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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 00:56

lincoln.jpg"Un portrait, là, sous vos yeux.

 

 Un portrait de Lincoln qu'on ne présente plus. Portrait :

 

 Une grande animation régnait sur la place de la cité : c’était jour de marché, de marché humain. On vendait et on achetait les esclaves. Les clients les faisaient déshabiller, palpaient les muscles, tâtaient les bras et les épaules, regardaient et soupesaient les seins pour voir si les femmes avaient eu des enfants. Certains acheteurs passaient derrière un paravent avec leur future emplette. Afin de déceler une éventuelle maladie vénérienne, ils avaient le droit de procéder à un examen intime.

 La vente aux enchères approchait. L’ordre fut donné aux esclaves de courir afin qu’on appréciât leur souplesse et l’on pouvait voir des jeunes filles sangloter de devoir ainsi s'exhiber sans aucun voile aux yeux de tous.

 Bien rare étaient ceux, parmi le bétail humain, qui demeuraient impassibles. Dans quelques instants, les malheureux allaient être séparés de leurs parents et de tous ceux qu’ils aimaient et connaissaient. Seuls les enfants au-dessous de dix ans - des enfants vendus au poids - demeureraient encore quelque temps avec leur mère, tel des poulains avec les juments...

 

 Les enchères commencèrent.

 - On met en vente un mâle vigoureux au prix de 1200 dollars.

Car on ne se trouvait point dans l’antiquité, mais dans un Etat du sud des Etats-Unis, il y a un peu plus d’un siècle...

 

Les hommes du sud, tout en aimant leur femme, ne considéraient nullement la tromper avec une jolie noire de la plantation, "de même une épouse se fût avilie en se montrant jalouse d’une esclave". Etait-ce un être humain ?

 L’Anglaise, Mrs Trollope, qui visitait les Etats-Unis, demeura abasourdie en apprenant de la bouche d’un Virginian Gentleman, nouvellement marié, qu’une femme de chambre couchait chaque nuit dans la chambre conjugale.

- Et pourquoi faire, mon Dieu ?

- Mais si j’avais besoin d’un verre d’eau, répondit le gentleman tout aussi ahuri, qu’est-ce que je deviendrais si elle n’étais pas là ?

 

Même dans les Etats libre où l’esclavage était interdit, la condition d’homme de couleur n’était guère enviable. Une loi de la Louisiane résumait le problème en ces termes :

"Les gens de couleur, libres, ne doivent ni insulter ni frapper un Blanc, ni avoir l’audace de se croire les égaux de celui-ci. Tout au contraire, leur devoir est de s’effacer devant lui en toute occasion, de ne jamais lui parler ou lui répondre qu’avec respect, sous peine d’emprisonnement."

 

Les Etats-Unis trouvaient cette situation parfaitement normale. Si l’on supprimait l’esclavage, qui cultiverait le coton ? Le Nord, lui, trouvait la situation moins naturelle et trouvait que le sud filait du mauvais coton, si je peux me permettre l’expression. Les abolitionnistes gagnaient du terrain et le Nord et le Sud commençait à s’affronter dans une lutte qui allait bientôt devenir une guerre civile.

 Lincoln qui était alors presque un inconnu, faisait passer le sort de l’Union avant celui de l’esclavage. En voulant aller trop vite. Celui qui refuse la liberté à un autre n’est pas digne d’en jouir lui-même. Il me semble que le mot homme, selon la déclaration d’indépendance, comprend également le nègre.

 Il disait aussi, non sans humour :

- Je n’épouserai pas une femme noire, mais je n’empêcherai jamais un homme blanc de le faire, bien entendu si la négresse veut bien de lui...

 

Pendant ce temps, la situation empirait - rixes et meurtres se succédèrent. Certains esprits clairvoyants se rendaient compte que seul Lincoln pourrait peut-être apporter une solution au problème.

 La candidature de Lincoln à la présidence prenait du poids.

 

 Détail : pendant sa campagne, une petite fille de onze ans écrivit à Lincoln pour lui demander de laisser pousser sa barbe : "Puisque toutes les dames aiment maintenant les barbes, elles forceraient leur mari à voter pour vous." Et Lincoln laissa pousser sa barbe.

 Le 6 novembre 1860, il devenait président des Etats-Unis.

 Dès lors, il recevait chaque jour des lettres anonymes prédisant sa mort prochaine.

- Mettez tout cela dans une enveloppe, déclara paisiblement Ab à ses secrétaires.

- Sous quelle rubrique ?

- Lettre d’assassinat.

 

La guerre de Sécession ? Ils se battirent jusqu’au 9 avril 1865 où l’on vit le général sudiste Lee, vêtu comme à la parade, son épée au côté, se rendre au général nordiste Grant, des taches de boue maculant son uniforme de simple soldat.

 

Le 15 avril, Lincoln alla au théâtre Ford où l’attendait son meurtrier.

 Il fut ainsi le dernier mort de cette tuerie qui avait fait plus de deux cent milles victimes.

 

 Il fallait que Lincoln disparaisse pour que l’on se rendit compte de ce qu’il représentait. En mourant, il trouva l’immortalité et une immortalité toutes les frontières. Tolstoï raconte qu’il questionna des tribus fort arriérées du Caucase et leur parla de césar, de Napoléon et d’autres "personnages fabuleux de l’histoire". Ce fut le nom de Lincoln qui revint sur toutes les lèvres. "C’est le merveilleux héros de l’Amérique. Il est pour les illettrés un personnage de légende."

 

 Ainsi en emporte le vent où plutôt la folie des hommes...

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Published by Régis IGLESIAS - dans Une photo - là - sous vos yeux

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin