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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 13:41

Rommel.jpeg"Une illustration, là, sous vos yeux. 

 

 Rommel est le chef militaire le plus populaire de l'armée allemande - l'homme qui a su non seulement conquérir l'estime et l'admiration des Allemands, mais la même admiration et la même estime de ses adversaires.

 Le cas personnel du maréchal Rommel est l'un des plus singuliers de la Seconde Guerre mondiale. Alors que le haut personnel allemand, civil et militaire, demeure l'objet d'une réprobation quasi-générale, en revanche, lorsque nous pensons à Erwin Rommel, c'est avec un respect dénué d'hostilité - voire avec une véritable sympathie. Pourquoi ?

 L'extraordinaire, en ce qui concerne Rommel, c'est que sa popularité fut édifié avant tout par ses ennemis.

 Au départ les Britanniques qui, en Libye, avaient eu affaire aux seuls Italiens, vivaient dans une dangereuse quiétude. L'arrivée des renforts allemands ne les en fit pas sortir. Ils n'attachèrent aucune importance au nom du général allemand qui commandait ces nouvelles troupes.

 Soudain, ce fut l'irrésistible attaque, la guerre éclair, selon les méthodes apprises en Pologne et en France. En vérité, un cyclone, un mascaret, contre quoi rien ne résistait. Rapidité, surprise : Rommel manifestait là des dons éclatants.

 Les Anglais - c'est bien connu - savent reconnaître les qualités de leurs ennemis, même si celles-ci s'exercent à leurs dépens. D'abord, ils éprouvèrent envers Rommel une crainte bien compréhensible.

 Et l'admiration devint une sorte d'affection pour l'homme avec - d'après ma Mamie -, "cette élégance avec laquelle Rommel sut observer, même en Afrique, le code du soldat, son attitude chevaleresque à l'égard des nombreux prisonniers de guerre avec lesquel il eut un contact personnel."

 Ainsi Rommel devint-il, pour la VIII ème armée britannique, un héros incontesté.

 Quand un chef britannique voulait dire qu'il avait réussi quelque chose dont il pouvait s'enorgueillir, il déclarait qu'il avait "fait un Rommel".

 Donc, une situation peu banale, voire unique.

 Mais qui était ce Rommel ?

 

 Erwin Rommel est né à Heidenheim, près d'Ulm, le 15 novembre 1891.

 Un enfant "très gentil et très docile", dit sa soeur. Si blond que les siens l'appellent "l'ours blanc". Le caractère est facile et aimable. personne ne lui fait peur.

 Au lycée, un élève rêveur et paresseux. Aux approches de l'adolescence, il sort de son rêve, il s'intéresse à ses études. Le lycéen un peu mou devient énergique, têtu.

 Il se découvre une passion pour l'aviation. Pourtant, ce n'est pas dans cette arme qu'il s'engagera à Dantzig où il va rencontrer une jeune fille dont il tombera amoureux. Elle s'appelle Lucie. Il est trop tôt pour que les deux jeunes gens se marient. Ils attendront.

 En 1912, voici Rommel sous-Lieutenant. Et puis c'est la guerre. Il est blessé dès les premiers engagements. Soigné, il repart au combat. Il participe à une dizaine d'opérations. Lieutenant, il reçoit la croix de fer puis la décoration "Pour le Mérite".

 Nommé capitaine quelques semaines plus tard, il décide, accompagné seulement par six hommes, de s'emparer de toute une garnison.

Il réussit...

  Ce sera sa dernière action d'éclat avant longtemps. La guerre s'achève.

 

 Il s'est marié en 1916. Les traités n'autorisent  à l'Allemagne vaincue qu'une armée de cent mille hommes avec seulement quatre mille officiers. mais, pour Rommel, il n'existe pas d'autre avenir que d'être soldat. Encore faut-il triompher d'une sélection rigoureuse.

On juge sur titres.

 Or les titres de Rommel sont éclatants. Il pourra rester dans l'armée. Il devient inspecteur puis écrit un livre l'infanterie attaque, excellente théorie de tactique d'infanterie. Le livre aura nombre de lecteurs, dont un certain Adolf Hitler.

 En 1928, un fils lui est né, Manfred. Il ne s'occupe pas de politique. Il ne se montre pas très enthousiaste pour les nazis qu'il voit volontiers comme une "bande de voyous". Il estime fâcheux que Hitler ait un si mauvais entourage. Malgré tout, Hitler est à ses yeux, "un idéaliste, un patriote aux idées assez saines qui pourrait unifier l'Allemagne et la sauver du communisme".

 Promu major en 1933, Rommel reçoit le commandement du 3 ème bataillon du 17 ème régiment d'infanterie, un bataillon alpin, établi à Goslar.

 C'est là, deux ans plus tard, qu'il va rencontrer Hitler pour la première fois.

 Il a été décidé que le bataillon de Rommel défilerait devant le Führer. C'est alors qu'on apprend que, devant les soldats, marcheront des S.S, responsables de la sécurité de Hitler. Catégorique, le refus de Rommel. Il fait savoir que si les S.S. défilent, les soldats s'abstiendront.

 Tout va finalement rentré dans l'ordre après l'intervention de Himmler et de Goebbels qui mettront ça sur une erreur imputable à un subordonné. Le 3 ème bataillon défilera seul. Après la revue, Rommel est présenté à Hitler, qui lui serre la main et le félicite pour la bonne tenue des troupes.

 Pour la première fois viennent de se rencontrer deux hommes dont le destin, plus tard, sera mêlé. Inextricablement.

 

 Le 23 août 1939, il est nommé major général. Il faut bien le dire : il ne se montre nullement indigné par l'agression contre la Pologne. Depuis des années, il souhaite que Dantzig redevienne Allemand.

 Pendant la campagne de Pologne, il accompagne Hitler. Ce qui le frappe surtout, c'est la primauté des chars. Résultat : lors de la prochaine campagne, il voudrait commander une division blindée.

 C'est exactement ce qui se produit en mai 1940, Rommel franchit la Meuse avec la 7 ème panzerdivision. Il fonce sur Lille. Il participe à l'encerclement des forces franco-anglaises. Ensuite, c'est la percée de la Somme, la ruée sur la Seine, l'offensive à travers la Picardie et la Normandie.

 Il prend Cherbourg. Et c'est l'armistice.

 La suite ? La Libye. Quand Rommel arrive, Wavell a pris Benghazi. Il semble que rien ne puisse l'arrêter. Le moral italien est à zéro. Tout de suite, Rommel passe à l'offensive. Le corps expéditionnaire allemand fonce, bouscule les Anglais, reprend Benghazi, traverse le désert, s'élance vers Tobrouk.

 A partir de là, chacun reste sur ses positions avant de devoir évacuer la Cyrénaïque à la suite de la grande bataille orchestrée par Auchinleck.

 Mais en janvier 42, Rommel attaque de nouveau. Il écrase tout sur son passage. La défense britannique s'effondre. Rommel prend Benghazi, il reconquiert toute la Cyrénaïque. Il prend Tobrouk en juin 42, continue à foncer, franchit la frontière égyptienne, s'avance vers Alexandrie, prend Sidi-Barrani.

 Une telle campagne a fait justement la gloire de Rommel. Mais il est maintenant devant El-Alamein. C'est là qu'un certain Montgomery a décidé de l'arrêter. D'arrêter celui que Hitler a fait maréchal pour le remercier de ses victoires.

 Tous-ces mois-là, Rommel les a passé au milieu d'incroyables fatigues. Il ne s'est plus ce qu'est le repos. Ce qui cède, brusquement, c'est sa santé. Il tombe malade, gravement. Les médecins lui ordonnent d'aller se faire soigner en Europe.

 Il suit un traitement pour son foie et sa tension. Mais le 24 octobre, Hitler lui téléphone : on se bat à El-Alamein.

 Rommel repart.

Il ne pourra redresser la situation.

 Désormais, c'est la retraite. Rommel tente de s'accrocher à tripoli. En vain. Il sent qu'il a perdu la partie. Le mieux est d'accepter l'évacuation de l'Afrique. Il va expliquer à Hitler qui lui réserve une de ses plus célèbres algarades. Au moment où, très froid, Rommel a pris congé, le Führer lui court après, lui présente ses excuses, lui serre les mains :

- Tout ira bien !

 Pour la première fois, Rommel révise ses positions sur Hitler. A ses yeux, ce n'est plus un génie, un homme capable, mais un chef inhumain, aux décisions inexécutables. 

 La suite ? Rommel sera forcé au suicide pour avoir comploté contre Hitler.

 La fin ? Au domicile de Mme Rommel, les lettres et les télégrammes s'accumulent. Hitler a , l'un des premiers, envoyé un message. Et puis Goebbels. Et puis Ribbentrop. Tous rappellent les héroïques combats d'Afrique du Nord. Pour les obsèques, Hitler a prescrit un jour de deuil national.

Tous les journaux, tous les postes de radio l'ont annoncé : au défunt, on a réservé les honneurs militaires. Partout on reproduit l'ordre du jour de Hitler affirmant que le nom de Rommel "était devenu, dans le combat que livre actuellement le peuple allemand pour son existence, un symbole de magnifique bravoure et d'audacieuse intrépidité." Un chef d'oeuvre dans le mensonge...

 Et puis vient le jour des obsèques nationales, le 18 octobre 1944.

Ni Hitler, ni Goering, ni Himmler n'ont poussé l'audace jusqu'à vouloir y assister. Dans la salle, toutes les "autorités".

 Dehors, des milliers de curieux.

 L'épreuve publique de Mme Rommel est achevée. Songeons que, depuis la mort de son mari, elle a dû recevoir les condoléances de gens dont elle savait qu'ils étaient les complices de cet assassinat. Songeons qu'elle a assisté tout au long à la cérémonie. Elle est restée de glace.

 Pas une parole n'est sortie de ses lèvres. Desmond Young lui a demandé un jour si elle n'avait pas été tentée de faire un scandale et de dénoncer publiquement les meurtriers.

- J'eus peine à résister à cette tentation, lui a-t-elle répondu. Je mourais d'envie de crier qu'ils proféraient tous un mensonge. Mais cela aurait servi à quoi ? Ils se seraient arrangés pour tout étouffer ou alors auraient publiquement déshonoré mon mari. De toute façon, il était mort... Et je devais penser à Manfred. Il aurait été tué. Nobn, mon mari s'était décidé en toute connaissance de cause et je n'avais pas à y revenir après sa mort.

 L'un des plus beaux messages que l'on rendit à Rommel, on le doit à l'un de ses ennemis britanniques, le maréchal Auchinleck. Il a dit : "Rommel me fit connaître de bien anxieux moments. Impossible avec lui de relâcher nos efforts pour le vaincre. Maintenant qu'il n'est plus, je dis que je le salue comme soldat et comme homme et que je déplore les honteuses circonstances de sa mort."

 

Rideau.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Mamie explore le temps

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin