L’amour ?" lui lança Carla.
"Non, le boulot", répondit Nicolas. 

Un ange passa. Etait-ce déjà Cupidon ?


Ainsi se dessina un jeu inattendu de séduction entre les deux fauves, chacun, tour à tour, marquant son territoire en titillant l’autre. Assaut d’humour, piques provocatrices, reparties de charme. Le courant passa. Il va électriser le dîner. Leur première rencontre se faisait à l’instant. Et pour nous en live. Nous vivions sans le savoir une rencontre qui fera toutes les unes ! Je proposai de passer à table. Le plan de table allait de soi, Carla à la droite du Président, Sophie à sa gauche. La joute s’enflamma de plus belle. L’entrée à peine desservie, Nicolas s’adressa à Sophie :
 "Pardonnez-moi un instant. J’ai deux mots à dire à ma voisine." Comme attiré par un aimant, il orienta sa chaise vers Carla. Le geste fut si soudain et si naturel qu’il ne choqua personne. Pas même la maîtresse de maison à qui son invité tourna le dos la soirée entière. Ils étaient seuls au monde. Nous, nous étions « Au théâtre ce soir », on jouait du Marivaux version XXIème siècle, un Marivaux où l’humour se fait amour, où l’humeur se fait bonheur et les dialogues, insoutenable légèreté de l’être. Nous en vînmes aux inconvénients de la célébrité. Piquée au vif, la Bruni releva le gant. Nous en étions déjà au tutoiement : « En matière de peopolisation, tu es un amateur. Ma rencontre avec Mick (Jagger) a duré huit ans de clandestinité. Nous avons traversé toutes les capitales du monde et jamais un photographe ne nous a surpris. 
"Donne-moi ta recette", demanda Nicolas. 
"Très simple. Je le déguisais au gré de mes envies. Un jour la barbe, le lendemain la barbichette, le surlendemain la moustache et toutes les coiffures les plus folles". 
"Et moi, dit Nicolas, comment me déguiserais-tu ? En béret basque, baguette sous le bras". 
" Je trouverai mieux".

 

Carla venait de planter sa première banderille aux couleurs de la jalousie. La réponse fut sèche. "Mais comment as-tu pu rester huit ans avec un homme qui a des mollets aussi ridicules ?". Rires. Nous étions sous le charme, sentant que sous nos yeux se déroulait un moment d’exception. L’amour était dans l’air, palpable, envahissant l’espace, Nicolas le premier en oublia le temps. Carla eut comme un rappel à l’ordre : "J’ai le sentiment d’être ta blind date ce soir, mais ne t’y fie pas, ta réputation te sert d’épouvantail". 
"Ma réputation vaut la tienne. Et je la connais bien Comme je te connais bien, sans t’avoir jamais vu. J’ai tout compris de toi. Dans tes chansons tu joues les dures parce que tu es tendre, tu fais l’amour parce qu’on ne te la fait pas. Tu joues les jolies cœurs parce que tu as l’âme belle. Je sais tout de toi parce que je suis tellement toi. A une exception près, qui me ravit : enfin une femme belle qui fume et qui boit". Un silence que nul n’osa rompre et Nicolas acheva ce qui fut, sans qu’il le pense encore, sans qu’elle le sache encore, sa première déclaration.  "Le 1er juin, tu vas chanter au Casino de Paris, tu vois je connais même ton programme. Ce soir-là, je serai au premier rang et nous annoncerons nos fiançailles. Tu verras nous ferrons mieux que Marilyn et Kennedy".

 

La scène se jouait au second degré et cependant tout allait être vrai, comme si, acteurs d’eux mêmes, il disait un texte écrit par le destin sans se rendre compte que c’est leur vie qu’ils s’offraient.

 

Leur bavardage reprit mais il n’était plus batifolage. L’un et l’autre paraissaient emportés par une attraction les dépassant, comme guidés par un aimant géant. Aimant ! Comme la langue française fait bien les choses… Nicolas et Carla tissaient déjà des projets communs. Il paraît qu’à l’heure de notre mort, on voit se dérouler en accéléré le cours de notre vie passée. Un coup de foudre vous offre l’inverse : l’accéléré de votre vie à venir. Preuve que l’amour est une naissance. 

"Carla, une chanson !" dis-je pour revenir sur terre. Je me trompais de direction nous allions nous envoler.

 

Les mots de Carla sont des caresses du cœur, ils vous parlent à voix basse de ce que vous avez vécu à haute voix. Et le charme se fait arme. Nicolas ne l’écoutait pas, il se laissait envoûter vers après vers, note après note. L’irréversible se fit là, à cet instant de grâce. Je compris ce qui m’avait fait provoquer la rencontre de ces deux êtres. Ils étaient programmés l’un pour l’autre. "Carla, donne moi ta chanson", dit-il en guise d’applaudissement. "Pour quoi faire ?" "Comme modèle. Nous faisons le même métier. Séduire avec les mots. Toi en chansons, moi en discours". Et il déclama le texte comme il l’aurait fait en meeting, du haut de son pupitre. Piquée au vif, la rebelle pris enfin sa guitare et chanta, les yeux dans les yeux de Nicolas. Lorsqu’elle en arrive à… « autorités », qu’elle dit avec la voix de Marilyn susurrant « Happy Birthday, mister President », nous comprîmes que ce n’était plus du théâtre. Etrange cœur à cœur qui nous était offert sans impudeur, sans mystère, sans mièvrerie, sans cachotteries. Deux adultes retrouvant la fraîcheur de l’adolescence, incapables de lutter contre cette attirance qui les envahissait.

 

Soudain le Président se tourna vers la chanteuse et lui chuchota quelques mots à l’oreille. Nous ne pûmes rester sur notre faim.           "Dis nous Carla", dis-nous. Elle refusa presque rougissante avec cette chance d’avoir l’âge de sa beauté, à cet instant dix-huit ans. Nous nous tournâmes en chœur vers Nicolas : "Dis-nous, Nicolas", dis-nous. " Non, répondit-il, sauf si elle m’y autorise". Elle ne lèvera pas son veto. Il y eut un long silence, le calme après la tempête des sentiments. Nous étions sous le choc, nous étions sous le charme... Lorsque, le lendemain matin, Sarkosy m’appellera pour me remercier, je lui demandai en retour de m’avouer son chuchotement. "Je lui ai dit : Carla, es-tu cap à cet instant, devant tout le monde, de m’embrasser sur la bouche ?"

 

Jamais le premier soir, mais il y aura une vie d’autres soirs".

 

Par Régis IGLESIAS - Publié dans : Amour
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Mercredi 13 mai 2009

Sylvain Garcianure est un homme à tout faire. Et un homme de confiance.

Avec lui, l'expression Le bonheur c'est simple comme un coup de fil n'a jamais aussi bien porté son nom. Toujours prêt à se mettre en quatre pour rendre service.

Sylvain Garcyanure est disponible 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Même quand il est en grève.

Besoin d'un coup de main, d'un service, d'une réparation, un problème de plomberie, une fuite d'eau, une panne, une tuile, un pneu creuvé, une chasse d'eau qui déraille, un sanglier qui explose le pare brise, un appareil qui flanche...

En deux coups de cuillères à peau, ll trouvera des solutions à vos problèmes.

Vous pouvez le contacter *:

Par mail (disponible prochainement)
Par tél (disponible prochainement) 

*Sylvain Garcianure est actuellement indisponible pour cause de congé maternité.

Par Régis IGLESIAS - Publié dans : FaceBlog
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Lundi 11 mai 2009

Avertissement : Cet article fait parti de la collection A la recherche du malheur, il s'adresse à toutes les personnes qui savent que ... (panne d'inspiration)

Il est temps d’aborder le terrifiant pouvoir de destruction de l’exigence, si innocente d’apparence, d’un comportement spontané. De toutes les embrouilles, chausse-trapes et autres pièges à feu qui constituent l’arsenal des personnes mal intentionnées, le paradoxe du « sois spontané ! » est de loin, le plus universellement utilisé.

Et pour un paradoxe, c’en est un, de première bourre – si l’on veut bien me passer l’expression-, satisfaisant aux plus sévères exigences de la logique formelle. Parce que c’est incompatible de faire spontanément ce que l’on a reçu l’ordre de faire et c’est aussi impossible que d’oublier par décision consciente ou de décider de dormir plus profondément.

Ou bien l’on agit spontanément, c’est à dire à sa propre discrétion ; ou bien l’on obéit à un ordre et par conséquent on n’agit pas spontanément du tout ! D’un point de vue purement logique, il est impossible de faire les deux à la fois. Alors que peut faire l’être humain alors ?

 

Si vous avez lu le roman de John Fowles, L’amateur, vous savez déjà où je veux en venir. Ce collectionneur est un jeune homme qui commence par se limiter aux papillons qu’il se donne tout le loisir d’admirer tranquillement. Empalés qu’ils sont sur des épingles, ils ne peuvent évidemment plus s’envoler. Mais lorsqu’il s’éprend de la belle Miranda et tente d’utiliser avec elle la même technique (fidèle à la technique Il suffit d’insister), les ennuis ne tardent pas, pour elle comme pour lui.

N’étant pas particulièrement beau, ni spécialement sûr de soi, il est convaincu qu’elle ne tombera pas spontanément amoureuse de lui. Il l’enlève donc et remplace pour elle les épingles par une fermette isolée dans laquelle il la tient prisonnière. Il espère sérieusement qu’elle apprendra progressivement à l’apprécier, alors que, faut-il le préciser ? cette captivité devient pour elle un cauchemar chaque jour plus épouvantable.

Ce n’est que plus tard que caractère tragique de son utilisation du paradoxe "sois spontané !" lui apparaît, à mesure qu’il prend conscience d’avoir ainsi rendu impossible ce qu’il cherchait précisément à accomplir. Pire encore, il ne peut se contenter de reconnaître son erreur et de la relâcher, puisqu’il serait alors arrêté et inculpé d’un crime fort grave.

 

Tiré par les cheveux ? Trop « littéraire » ? D’accord. Prenons alors un exemple tout con : Des parents disent à leurs enfants des phrases intelligentes du style "Va dans ta chambre et réfléchi à ce que tu as fait…" Mais d’autres dans la même situation sont capables de dire, j’invente : "File dans ta chambre et tu n’en reviendras qu’avec un sourire ! " Cette phrase implique tout simplement que, au prix d’un léger effort de bonne volonté, l’enfant devrait être capable de reprogrammer entièrement son humeur. Une hérésie. 

 

"Sois heureux" est du même acabit.  Une variante, en somme. Comme "Sois excité "


Pour finir, revenons sur Dostoïevski, dans Les possédés, l’un de ses personnages les plus énigmatiques fait la déclaration suivante :
"Tout est bien… Tout. L’homme est malheureux parce qu’il ne sait pas qu’il est heureux. Ce n’est que cela. C’est tout. C’est tout ! Quand on le découvre, on devient heureux aussitôt, à l’instant même…"

 

Bref, la situation est désespérée, et la solution désespérément simple. 

Par Régis IGLESIAS - Publié dans : Coaching
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Lundi 11 mai 2009

Avertissement : Cet article fait parti de la collection A la recherche du malheur, il s'adresse à ... tout le monde !

L'amour est évidemment un sujet inépuisable. C'est pourquoi je ne m'aventurerai à l'analyse que d'un très petit nombre de ses aspects les plus producteurs de malheur. A cette fin, il me faut d'abord faire référence à l'intéressante suggestion de Dostoïevski, selon laquelle le précepte biblique "Aime ton prochain comme toi-même" aurait plus de sens si on l'entendait à l'envers - c'est à dire que l'on ne peut aimer son prochain que si l'on commence à s'aimer soi-même.

Avec moins d'élégance, mais d'autant plus de précision, Groucho Marx a exprimé la même idée : "Il ne saurait être question pour moi d'appartenir à un club qui s'aviserait de m'accepter comme membre." Si vous êtes en mesure de sonder les profondeurs de ce bon mot, c'est que vous êtes déjà préparé à ce qui suit.

Être aimé, dans la meilleure des circonstances est quelque chose de bien mystérieux. Mais il ne sert à rien de chercher à s'enquérir, car les questions ne font que brouiller plus encore le sujet. Au mieux, l'autre est incapable de vous dire pourquoi. Au pire, ses raisons de vous aimer se révèlent des choses qui ne vous serait jamais venu à l'esprit de trouver aimable. Une fois encore, on se rend compte que le silence est d'or.

L'amour est un paradoxe qui en a interloqué bien d'autres, et des plus grands que nous ! C'est de lui que la plupart des plus célèbres créations de la littérature tirent leur inspiration. Prenons la phrase suivante d'une lettre de Rousseau à à Mme d'Houdetot : "Si vous êtes à moi, je perds en vous possédant celle que j'honore". Oui, relisez-la, n'hésitez-pas ! Car ce que semble dire Rousseau est assez dur à avaler.

Grosso modo, ça fait un truc du style : "Si tu me cèdes, toi ma bien aimé que j'aime à la folie du monde entier et de la galaxie toute entière, tu cesseras, du fait même, d'être digne de personnifier mon amour."

Mais alors que faut-il faire ? Il suffit tout simplement de s'éprendre - d'une manière totalement désespérée - d'une personne heureusement mariée ailleurs, d'un prêtre, d'une vedette de l'écran, d'une prima donna. De cette manière on sera en mesure de voyager plein d'espérances sans jamais arriver et l'on s'épargnera la découverte troublante du fait qu'une personne libre pourrait parfaitement envisager d'entrer dans une relation amoureuse avec nous - ce qui nous la rendrait aussitôt méprisable.

Par Régis IGLESIAS - Publié dans : Coaching
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Lundi 11 mai 2009

Avertissement : Cet article fait parti de la collection A la recherche du malheur, il s'adresse à ... beaucoup de gens !

Dans le journal du jour, votre horoscope vous met en garde (vous et les quelque trois cents millions de personnes qui sont nées sous le même signe) contre l'éventualité d'un accident. Et ça ne rate, vous glissez et vous faites une chute. Tant crie-t-on Noël qu'il vient !

Mais est-ce bien sûr ? Pourriez vous jurer que vous seriez tombé si vous n'aviez pas lu cette prédiction ? Ou si vous étiez parfaitement convaincu que l'astrologie c'est du pipeau ? Après coup, il n'est hélas pas possible, hélas ! de répondre à la question.

Le philosophe Karl Popper, qu'on ne présente plus, a exposé l'idée intéressante que ce sont les actes mêmes par lesquels Oedipe cherche à éviter l'accomplissement de l'effroyable prophétie qui aboutissent à la fatale vérification de l'oracle.

De même, il suffit, par exemple, de parvenir à la conviction- qu'elle soit objectivement justifiée ou parfaitement absurde - que les gens chuchotent dans notre dos et se moquent de nous en secret pour que tout s'écroule. Sur la base de ces "faits", le bon sens nous dictera désormais de nous méfier de ces gens. Et puisqu'il déguisent leurs actes, nous serons bien avisés d'être sur nos gardes et de les avoir à l'oeil jusque dans leurs actions les plus infimes. Avec de telles données de départ, ce n'est plus qu'une question de temps, on finira forcément par les surprendre un jour en train de chuchoter, d'étouffer de petits rires et d'échanger des clins d'oeil et des hochements de tête de conspirateurs. La prophétie sera enfin réalisée, on pourra triompher (amèrement) : "Je l'avais bien dit !"

Ces prédictions qui se vérifient d'elles-mêmes possèdent un pouvoir véritablement magique de créer une réalité et sont donc de toute première importance pour notre propos. Elles doivent prendre une place de choix dans la panoplie de tous ceux qui recherchent le malheur à titre individuel, mais aussi collectif.

Oui, parce que c'est l'effet boule de neige. Plus la municipalité multipliera les "Stop", plus il y aura d'infractions au code de la route, justifiant la mise en place de nouveaux "Stop" pour faire échec aux chauffards. Plus un pays se sentira menacé par son voisin, plus il s'armera, convaincant ainsi le voisin de prendre des mesures "défensives". La guerre n'est alors plus qu'une question de temps. De même, plus on augmentera les impôts pour compenser les fraudes fiscales (réelles ou imaginaires), plus les citoyens les plus honnêtes tendront à tricher dans leurs déclarations.

La prédiction d'un évènement a pour résultat de faire arriver ce qu'elle a prédit. Il faut et il suffit, que nous nous convainquions ou nous laissions convaincre par d'autres de l'imminence d'un évènement que nous considérons comme parfaitement indépendant de notre volonté. Très semblables à Oedipe, nous parvenons alors avec précision au résultat que nous cherchions à éviter... 

Par Régis IGLESIAS - Publié dans : Coaching
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Lundi 11 mai 2009

Avertissement : Cet article fait parti de la collection A la recherche du malheur, il s'adresse à toutes les personnes qui se disent que finalement, l'un dans l'autre, si on ne peut pas être le plus heureux du monde, autant être le plus malheureux ! 

Mieux vaut voyager plein d'espoir qu'arriver au but, nous dit la sagesse japonaise. Dans le même esprit, Oscar Wilde a ajouté : "Il est deux tragédies dans l'existence : l'une est de ne pas réalisé son rêve ; l'autre est de le réaliser." 

Si on élève le débat, on peut faire appel au séducteur de Hermann Hesse qui implore en ces termes la personnification de ses désirs : "Résiste-moi, jolie femme, boutonne bien ta robe ! Enchante-moi, tourmente-moi - mais ne m'accorde pas tes faveurs"- car il sait fort bien que "la réalité détruit le rêve".

Oui, parce les règles de ce jeu avec l'avenir sont les suivantes : on considère en général qu'arriver est l'un des principaux critères de la réussite, du pouvoir et de l'estime de soi. D'un coureur cycliste on dira : "il était à l'arrivé" ; d'un ambitieux sans scrupule : "c'est un arriviste". Du même coup, échec et nonchalance sont considérés comme signe de bêtise, de paresse ou de lâcheté. Pourtant la route du succès est pénible car elle recquiert beaucoup d'efforts - et l'effort le plus intense risque encore de connaitre l'échec. Qui voudrait se donner tant de mal pour rien ?

C'est pourquoi, plutôt que de s'engager dans une politique des petits pas en direction d'un quelconque objectif raisonnable et accessible, il est fort utile de se fixer un but sublime. Les lecteurs de ce blog ,si il en reste, devraient être désormais en mesure de saisir d'emblée les avantages d'une telle stratégie. La fameuse quête de l'oiseau bleu...

Mais il y a plus : si le but est prodigieusement élevé et lointain, les plus bêtes comprendront que le chemin sera long et pénible et que le voyage exigera des préparatifs eux-mêmes interminables dans leur minutie. Personne n'osera donc nous jeter la pierre si nous ne nous sommes pas encore mis en chemin ou si nous nous sommes perdus en route, ou encore si nous tournons en rond ou nous accordons une halte pour reprendre notre souffle.

L'histoire, la littérature abondent en exemples prestigieux et héroïques de chercheurs égarés dans des labyrinthes ou échouant tragiquement dans l'accomplissement de quelque tâche surhumaine. Ils nous permettent, à nous autres, chercheurs de moindre accabit, de nous abriter derrière leur gloire.

Mais ce n'est point là toute l'affaire. Même quand le but est particulièrement sublime, le fait de l'atteindre recèle en soi un danger spécifique, à savoir le desenchantement qui résulte de la réussite. C'est un danger que l'amateur du malheur connaît bien. Tout porte à croire que le créateur de notre monde l'a organisé de manière que le but inaccessible paraisse infiniment plus désirable et romanesque que le but atteint. Ne nous y trompons pas : la lune de miel perd vite de sa douceur ; sitôt arrivés dans cette cité lointaine et exotique nous nous faisons escroquer par un chauffeur de taxi ; et la prétendue sérénité de la vie du retraité est un morne ennui qui a déjà hâté plus d'une fin. Remarquez que je dis ça mais je n'en ai aucune idée. En tout cas, il paraît que ces choses là arrivent.

Alors bien sur, qu'en est-il de la passion qui se surpasse elle-même dans la culmination orgiastique ? Mieux : qu'en est-il de la rage sacrée qui conduit à l'ivresse de la vengeance pour les outrages subies et à l'exaltation du retour à la justice universelle ? La justice divine... Qui oserait, devant de telles satisfactions, parler de desenchantement ?

Qui ?

Ce n'est, hélas ! pas ainsi que tournent les choses. Dés qu'on est arrivé en haut, on tombe. Irrémédiablement. Becker et Wilander ne se sont jamais remis de devenir n°1 mondial. Sarko a perdu la boule après être devenu président. Et que dire de Sami Nacery ? Et de Jean-Luc Lahaye ? Avouez que vous avez pensé à Gasquet...

Mais alors une question qui nous brûle les lèvres : Et la vengeance dans tout ça ? Parce que ça logiquement ça devrait rendre heureux. He bien non. En tout cas si on se referre à George Orwell dans son essai intitulé La vengeance est amère. Morceaux choisis :

En 1945, correspondant de guerre, Orwell eut l'occasion de visiter un camp de prisonniers de guerre dans le sud de l'Allemagne. Un jeune juif viennois, chargé des interrogatoires, lui servit de guide. Ils pénétrèrent dans une division spéciale où n'étaient détenus que de hauts responsables de la SS. Le jeune homme décocha en passant un coup de son lourd godillot militaire sur le pied d'un des prisonniers. L'homme avait occupé des fonctions équivalentes à celles d'un général dans l'organisation politique de la SS. "On pouvait considérer comme avéré qu'il avait eu la responsabilité de camps de concentration et avait donc couvert des tortures et des pendaisons. Bref, il représentait tout ce contre quoi nous nous battions depuis 5 ans [...]

"Il serait absurde de reprocher à un juif de vouloir se venger des nazis. Dieu sait ce que les griefs de cet homme-là en particulier pouvaient être ; et, d'ailleurs, un coup de pied décoché en passant à un prisonnier est vraiment bien minuscule comparé aux atrocités du régime hitlérien. Mais ce que cette scène m'a permis de comprendre, c'est que la notion même de vengeance et de punition n'est qu'une rêverie puérile. A proprement parler, la vengeance n'existe pas. La vengeance est un acte que l'on brûle de commettre alors que l'on est impuissant et parce que l'on est impuissant : dès que le sentiment d'impuissance disparaît, le désir de vengeance s'évapore avec lui.

Mais revenons à notre sujet proprement dit. Si la vengeance elle-même n'est pas un plasir, il doit être moins plaisant encore d'atteindre un but que l'on supposait heureux. C'est pourquoi, je le dis et je le répète : Gardez-vous d'arriver.

Et d'ailleurs, tant que j'y pense, pourquoi Thomas More a-t-il baptisé sa lointaine île du bonheur Utopia - littéralement, Nulle part ?

Par Régis IGLESIAS - Publié dans : Coaching
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Dimanche 22 mars 2009

Avertissement : Cet article fait parti de la collection A la recherche du malheur, il s'adresse à toutes les personnes qui savent que la joie est un escargot rampant et que le malheur est un coursier sauvage !

Le temps, dit-on guérit de toutes les blessures. C'est possible, mais cela n'est pas pour nous faire peur. Car il est tout a fait possible de se protéger contre cet effet du temps, pour faire du passé une source de malheur très fiable. Afin d'y parvenir, quatre mécanismes ont fait leurs preuves depuis des temps immémoriaux. 


1. La glorification du passé

Avec tant soit peu de talent, même le débutant saura s'arranger pour voir son passé a travers des lunettes roses qui ne laisseront visible que ce qu'il a eu de bel et bon. Seuls les incapables que dépasse ce simple truc conserveront du passe une vision terre a terre qui fait de l'adolescence une désagréable periode  nourrie de regrets du passe et de craintes de l'avenir. S'ils sont un peu plus doués, les candidats au malheur ne devraient éprouver aucune difficulté a voir leur jeunesse comme une espèce de paradis perdu et a en faire un réservoir inépuisable de larmoyante nostalgie.

La jeunesse ne constitue bien sur qu'un exemple par mi d'autres. On peut citer aussi le profond chagrin éprouve lors de la rupture d'une relation amoureuse. Qu'on résiste alors a la voix de la raison, à celles de ses propres souvenirs et de ses amis bien intentionnés qui, les uns comme les autres, proclament que cette relation était depuis longtemps désespérée et qu'on s'était même, a plusieurs reprises, demande comment sortir de cet enfer.

Il suffit de refuser de croire que la séparation est, de loin, le moindre mal. Et de se convaincre au contraire, pour la énième fois, qu'un "nouveau départ" - mais sérieux, "pour de bon" - aura toutes les chance de réussir. Il suffit de se laisser conduire par la plus élémentaire logique : si la perte de l'être aime cause une douleur si infernale, quelle félicité divine ce sera de le ou la retrouver !

Qu'on s'isole donc ! Qu'on demeure enfermer chez soi, a proximité du téléphone. Enfin si l'attente se révélait trop longue, au point de devenir intolérable, on n'aura qu'a se rabattre sur une recette qui a fait ses preuves et établir une relation identique avec un partenaire similaire - si différent qu'il puisse paraître à première vue.

2. Mme Lot

Tournons-nous vers notre modèle biblique, la regrettée Mme Lot. Vous vous souvenez ? Les anges disent a Lot et a sa petite famille de fuir s'ils veulent sauver leur vie "mais, ajoutent-ils, ne regarde pas en arrière, et ne t'attarde pas non plus dans les plaines ; gagne les montagnes si tu veux pas être réduit en poudre". Or la femme ne put s'empêcher de regarder en arrière et fut muée en une statut de sel...

3. Le verre de bière fatal   

Dans un de ses films, The Fatal Glass of Beer, W.C Fields nous fait assister au déclin inexorable et terrifiant d'un jeune homme plein d'avenir qui ne sait résister à la tentation de boire son premier verre de bière. Le fait est que l'aspect irréparable et irréversible des conséquences du premier verre de bière, sans excuser tout à fait la suite, la détermine indiscutablement assez pour permettre l'attitude suivante : jamais je n'aurais du, mais, désormais, il est trop tard. Le remords m'étouffe, mais je n'y puis plus rien. C'était un péché, la première fois, cette fois fatale que je regretterai toute ma vie, mais je suis devenu la victime de mon propre péché. Atroce, n'est-ce pas ?

4. La clé perdue ou : "il suffit d'insister".

Sous un réverbère, un monsieur visiblement éméché scrute longuement le trottoir. Survient un policier qui s'enquiert de l'objet de ses recherches. "J'ai perdu ma clé", répond l'ivrogne. Et les deux hommes se mettent a chercher ensemble. Au bout de quelques minutes, le policier s'étonne : "Vous êtes bien sur de l'avoir perdue ici, votre clé ?" D'où la réponse pleine de logique : "Non, je l'ai laissée tomber plus loin, par la-bas, mais il fait beaucoup trop sombre."

Absurde, dites-vous ? Mais alors, c'est que vous-même ne cherchez pas au bon endroit. Certes, la recherche n'aboutira a rien, c'est tout l'intérêt de la manoeuvre. Il suffit d'insister.

Cette formule apparemment toute bête : "il suffit d'insister", est l'une des recettes les plus désastreuses mises au point sur notre planète sur des centaines de millions d'années. Elle a conduit des espèces entières à l'extinction. Pour des raisons encore mal élucidées, l'homme, comme les animaux, a tendance à considérer ces solutions comme définitives, valides à tout jamais. Cette naïveté sert seulement à nous aveugler sur le fait que ces solutions sont au contraire destinées à devenir de plus en plus anachroniques. Elle nous empêche de nous rendre compte qu'il existe un certain nombre d'autres solutions possibles, envisageables, voire carrément préférables.

Mais non ! Il faut insister, ce faisant, on ne peut que s'enfoncer dans le malheur...

Par Régis IGLESIAS - Publié dans : Coaching
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Dimanche 22 mars 2009

Avertissement : Cet article fait parti de la collection A la recherche du malheur, il s'adresse à toutes les personnes qui savent que plus le malheur est grand, plus il est grand de vivre.

Gérard est dans le train entre Vannes et Angers, comme à son habitude il ouvre la fenêtre toutes les dix minutes pour jeter un peu d'une poudre mystérieuse. "Qu'est-ce que c'est que cette poudre ?"finit par s'enquérir un voyageur intrigué par ce manège. "C'est une poudre anti-éléphants de mon invention, répond Gégé. "Mais voyons, il n'y a pas d'éléphants entre Vannes et Angers !" "Et, pardi,  rétorque Gégé, c'est que ma poudre est efficace !"

La morale de cette histoire est que, en évitant une situation ou une difficulté que l'on redoute, on risque, tout en ayant l'air de choisir la solution la plus simple et la plus raisonnable, de perpétuer la situation ou la difficulté que l'on redoute.

Un autre exemple pour éclaircir : Supposons un cheval qui reçoit un choc électrique dans un de ses sabots par l'intermédiaire d'une plaque métallique dissimulée dans le plancher de son écurie. Si avant chaque choc, on fait retentir une sonnerie, l'animal semble établir, assez rapidement, un rapport causal entre la sonnerie et la sensation désagréable. Désormais, chaque fois que la sonnerie retentit il lève le sabot - manifestement pour éviter le choc électrique. Une fois cette relation de cause a effet entre les deux évènements bien établie, le choc électrique cesse d'être utile. La sonnerie seule suffit a provoquer le mouvement de la jambe pour soulever le sabot. Et qui plus est, chacune de ses conduites d'évitement parait renforcer, chez l'animal, la "conviction" qu'en soulevant le sabot il évite un choc désagréable. Ce que le cheval ignore, ce que sa conduite d'évitement l'empêche à tout jamais de savoir, c'est que le danger a cessé d'exister.

