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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 15:00
8039644-1-.jpg"Marseille.

Un départ à côté du stade vélodrome, un petit plat, le temps de se chauffer et s'est parti pour la montée...

Longue. Belle. Éternelle. 

Puis s'est la grande descente jusqu'au port de Cassis et la plongée dans la foulée dans la méditerranée.

Un rêve de gosse...

 Comme l'était peut-être le rêve  de Félix Carvajal, un des personnages les plus truculents de l'histoire des marathons. Personne n'avait entendu parler de lui avant le 30 août 1904, jour du marathon olympique de Saint-Louis, et personne n'entendit plus parler de lui après. Particulièrement fier de son endurance, il décida de participer à l'épreuve lorsque la nouvelle parvint à Cuba.
 
 Comment ce petit homme filiforme très brun de peau, déjà âgé de 29 ans et haut de 1,52 m qui ignorait tout de l'athlétisme et vivait dans une île isolée, éprouva-t-il pour cette compétition encore sans grand prestige un attrait irrésistible ? Mystère !

 Quoi qu'il en soit, Carvajal dut résoudre un important problème pour mettre son projet à exécution. Un problème qui tenait en une seule question : comment se rendre à Saint-Louis ?

 Voici la solution que trouva notre facteur : son travail terminé, il visita les jardins publics de La Havane et décrivit des cercles en courant ; lorsqu'il jugeait le nombre des badauds intrigués par son manège, il montait sur une caisse de bois et déclarait à la cantonade : "Je veux aller à Saint-Louis pour gagner le marathon ! Aidez-moi parce que je n'ai pas un peso !"
 Autre mystère, il parvint ainsi à ses fins.

 Débarquant à la Nouvelle-Orléans, il se trouva rapidement impliqué dans une partie de dés au cours de laquelle il perdit le peu qu'il possédait. Vivant de combines et de mendicité, parcourant 1000 kilomètres en auto-stop pour parvenir à Saint-Louis, il toucha néanmoins au but à temps.


 Une fois sur place, il devint la mascottes des lanceurs de l'équipe des États-Unis. Les géants américains partagèrent leur nourriture avec lui et hébergèrent le petit Cubain en essayant de lui inculquer quelques principes de vie saine et d'entraînement.
 
 La vérité oblige à dire que Carvajal ne fut pas un très bon sujet. Pour lui, courir était un acte instinctif. Il n'y avait pas à sortir de là et il ne voulait pas entendre parler de stratégie.
 En revanche, il ne se fit jamais prier pour échanger des plaisanteries avec ses hôtes et raconter des histoires dans un anglais rudimentaire. Bref, il continua de mener la même vie décousue et fantaisiste.

 Et c'est avec une température de 32° et alors que le taux d'humidité atteignait 90% que Félix se présenta ensuite sur la ligne de départ curieusement accoutré.
 Porter une chemise de nuit avec de longues manches en guise de maillot, un pantalon au lieu d'un short et des chaussures de ville munies de gros talons n'est pas, on en conviendra, la meilleure façon d'aborder un marathon. Surtout par une chaleur pareille.

 Pourtant, c'est tout juste  si le Cubain permit à un policier New-Yorkais de couper avec des ciseaux les jambes de son pantalon à hauteur des genoux. L'opération prit quelque temps, et il est généralement admis que Carvajal partit avec un léger retard sur le peloton, libéré à 15 h 03.

 Il trotta en route avec désinvolture, exactement comme s'il accomplissait sa tournée habituelle dans les rues de la Havane.
 N'ayant pas d'entraîneur pour le conseiller, l'encourager ou réprimer sa fantaisie, il plaisanta avec les spectateurs et, comme on lui refusait quelques pêches, il en vola deux avant de s'enfuir en mangeant. Un peu plus loin, il grimpa dans un pommier et croqua plusieurs fruits verts.

 Sur la fin de la course, ces pommes troublèrent l'estomac de Carvajal. Tourmenté par des coliques, pris de crampes. Il fut contraint de se reposer longuement sur le bas-côté du chemin, ce qui ne l'empêcha pas de se classer quatrième. Ce fut aussitôt pour disparaître de la scène sportive.

 Par la suite, on s'accorda à penser que le fantasque Cubain, qui possédait sans doute les meilleures qualités athlétiques parmi les engagés, aurait aisément gagné le marathon pour peu qu'il ait fait preuve d'un peu plus de sagesse.

 Qu'importe, il avait réalisé son rêve...

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Published by Régis IGLESIAS - dans Marathon

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin