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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 16:03

journal"La passion selon Alexandre Dumas Fils.

 

 Depuis la création de l'humanité, nul n'a pu empêcher les années de passer. Le moment vient où Alexandre Dumas fils doit voler de ses propres ailes. On l'accueille à la pension Goubeaux, lieu des fils de famille : noblesse, banque, commerce de luxe. Des enfants qui l'insulteront du matin au soir parce qu'il ne porte pas encore le nom de Dumas et que sa mère est artisane.

 

 Pour défendre l'honneur de sa mère, il se bat mais les autres font bloc autour de lui. On l'empêche de dormir, les plats du réfectoire lui parviennent vide. On conduit les élèves à l'école de natation du Palais-Royal. Ils se relaient pour lui enfoncer la tête dans l'eau : l'intervention tardive d'un surveillant le sauve à temps de la noyade. Il confiera que de ces horreurs, "son âme ne s'est jamais tout à fait remise, que sa rancune ne s'est jamais endormie complètement, même aux jours les plus heureux de sa vie".

 

 Les jours, les mois puis les années passent. Il plaît, et il le sait. Il commence à faire des dettes. En connaissance Dumas père s'inquiète.

- Travaille !

Il lui propose de collaborer avec lui. Dumas fils feint de n'avoir pas entendu. C'est par lui-même qu'il veut réussir. Car il le veut.

 

 C'est à ce moment très précis qu'une rencontre faite à Saint-Germain-en-Laye va marquer profondément sa vie. Son ami Déjazet lui fait découvrir les salles parisiennes fréquentées par ces femmes que l'on appelle les "hautes coquines". Dans une avant-scène, une beauté telle qu'Alexandre n'en a jamais vu lui coupe le souffle. Déjazet lui souffle donc : "Marie Duplessis."

Elle n'est pas seule dans la loge. Le regard d'Alexandre se pose sur ce compagnon dont elle est flanquée. Déjazet souffle encore : "Le comte de Stackelberg, ancien ambassadeur de Russie." Peut-être a-t-il ajouté : "Il faut bien vivre..." 

Il revient la voir. Elle ne le chasse pas. Il lui crie si fort son amour qu'il la convainc enfin et la passion va alors les étreindre. Si Alexandre n'avait pas écrit La Dame aux Camélias, de tout cela ma Mamie n'en saurait rien. Nous non plus d'ailleurs.

 

 La suite ? Non seulement Marie a conservé Stackelberg dans sa vie, mais elle lui a ajouté le richissime Edouard Perregaux. Alexandre fils met quelque temps à les découvrir. Au bout de deux mois avec Marie, il en est aux disputes. Il la voit moins souvent. Comme elle est fine et délicate, elle lui écrit :

 

"J'espère un mot de toi et je te baise bien tendrement, comme une maîtresse ou une amie, à ton choix. Dans tous les cas, je te serais toujours dévouée". Marie

 

Réponse d'Alexandre dans la foulée : "Oublions tous deux - vous un nom qui vous est indifférent ; moi un bonheur qui me devient impossible. Il est inutile de vous dire combien je suis triste, puisque vous savez déjà combien je vous aime. Adieu donc. Vous avez trop de coeur pour ne pas comprendre la cause de ma lettre, et trop de coeur pour ne pas me pardonner. Mille souvenirs. Alexandre.

 

 La fin ? Marie épousera le duc de Montpensier à Madrid avant de mourir peu de temps après. C'est à Marseille que Dumas le jeune apprendra la mort de Marie. De l'agonie dont il n'a rien su, il voudra tout savoir. Il rentre ensuite chez lui, s'assied à sa table de travail, prend sa plume et compose des vers que ma Mamie proclamera les plus beaux de sa vie :

 

Je vous avais écris que je viendrais, madame.

Pour chercher mon pardon, vous voir à mon retour ;

Car je croyais devoir, et du fond de mon âme,

Ma première visite à ce dernier amour.

 

Et quand mon âme accourt, depuis longtemps absente,

Votre fenêtre est close et votre seuil fermé ;

Et voilà qu'on me dit qu'une tombe récente

Couvre à jamais le front que j'avais tant aimé.

 

En 1848, Dumas fils publie La Dame aux Camélias et devient célèbre - et désenchanté -, avant de succomber à son tour le 28 novembre 1895 à Marly-le-Roi.

 

Rideau.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Ma Mamie m'a dit

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin