Poésie

journal"Instants...



"Si je pouvais vivre une nouvelle fois ma vie
j'essaierais d'y commettre plus d'erreurs.
Je n'essaierais pas d'être aussi parfait, je serai plus détendu.
Je serais encore plus bête que ce que j'ai été, en fait.


Je prendrais peu de choses au sérieux.
J'aurai moins de souci d'hygiène.
Je m'exposerai à plus de risques, je ferai plus de voyages, je contemplerais plus de crépuscules,
j'escaladerais plus de montagnes, je nagerais dans plus de rivières.


J'irai à plus d'endroits où je ne suis jamais allé, j'aurais plus de problèmes réels et moins de problèmes imaginaires.
J'ai été une de ces personnes qui ont vécu sagement et abondamment chaque minute de leur vie ; bien sur que j'ai eu des moments d'allégresse.

Mais si je pouvais revenir en arrière, j'essaierais d'avoir seulement de bons moments.

Pour ceux qui ne le savent pas, la vie est ainsi faite, seulement de bons moments.
Ne perds pas le présent.
Moi, j'étais l'un de ceux qui vont nulle part sans un thermomètre, une bouillotte, un parapluie et un parachute;
si je pouvais recommencer à vivre, je commencerais par marcher pieds nus depuis le début de printemps jusqu'à la fin de l'automne.

Et je jouerais davantage avec les enfants, si j'avais encore une vie devant moi.

Seulement voilà, j'ai 85 ans et je suis en train de mourir."

kub"Le temps qui passe...


 Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

 Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

 Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

 Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

 Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

 "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

 "Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

 "Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

 "Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »

 Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur, 
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

 Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

 Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

 Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

 Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

 Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

 Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !


"U
ne orange sur la table

Ta robe sur le tapis
Et toi dans mon lit
Doux présent du présent
Fraîcheur de la nuit,
Chaleur de ma vie"

 

Depeche"Lettre envoyée par Aurore Dupin, dite George Sand à Alfred de Musset - à lire en sautant les lignes paires -, si je peux me permettre l'expression...


"Je suis très émue de vous dire que j’ai
bien compris l’autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l’affection
la plus profonde comme la plus étroite
amitié, en un mot la meilleure preuve
que vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j’ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j’ai l’âme
grosse. Accourez donc vite et venez me la
faire oublier par l’amour où je veux me
mettre.


GEORGE SAND (1835)

kub"1942. Comme on le faisait pour les armes et les munitions, le poème Liberté a été parachuté dans les maquis pour soutenir l'espérance de la victoire... 


"Sur mes cahiers d'écolier...

Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom
Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom
Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom
Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom
Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Depeche"J'ai cueilli ce brin de bruyère

L'automne est morte souviens-t'en

Nous ne nous verrons plus sur terre

Odeur du temps Brin de bruyère

Et souviens-toi que je t'attends"

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE FAIT SON CINEMA"

Memoria Viva

Les roses blanches

La scarlatine

Mon amant de Saint-Jean

Le temps qui reste

La java bleue

Générique de fin

Affiches

Ma Mamie M'a Dit

 

Affiche1

 

Le Pique-Nique du Dimanche 

 

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Le Bal de la Rosière

 

Monestiès Noel

 

Les Vacances de 36

 

affiche soleil

 

Le Théâtre des Souvenirs

 

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Ils l'ont dit...

"Je me suis retrouvé sur le blog de Juliette après avoir tapé sur Google "Comment rencontrer l'homme de sa vie facilement" ... et oui ... et là je tombe sur votre réponse à son article, réponse que je lis avec le sourire bloqué. Du coup, j'ai suivi le lien et cela fait maintenant plusieurs heures que je parcours vos articles... Bravo j'ai passé un merveilleux moment, que du bonheur." Nadège

 

"Ce blog est vraiment le meilleur blog que je n'ai jamais vu." Olivier

 

"Il m'arrive de lire deux jours de suite le même article, n'importe quoi en fait, une sorte d'état second, d'un coup, j'ai 16 ans ! J'adore ce blog, j'apprends tout plein de trucs et qu'est-ce que je me marre. J'adore ce que vous dégagez dans vos écrits. Vous semblez être un homme à découvrir et à prescrire... Vous vous intéressez vraiment aux gens, à tous, vous êtes bien documenté, et vous rendez l'incompréhensible compréhensible, avec humour en plus, un vrai talent. Quand je lis vos mots,  j'imagine quelqu'un de brillant, un génie. Et puis qu'est-ce que vous me faites rire. En plus, vous êtes séduisant, beau à l'intérieur, généreux à l'extérieur, vous êtes le mouvement dans toute sa splendeur. Continuez à écrire, c'est du plaisir pur." Ann

 

"Ce blog est fantastique, j'adore surtout L'interview." Emilie

 

"Je me suis délectée de vos écrits. L'article I have a bad dream est vraiment pas piqué des vers, j'ai adoré et la multiplicité des sujets me plait beaucoup. Vous avez un ton original, décalé, mais vous fournissez beaucoup de richesses en même temps." Catherine

 

"Mon amie m'a fait connaître votre blog il y a peu, je m'étais déjà régalé, mais ce samedi 14 février 2009, je me suis bien amusé encore à la lecture de Pourquoi m'aimerait-on ? et Si tu m'aimais vraiment, tu aimerais l'ail. Je brûle de connaître la suite et de savoir ce que j'ai raté, au cas où j'aurai envie de me pourrir l'existence à mon tour, et celle des autres par la même occasion, parce qu'en général ça fonctionne ensemble... Amitiés. Dominique"

 

"Dans ma recherche de sourires sur les blogs, je suis passée vous lire. Et là, merci, merci à mon ordi de fonctionner normalement, merci à ma ligne internet de ne pas être coupée et merci a vous de m'avoir fait hurler de rire. Quand je me suis attaquée à Une histoire de marteau, j'ai vraiment pleuré de rire, mon mascara a coulé. J'ai donc retenu la leçon, pour les autres articles, c'est démaquillée avant de me glisser sous la couette le soir,  ou le matin tôt avant la douche que je viendrai vous lire. Merci de vos écrits, je vous jure que le plaisir est pour moi au rendez-vous." Marie

 

"Quand je lis votre blog, je retrouve l'impatience et la curiosité insatiable de mes huit ans et je me sens bien en vous lisant, et quand vos mots se font caresse, je fonds littéralement." Anne

 

"Bravo pour votre blog et le cycle de Hudson, vous l'avez parfaitement bien décrit et ça me plaît beaucoup." Geneviève

 

"Ce blog est à chier et je pèse mes mots." Gérard


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