On élève le débat. Quelle quantité de risques doit-on accepter d'encourir ? La raison et le bon sens nous soufflent de réduire cette quantité au minimum, voire a néant si c'est possible. Les plus audacieux d'entre nous considèrent le trapèze volant comme présentant trop de risques. La conduite automobile ? Qu'on songe au nombre de gens qui sont tues ou estropies a vie dans des accidents de la circulation ! Les voleurs a la tire, les fumées d'échappement, les immeubles qui s'effondrent soudain, l'amour qui fait souffrir, l'amitié qui fait perdre son indépendance, les rêves qui nous poussent vers l'inconnue, la liste est longue et pourrait s'allonger a plaisir, et seuls un imbécile inconscient ou un fou s'exposeraient aveuglement a de tels risques.

Tout cela recèle un danger de tous les instants, celui de perdre peu a peu de vue le problème. L'anecdote suivante illustre bien la manière d'échapper a ce danger. 

Une vieille fille dont la maison se dresse au bord de la rivière vient se plaindre à la police : une bande de gamins a pris l'habitude de venir se baigner devant sa porte dans le plus simple appareil. Le commissaire envoie l'un de ses hommes enjoindre aux enfants de pratiquer plus loin leurs ébats aquatiques. Le lendemain, la vieille fille revient se plaindre : elle les voit encore. Le policier retourne voir les petits baigneurs pour qu'ils s'éloignent plus encore vers l'amont. Trois jours plus tard, la vieille fille est de retour au commissariat et fulmine : en montant sur le toit de sa demeure, et avec une bonne paire de jumelles, elle peut encore voir les petits impudents !

Demandons-nous maintenant ce que fera la vieille fille quand les gamins seront réellement et indiscutablement hors de sa vue. Peut-être se lancera-t-elle dans de longues randonnées pédestres vers l'amont du cours d'eau. Peut-être se contentera-t-elle de savoir que quelque part se commet probablement un attentat a la pudeur. Une chose est sure : cette idée continuera de lui hanter l'esprit. Et c'est cela, seulement cela qui compte...   

Par Régis IGLESIAS - Publié dans : Coaching
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Mercredi 18 février 2009

Avertissement : Cet article fait parti de la collection A la recherche du malheur, si vous êtes en quête du bonheur et que vous le lisez, ce sera a vos risques et périls, vous finirez noyés sous les eaux comme DiCaprio dans le Titanic.

"L'enfer c'est les autres", c'est bien connu. Ce qui un peu implicitement veut dire que pour atteindre notre objectif on doit se pencher sur les relations humaines et de tenter de tirer les leçons du savoir-faire des professionnels de la Démolition des Relations (les fameux PDR).

Tentons d'aborder notre sujet avec un minimum de méthode. Voila 70 ans que Bertrand Russel insistait sur la nécessité d'une stricte séparation entre les déclarations sur les choses et les déclarations sur les relations.

Un exemple tout con : "Cette pomme est rouge" est une déclaration sur les propriétés de cette pomme. Alors que "Cette pomme est plus grosse que celle-ci" porte sur la relation existant entre ces pommes.

Maintenant entrons dans le vif du sujet : Supposons une épouse (appelons-la Ginette) qui demande à son mari (Gérard) : "Cette soupe, préparée selon une nouvelle recette, est-elle à ton goût mon amour?"

Si c'est le cas, Gégé peut répondre "oui" pour la plus grande satisfaction de Ginette. Il peut dire "non" s'il ne l'aime et qu'il ne craint pas de la décevoir. Mais une difficulté se dresse d'emblée dans le cas (statistiquement plus probable) ou, d'une part, Gégé juge la soupe épouvantable et, d'autre part, il ne veut pas faire de peinea Gigi. Il devrait dire "non" au niveau de l'objet (la soupe) et "oui" au niveau de la relation pour ne pas faire de peine. Or nous ne possédons qu'un seul langage pour les deux niveaux - que va-t-il pouvoir dire ?

Il ne peut dire oui et non. Il peut s'en sortir par une pirouette comme "Oui, le goût est amusant" dans l'espoir qu'elle comprendra ce qu'il voudrait dire en réalité. Ses chances de parvenir à ses fins sont infimes.

Le mieux qu'il puisse faire est probablement de suivre plus ou moins l'exemple d'un mari de ma connaissance. Lors du premier déjeuner qui suivit les noces, sa jeune épouse plaça sur la table une grande boite de céréales, dans l'idée qu'il en raffolait. Il ne voulut pas lui faire de peine et décida donc de manger l'affreux brouet puis, quand la boite serait vide, de lui demander de ne plus en acheter. Hélas ! en épouse attentionnée, avant qu'il eut totalement terminé la première, elle avait déjà acheté la seconde boite. Aujourd'hui après seize ans de mariage, il a abandonné tout espoir de lui expliquer un jour qu'il déteste les céréales. On imagine fort bien ce que serait la réaction de sa femme !

Dans le même esprit, imaginez que votre partenaire vous demande a brûle-pourpoint : "Pourquoi es-tu en colère contre moi?" En toute bonne foi, vous ne vous sentez en colère contre rien ni personne. Mais la question insinue que son auteur sait mieux que vous-même ce qui se passe dans votre propre esprit et que la réponse : "Mais je ne suis en colère contre rien du tout" est un pur et simple mensonge. Cette technique, connue aussi sous le nom de lecture dans la pensée tire sa remarquable efficacité du fait qu'on peut toujours discuter des humeurs et de ce que la plupart des gens entrent en fureur quand on leur attribue des sentiments négatifs. La variante consiste à affronter son interlocuteur avec une déclaration aussi hardie et décidée que nébuleuse. Si l'autre demande de quoi diable on peut bien parler, on referme le piège en expliquant : "Le seul fait que tu aies besoin d'une explication pour comprendre ce que je dis là prouve ta vraie nature !"

Il existe une manière utile et efficace de compliquer sa relation avec autrui. Elle consiste à offrir à son vis-a-vis le choix entre deux possibilités. Dès qu'il en a choisit une on peut lui reprocher de ne pas avoir choisit l'autre. Par exemple, offrez à votre mari deux cravates differenteset la premiere fois qu'il en portera une, regardez-le avec mépris et dites avec une petite voix : "Je savais bien que tu n'aimerais pas l'autre" Imparable !

On peut aussi ajouter la hiérarchisation de ses exigences avec nouvelle remise en question à chaque assurance reçue, un truc du genre :
" Tu m'aimes ?
- Oui.
- Vraiment ?
- Oui, vraiment.
- Vraiment vraiment ?"


Essayer et vous m'en direz des nouvelles...

Vous allez voir votre mari passer par toutes les couleurs avant de passer à table et de confesser ses péchés en trois coups de cuillères a pot. Résultat garantie. Vous allez en apprendre des vertes et des pas mures...

Enfin, pour boucler la boucle, s'il existe effectivement des gens qui jugent indécent de prendre plaisir à quoi que ce soit dans un monde tel que celui que nous vivons aujourd'hui, vous pouvez avoir recours à la recette de Laing en reprochant à leurs interlocuteurs innocemment heureux : "Comment oses-tu t'amuser alors que le Christ est mort sur la croix pour ton salut ? Tu crois qu'il s'amusait, lui ?"

Le reste n'est plus que silence gêné.

Par Régis IGLESIAS - Publié dans : Coaching
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Lundi 16 février 2009

Avertissement : Cet article fait parti de la collection A la recherche du malheur, si vous êtes en quête du bonheur et que vous le lisez, ce sera a vos risques et périls, vous irez directement en enfer (un aller simple).

Sur son lit de mort, une jeune femme arrache à son mari la promesse de ne plus jamais aimer d'autres femmes. S'il manquait a sa parole, son fantôme reviendrait le persécuter sans fin.

Au début de son veuvage, notre homme (Gérard) tient parole, mais les mois passent et il finit par faire la connaissance d'une femme dont il tombe amoureux. Peu après, un fantôme du sexe féminin commence de lui apparaître chaque nuit pour l'accuser d'avoir rompu son serment.

Le spectre non seulement connaît tous les détails de ce qui se passe entre l'homme et sa bien-aimée mais est au fait de ses pensées, des espoirs et des sentiments les plus secrets du malheureux. La situation devenant vite intolérable, l'homme s'en va consulter un maître Zen et solliciter son aide.

Or ce maître Zen n'est pas un enfant de coeur. Il sait, semble-t-il, qu'il serait inutile de chercher à convaincre cet homme de l'inexistence des fantômes, inutile de lui dire que tout cela se passe dans sa propre tête et ainsi de suite. Non, il y a mieux a faire. Quand le spectre reviendra, conseille-t-il, que l'homme loue son intelligence, puis saisissant une poignée de haricots, qu'il lui demande, puisqu'il semble tout savoir, s'il sait aussi le nombre exact de haricotsqu'il tient dans sa main fermée. Si l'apparition était incapable de répondre a la question, Gégé saurait qu'elle n'était que le produit de son imagination et, ainsi, il serait délivré.

La nuit suivante, le fantôme apparaît comme à l'accoutumée et Gégé entreprend aussitôt de le flatter. Morceaux choisis :

"C'est vrai dit le spectre, je sais vraiment tout- je sais même que tu es allé consulter ce maître Zen !"

"Ma foi, répond Gégé, puisque tu es si savante, dis-moi combien de haricots j'ai dans la main."

Le fantôme disparut et ne reparut plus jamais.

Si vous avez compris cette histoire c'est que vous êtes plus fort que moi. Mais quoi qu'il en soit, j'ai quand même le sentiment que nous tenons le bon bout...

Par Régis IGLESIAS - Publié dans : Coaching
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