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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 21:09

b66f315b"Staline.


 Le samedi 1er décembre 1934, vers 16 heures, un homme d'une trentaine d'années court plutôt qu'il ne marche dans les rues de Leningrad. Les passants sont rares. La neige vole. Il fait froid, très froid : moins vingt degrés.

 Par souci d'économie, les réverbères allumés sont rares : on manque de tout à Leningrad, à commencer par le pain. L'homme pressé franchit la porte principale de l'institut Smolny. Au planton de service qui l'arrête, il tend son laisser-passer.

 Le planton constate que que le porteur est en règle, qu'il se nomme Leonid Nikolaïev et qu'il est âgé de trente-deux ans.

 

 L'homme s'est engouffré dans les couloirs lugubres. Il passe devant les postes de garde curieusement inoccupés. Personne non plus dans l'escalier dans lequel il s'engage. Le voici au troisième étage.

 Derrière une colonne, il se fige.

Il attend.

 

Assis à son bureau, Kirov écrit. Il a quarante-huit ans et ne les paraît pas. Un bel homme, dit-on de lui.

 Il achève de rédiger un rapport. Il se lève, range ses papiers, sort de son cabinet de travail et s'engouffre dans un grand couloir. Il n'a parcouru que quelques mètres quand tout à coup un homme surgit de l'ombre et tire sur lui.

 

Kirov gît sur le ventre. Sur les carreaux blancs et noirs, s'élargit une mare de sang. L'assassin est resté debout, il a laissé choir son arme. Il regarde le cadavre. Car il s'agit déjà d'un cadavre : la balle en traversant le dos de Kirov, a transpercé le coeur. Il est mort dans l'instant.

 Le "crime du siècle", comme on l'a appelé, vient d'être perpétré. 

 

Pourquoi Kirov ?

Le sort de Kirov se serait décidé dans le courant de l'été 1934. C'est à Zaporojets, chef adjoint du NKVD, qu'il a confié cette charge. Dès sa première rencontre avec Nikolaïev, Zaporojets est sûr d'avoir découvert l'oiseau rare.

 Il s'agit d'un psychopate prêt à s'attribuer le rôle d'un justicier. Une aubaine ! Vous connaissez la suite.

 

Venger Kirov : tel est le leitmotiv qui, sur l'ordre de Staline, sera désormais répandu partout en URSS.

 Pour se débarasser de ceux qu'il redoute ou plus simplement qu'il hait, la voie est libre devant lui. Largement.

 La grande terreur stalinienne va commencer.

 

Au cours des quatre années qui vont suivre, les chefs politiques les plus prestigieux de la Révolution bolchévique seront accusés les uns après les autres d'avoir été les investigateurs du meurtre de Kirov. Ils seront exécutés.

 On cherchera partout les complices de ces prétendus criminels et on les trouvera : par milliers d'abord, centaines de milliers ensuite, millions enfin.

 

 L'esprit humain a peine à imaginer que tant d'innocents aient pu payer de leur vie un crime auquel aucun lien ne les rattachait.

 Pour s'en faire une idée claire, ma Mamie aimerait que le lecteur se transporte à Moscou en janvier 1934 pour le XVII ème congrès du parti où les nouveaux élus se réunissent pour la première fois.

 La plupart de ceux qui viennent y prendre place se connaissent : embrassades, congratulations. Voilà pourtant un "nouveau" que la plupart découvrent : le jeune Nikita Khrouchtchev qui fait ses débuts dans la grande politique.

 

Comment Nikita ne dévisagerait-il pas avidement ses voisins dont un grand nombre sont à ses yeux des vedettes qu'il admire et sans doute envie ?

 Qui voit-il ? Sergueïev Kirov, si puissant et si populaire : il sera assassiné avant la fin de l'année. Autour de la table, voivi Ordjonikizé : il se suicidera en 1935. Voici Roukzoutak : exécuté en 1938. Kissior : exécuté en 1938. Tchoubar : fusillé en 1938. Eikhé : fusillé en 1940. De 1928 à 1936, plus de quatre millions de Soviétiques mourront dans les camps et les prisons.

 Un million seront exécutés par fusillade ou balle dans la nuque. Ce sera encore pire ensuite.

 

Bien plus tard, n'ayant plus que peu de temps à vivre, Staline se laissera aller à une de ses rares confidences :

- Voyez-vous, nous vivons à une époque de démence...

 

Comme Mamie a dit : Il n'aurait su mieux dire.

 

 

Collection "Mamie explore le temps"

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Published by Régis IGLESIAS - dans Mamie explore le temps

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin