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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 18:28

lee-harvey-oswald.jpg"Une "Une", là, sous vos yeux.

 

Elle est consacrée à Lee Harvey Oswald, le type même de l'homme qui, jamais, n'a été à l'aise dans sa peau.


 De son passé tout est médiocre. Son enfance est parfaitement dénuée de chaleur humaine. Ballotté dans les écoles du Nord où l'on se moque de son accent du Sud et dans les écoles du Sud où l'on se moque de son accent du Nord, il s'est replié sur lui-même.


 Son comportement a inquiété même ses professeurs ; sur leurs conseils, sa mère, une femme geignarde qui passe son temps à se demander ce qu'elle a fait au ciel pour donner naissance à un tel fils, le fait entrer dans un institut spécialisé, bourré de caractériels et de délinquants mineurs. Elle va finir par le reprendre à la maison. Mais chez elle, le jeune Lee, en grandissant étouffe de plus en plus. Dès qu'il peut, il s'engage dans les Marines. il en attend tout. Il n'y découvrira que la certitude de n'être pas doué pour les rapports humains. Pas plus qu'à l'école, il ne parvient à se lier avec ses camarades. On le surnomme le "lapin".


 Son temps achevé, il découvre le marxisme et part pour l'URSS. Ce qui était très rare à l'époque pour un Américain. Ayant sollicité la nationalité soviétique et celle-ci lui ayant été refusée, il tente de se suicider. Apparemment émues, les autorités russes lui accordent l'autorisation de rester en Union soviétique. Il s'installe alors à Minsk où il obtient un poste d'ouvrier dans une usine fabricant du matériel de radio. Le paradis entrevu se révèle un purgatoire. Est-il capable de s'adapter quelque part ?


Dans un bal, il rencontre Marina Nikolaevna Prosakova. C'est le coup de foudre réciproque. Ils se marient le 30 avril 1961. Une petite fille naît en février 62. Le but de Lee désormais : être aimé de sa femme et surtout admiré d'elle. Son retour aux Etats-Unis avec elle n'a pas d'autre explication. Il a voulu montrer l'Amérique à cette petite Soviétique jamais sortie de sa province. Marina s'émerveille, en effet, mais surtout face au spectacle de l'American way of life, guère devant son mari américain. A Minsk, du fait de sa nationalité, Oswald tranchait avec les autres. Aux États-Unis, il se perd dans la masse. Aime-t-on ? Admire-t-on une ombre ?


 Dans un pays où l'argent est roi, le ménage en manque. Ouvrier métallurgiste, il sera ensuite renvoyé pour "faiblesse de rendement" d'un poste de stagiaire dans une firme de photographie avant d'être magasinier : voilà les seuls emplois qu'aura pu trouver Oswald qui rêve de changer le monde. Il se veut toujours marxiste et voudrait qu'on le prenne au sérieux. Personne n'y songe. Surtout pas sa femme d'ailleurs qui lui confie ses rancoeurs, ses déceptions. Même sur le plan sexuel. Marina est une épouse désabusée et ne craint pas de le dire. Oswald comprend qu'il est sur le point de perdre définitivement la femme qu'il aime et ne s'y résigne pas. Pire : il ne sait plus ce qu'il veut.


 Le soir du 10 avril 1963, il va chercher sa carabine et la dissimule sous son pardessus. Cette fois, il sait très bien ce qu'il veut. Il se dirige tout droit vers le domicile du général Walker, chef des extrémistes de droite du Texas. Si on écoutait ce boute-feux, c'est tout juste si les Noirs du Sud ne seraient pas de nouveaux réduits en esclavage et si l'Union soviétique n'aurait pas été depuis longtemps arrosée de quelques bombes atomiques bien ajustées. Oswald hait Walker.

 Le voici devant la clôture du jardin qui borde sa maison. Le général travaille alors à son bureau ; il se découpe dans l'encadrement lumineux d'une fenêtre du rez-de-chaussée. Une cible idéale. Dans l'allée qui mène à sa demeure, personne. Oswald ouvre son pardessus, sort la carabine. Il l'épaule. Aussitôt que, dans le viseur, apparaît la tête du général, Oswald tire.  


 Le général s'en est tiré par miracle : visé de si près, présentant une cible immobile, n'importe qui aurait dû l'abattre. Mais le général Walker est en vie. Oswald n'a pas trouvé la gloire, ni à ses propres yeux, ni face à l'humanité. Il va devoir trouver autre chose...

 Il trouvera autre chose.

 

Ma Mamie m'a dit qu'elle était au marché quand elle a entendu la nouvelle et que d'un coup plus personne n'a parlé. Comme si le temps s'était arrêté.


Même son de cloche du côté de mon papi qui m'a dit : "C'est un complot, c'est sûr. Comment veux-tu que ce tocard qui n'arrive même pas à abattre un éléphant dans un couloir puisse du 5ème étage d'un immeuble loger trois balles dans la peau d'un homme dans une voiture qui roule à vive allure ?"

En tout cas, il n'y a jamais cru.

 

Mamie - elle - se souvient juste qu'après l'assassinat de Kennedy, son portrait était partout où les gens appelaient à voter Johnson. Ou plutôt à voter contre Goldwater. Que les gens qui voyageaient avec elle ne mangeaient jamais dans un restaurant qui n'arborait pas un portrait de Kennedy.

 Et que tout le monde était triste...

 

 

Collection "Mamie explore le temps"

Lee Harvey Oswald -  Stavisky ou la corruption - Sarajevo ou la fatalité - Jeanne d'Arc -  Seul pour tuer Hitler -  Leclerc - Sacco et Vanzetti - La nuit des longs couteaux - Jaurès - Landru - Adolf Eichmann - Nobile - Mr et Mme Blériot - Les Rosenberg - Mamie embarque sur le Potemkine -  L'horreur à Courrières - Lindbergh - Mamie au pays des Soviets - Jean Moulin face à son destin - Mamie est dos au mur - L'assassinat du chancelier Dolfuss - L'honneur de Mme Caillaux - Mamie au pays des pieds noirs - La Gestapo française 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Mamie explore le temps

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin