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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 12:49

journal"Les belles années du music-hall.


 Mamie est formelle. Pour elle, la chanson française a commencé avec Yvette, cette chanteuse qui a connu la gloire au Moulin-Rouge et a été immortalisé par Toulouse-Lautrec. "Le fiacre" ou "Madame Arthur" font parti de ses plus grands succès.


 Il est amusant de noter qu'à cette époque les rôles sont plutôt clairement répartis entre les sexes : on laisse aux hommes le soin de distraire le public avec gouaille et légèreté, tandis que l'expression du malheur et de la souffrance est réservée aux femmes.


 Berthe Sylva est une des premières grandes vedettes de cette tendance réaliste. Découverte par l'accordéoniste Léon Raiter, qui lui offre sa chanson la plus connue, "Les roses blanches", celle qu'on surnomme "la chanteuse larmoyante" devient une véritable star des années 30.

 En 1929, elle enregistrera "Le raccommodeur de faïence" qui se vend en deux ans à plus de 200 000 exemplaires, un chiffre astronomique pour l'époque.

 Sa carrière est émaillée d'anecdotes légendaires. Ainsi, en 1935, à l'Alcazar de Marseille, elle obtient un tel succès que le public arrache les banquettes de la salle et enfonce la porte de sa loge ! Mais la roue tourne : rattrapée par une vie de malheurs, qu'elle n'a cessée de chanter, Berthe Sylva meurt en 1941, seule, alcoolique et fauchée.


 Et que dire de Marie-Louise Damien ? Après avoir connu la misère, puis des débuts difficiles, Damia se fait connaître du grand public en 1929 avec "Les goélands". Surnommée "la Tragédienne de la chanson", vêtue - sur les conseils de Sacha Guitry - d'une longue robe noire qui contraste avec se bras blancs dénudés. elle est à l'aise dans de nombreux styles, du musette comme "La guinguette a fermé ses volets", en passant par Verlaine ("Le ciel par dessus les toits") et ces fameuses chansons réalistes comme "J'ai l'cafard", "Je suis dans la dèche" et la superbe "Sombre dimanche" de 1936. Elle chante jusqu'en 1956, prenant sa retraite après un Olympia où elle accueille en première partie un débutant du nom de Jacques Brel. Elle meurt en 1978 des suites d'une chute dans le métro à 89 ans !

 

 Fréhel, dont le nom est si souvent associé à celui de Damia, a connu une destinée réellement tragique.

 Née Marguerite Boul'c en 1891, en Bretagne, elle débute dans les caf' conc' se faisant connaître dès 1910. Belle femme, elle séduit le Tout-Paris, mais sa vie privée est une catastrophe : après la mort de leur enfant, son premier mari la quitte pour... Damia. Elle tombe alors amoureuse de Maurice Chevalier. Mais elle boit, prend de la cocaïne et ce dernier, désapprouvant sa conduite, la quitte pour Mistinguett...

 Elle tente de se suicider, part pour l'étranger avant de faire son retour dans le années 20. Vieillie et abîmée par la vie, elle obtient néanmoins de nouveaux succès avec des chansons aujourd'hui légendaires comme "Où sont les amants ?" ou "La Java bleue". En 1951, dans la misère la plus complète, au terme d'une vie totalement rock'n'roll, elle meurt solitaire dans un hôtel de passe de Pigalle. Durant les dernières années de sa vie, seul Maurice Chevalier continuait à l'aider, lui envoyant de l'argent... qu'elle reversait à la SPA !

 

Mistinguett et Maurice Chevalier représentent quant à eux la grande tradition française du music-hall, Jeanne Bourgeois, dite Miss Tinguette, puis Mistinguett débute en 1895 au Trianon, puis à l'Eldorado. Chanteuse limitée, elle obtient le succès dans un registre fantaisiste en développant une gestuelle très expressive.

 Paul Derval, patron des Folies Bergères - lieu de sa consécration à partir de 1911 aux côtés de Maurice Chevalier - lui rendra d'ailleurs à sa mort un vibrant hommage : "Mistinguett n'était ni parfaitement belle, ni très bonne chanteuse, ni très bonne danseuse, mais sa présence en scène, son charme, son abattage étaient prodigieux"...

Meneuse de revues, elle restera une vedette de premier plan jusqu'à la guerre, faisant débuter parmi ses "boy" quelques futurs grands noms comme Jean Gabin ou Georges Guétary.

 

 La carrière de Maurice Chevalier sera encore plus longue et plus riche en succès. Elle commence effectivement en 1900, alors que le gamin de Ménilmontant n'a que 12 ans ! Il débute dans un style comique et grivois alors très en vogue avant de devenir l'archétype du dandy parigot.

 Après une période de vaches maigres, il apprend beaucoup aux côtés de Mistinguett avec qui il entretiendra une liaison amoureuse pendant dix ans. Il sera d'ailleurs toujours plus un chanteur de scène que de disques, même s'il accroche la timbale en 1921 avec "Dans la vie faut pas s'en faire" puis avec "Valentine" en 1924.

 Il crée alors son personnage définitif, portant canotier, smoking, canne et noeud papillon, et effectuant son célèbre pas de côté déhanché. il l'exporte à Hollywood où il tourne notamment La veuve Joyeuse d'Ernst Lubitsch.

 A son retour à Paris en 1935, c'est une immense vedette qui enchaîne les succès populaires : Prosper, Ma pomme, sans oublier Ça fait d'excellents Français. A la libération, il connaît de sérieux ennuis pour avoir chanté pour les Allemands mais, sauvé par Aragon, il reprend vite son rythme de croisière.

 Avant ses adieux à la scène, en 1968, il trouve même le moyen de se retrouver dans les hit-parades yéyés avec le fameux "Twist du canotier" où il est accompagné par les Chaussettes Noires, excusez du peu...

 

 La troisième grande figure de ces "années music-hall" est naturellement Joséphine Baker, chanteuse, danseuse et meneuse de revue, grande rivale de Mistinguett. Née à Saint-Louis aux Etats-Unis, elle débarque à Paris en 1925 avec la revue Nègre qui fait scandale en raison du caractère franchement dénudé de ses tenues (un simple pagne de bananes)...

 Adoptée par la France, elle se lance dans la chanson en 1927 et obtient son plus grand succès en 1931 avec "J'ai deux amours" composée par Vincent Scotto. Par la suite, elle s'illustre par son courage dans la résistance française, puis se voit progressivement ruinée dans les années 50, la vogue du music-hall étant passée. Sauvée financièrement par son amie la princesse Grace de Monaco, elle meurt à Paris en 1975, à l'issue d'une ultime revue montée à Bobino.

 

Rideau.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin