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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 14:27

938062c8"Noces de charbon. Morceaux choisis :

 

"Chez les Larivière, la fraternité éclot dès la prime enfance. les filles dorment toutes ensemble, enlacées, prêtes à se lever pour aider celle qui n'est pas bien, celle qui pleure..., prêtes à bondir pour réchauffer une soupe, une Chicorée...

 

 Ils y passent les uns après les autres suivant un raisonnement qui ne se cache pas "pour faire un bon mineur, mieux vaut avoir grandi dans une famille de mineurs". Qui d'autre consentirait à s'engloutir dans ces gouffres affamés de chairs vivantes ?

 

 "A n'avoir que ça d'horizon"

 

 La mort, à la mine on vit avec.

 Dès que retentit la sirène, c'est l'alarme, tout se fige. Neuf jours, neuf nuits, Catherine l'espère, l'attend, le croit vivant, sûr que lui au moins survivra...

 Neuf jours à prier, pleurer, vitupérer, supplier le ciel d'automne si beau, le maudire.

Neuf jours, neufs nuits dans l'attente qu'on lui remonte son homme, qu'on le lui rende.

Et puis rien, jamais rien. Pas de corps à mettre en terre. En terre, il y est déjà. Mais il ne reposera jamais au cimetière.

 Ensuite, plus d'homme, plus de paye, plus d'amour, et plus jamais l'envie d'en aimer un autre. Catherine reste fidèle à l'homme qu'elle aime toujours. Définitivement. Qu'est-ce que ça change qu'il soit mort, elle l'aime encore.

  Albert, leur dernier fils, accablé par la perte de ce père que tous révéraient, ne se résout pas à quitter sa mère, il demeure près d'elle jusqu'au bout. Il s'échappe de la mine. Et tâche de rentrer dormir chez sa mère. Il ne veut plus qu'elle s'inquiète jamais.

 Angèle a quitté le coron avant l'âge des amourettes, elle n'est jamais allée se faire peloter par les garçons derrière le terril jusqu'au Drame.

 Ce qu'on appelle le drame, c'est la grossesse qui vous cloue au coron jusqu'à la mort. Elle échappe à la misère, à la vie de sa mère.

 A Anzin, tout ramène forcément à Germinal.

 

 Sous Fourny, Anzin ne connaît plus de grèves à la Zola. Ni de catastrophes comme L'horreur à Courrières, où, le 10 mars 1906 à six heures 45, 1219 mineurs furent tués ou blessés dans des fosses transformées en brasiers.

 Combien aurait-on pu en secourir ?

Du carreau, on les a entendus gémir des semaines. L'enfer sous terre.

 La foule arrive de partout, de France, de Belgique, des sauveteurs viennent d'Allemagne.

Grâce à la presse et aux reporters envoyés en masse, le monde entier a les yeux fixés sur Courrières pendant trois semaines. Tant qu'on retrouve des survivants.

 Après vingt jours d'errance au fond, abandonnés de tous, surgissent au jour treize mineurs remontés tout seuls. Un quatorzième débarque au bout  de vingt-cinq jours.

 Vingt-cinq !

Hyppolite conserve dans son portefeuille ces coupures de presse : "A cause des fllammes, un grand nombre de mineurs ne seront jamais identifiés...

 Pour éviter les épidémies, les corps sont ensevelis dans une fosse commune... Les obsèques officielles se déroulent sous une tempête de neige, à la va-vite, ce qui provoque colère colère et amertume chez les familles.

 L'ingénieur en chef et le directeur de la compagnie furent tellement hués par la foule qu'ils durent quitter le cimetière. La colère puis la révolte montèrent dans le bassin minier."

 Jean Jaurès en reportage pour son journal, L'Humanité, va jusqu'à poser cette question :

"Et serait-il vrai que, par une funeste erreur, ceux qui dirigeaient les sauvetages, croyant qu'il n'y avait plus en effet d'existence humaine à sauver, se sont préoccupés plus de la mine que des hommes ?"

 Puis, c'est la guerre.

 

 Quant toutes les cloches de la cathédrale sonnent à la volée des heures des heures durant la fin des combats, Micheline croit entendre l'hymne nuptial.

 Mais quand don reviendra son bel amour ?

 

 Elle est alors capable de répéter sans réfléchir les mots du patronat qu'elle a toujours entendus.

"Femme de mineur, femme de seigneur !"

Elle est de ceux qui cavalent sur le carreau sitôt que retentit la sirène, pour prodiguer les premiers soins aux mineurs, piqûres de camphre, pansements...

 Elle réconforte les femmes et les galibots, visite régulièrement les incurables que personne ne vient voir. Les Polonais pleurent dans leur langue, elle apprend sinon le Polonais au moins la langue des larmes.

 On souffre toujours dans sa langue maternelle, explique-t-elle.

 

 Dans le Nord, la tradition veut qu'il y ait toujours une cafetière au chaud sur la poêle, à l'estaminet comme dans les maisons. 

 

 

 Dès la promulgation du statut des juifs en octobre 1940, la chasse à l'homme est ouverte.

 Les nuits d'alerte sont les moments les plus excitants de la guerre. Marthe est aux anges. Nadine crie à la cave à la cave, et dévale les escaliers toutes ses poupées dans les bras.

 Max gronde ceux qui écoutent la radio interdite, cette station-là précisément qui chante "Radio-paris ment, Radio-Paris est allemand..." à la musiquette si entraînante.

 Selon Max, écouter Radio Londres est plus dangereux qu'enfreindre le couvre-feu ou laisser voir la lumière au travers des vitres couvertes de ces vilains papiers bleus.

 On raconte qu'en Province, pour une lumière entrevue à une fenêtre, les Boches ont bombardé tout l'immeuble, voire le quartier, compte tenu de l'imprécistion des tirs.

 Il règne un drôle de climat. Lanounou qui ne comprend pas ce qui se passe sent en revanche de façon poignante que tout fout le camp.

 Hier Carmen avait un mari à la guerre, là voilà avec un prisonnier de guerre, c'est mieux. Chaque dimanche, elle prie pour lui. Moins pendant la semaine.

 Comme toutes les familles de France, elle devient croyante.

 La guerre achevée, même si on l'a un peu gagnée, on a le sentiment d'avoir beaucoup perdu. L'honneur surtout. Maria, Carmen, Jacques, Louis sont restés pétainistes.

 Seule Angèle dès juin 40 mise son espoir sur cette voix lointaine nommée de Gaulle, cette femme d'ordre et d'égalité a trouvé son héros.

 Oui, mais Pétain a fait don de sa personne à la France et Maria adore ses moustaches, Carmen ses galons dorés. Aussi, elle donne à son second fils le prénom du Maréchal !

Tous les enfants de France

Ont un second papy

Couronné d'espérance

Et de chêne au képi...

(Pierre Philippe / Jean Guidoni)

 

 Nadine n'aime pas les gens, sauf Colette, et déteste les garçons mais ne parle que d'eux. Elle lit Cinémonde et court faire signer leurs photos à tous les acteurs qu'elle reconnaît. les actrices aussi mais elle préfère les acteurs.

 A l'école, la formule la plus usitée pour la décrire est "dans la lune" !

 

 Pour Angèle, le monde n'est plus le même. On ne peut plus le voir comme avant la guerre, avant les camps, avant Hiroshima. Non ?

 Si. Ici, on peut.

- Pourquoi n'en pensez-vous rien ?

Angèle lance une phrase et... ? Rien. Elle tombe à plat.

 Toujours une de ses soeurs enchaîne par une information de la dernière importance.

- C'est du Rouge Baiser, ton vernis à ongle sur les doigts de pieds ?

 

 La suite prochainement.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Les souvenirs de ...
24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 01:23

972f99b7"Notre ami Jean Nohain. Un livre d'Yvonne Germain.

 

 Comme tout un chacun, vous êtes monté un jour dans un grenier, avide de percer les souvenirs du temps passé, d'y retrouverun jupon jauni au fond d'une malle qui parle au coeur... et qui permet à votre imagination de s'envoler... de rêver.

 Au milieu de ce bric-à-brac poussiéreux, il vous semble voir évoluer votre grand-mère, un bon sourire au coin des lèvres.

 Si cela a été pour vous... vous avez de la chance.

 Née en plein coeur de Paris, je n'ai jamais eu de grenier.

Pourtant, ce matin je cherchais une chanson, et en ouvrant les grands tiroirs dans lesquels je range ma musique, je me suis mise à penser...

 J'ai feuilleté ces anciennes chansons, relisant le nom des vedettes qui les avaient créées, celui des auteurs, des compositeurs auxquels nous devons La chanson des blés d'or (que mon père chantait) ou Le passeur du printemps ...

 

 Au milieu de ces disques, mon regard se fixe sur une chanson de Jean Nohain, parce que dans le coin, à gauche, est notée une petite phrase de ma main... Pourquoi ?

 Tout simplement parce que je ne voulais pas l'oublier.

 

"Quand je serai sur mon petit coin

de nuage, toi, ma fidèle petite

Yvonne, je sais que tu parleras encore de moi."

 

 Jean Nohain prononça ces mots un matin de l'automne 1980. J'étais au volant de ma voiture et nous roulions sur l'autoroute du Nord. Venait-il d'avoir le pressentiment, en regardant défiler le long ruban de la route, que celui de sa vie ne tarderait plus à s'arrêter... ?

 

 Ouvrons notre fenêtre sur ce Paris d'antan et regardons-le vivre... Comme tout est haut en couleur ! Une chose saute aux yeux, un chapeau, deux chapeaux, une foule de chapeaux... 

 Ceux des élégantes sont surmontés d'aigrettes qui ondulent dans l'air. Plus bas, frottant le sol, les jupes laissent apercevoir un petit bout de cheville et de dentelles lorsqu'elles se retroussent pour monter un trottoir ou grimper dans un fiacre.

 Les messieurs ? Comment une jeune femme de l'époque n'aurait-elle pas été captivée par leyr belle moustache frisée, leur redingote et leur gibus ! L'ensemble précédé d'une canne à pommeau d'argent qui frappe plus ostensiblement le pavé sur le passage des midinettes, lorsqu'elles fredonnent "Frou-Frou", tandis que le bruissement de leurs dessous en souligne les paroles.

 Oui, ce 31 décembre 1899, Paris rayonne d'allégresse. 

Tout de même, quelle chance d'être là pour vivre ces instants d'exception, pour tourner cette grande page d'histoire. L'heure tourne, les messieurs sortent leur montre de leur gousset tandis que la France compte à l'unisson :

"Minuit moins cinq... moins quatre... moins trois... moins deux, minuit moins une... Minuit ! L'année 1899 est morte. Vive 1900 ! Bonne année !

 Comme ce nombre sonne bien ! 1900 ! Il éclate de soleil, de renouveau, comme un printemps trop précose. Sans nul doute le XXème siècle sera pour notre pays un siècle de joie et de paix...

 S'ils avaient su... nos chers grands-parents...

Mais laissons la foule sabler le champagne, et grimpons la rue des Martyrs, voulez-vous ? Tout en haut habite un couple "bien de chez nous".

 

 Et c'est au 41 de cette rue éclatante de vie, de poésie populaire si bien manifestée par les cris des petits métiers qui la font vibrer :

"Vitrier... vitrier..."

"Du mouron pour les p'tits oiseaux..."

au milieu du jargon imagé des marchandes des quatres saisons, de la gouaille des petits parisiens, que le 16 février 1900, un petit garçon voit le jour et reçoit le prénom de Jean-Marie.

 

 Ses souvenirs les plus précoces ?

D'abord les chanteurs des rues. Lorsque l'un d'entre eux venait sous la fenêtre, sa maman l'ouvrait toute grande et le tenait debout sur le rebord. Elle attrappait alors son porte-monnaie pour en retirer quelques sous qu'elle enveloppait dans un bout de journal et il le lançait dans la rue de toutes ses forces en se cramponnant à la barre d'appui.

 Parfois le papier s'ouvrait en tombant et les pièces de monnaie s'éparpillaient sur la chaussée. Alors pour aider le chanteur à les retrouver, Jaboune pointait son index en criant :

- Là, monsieur, à droite, et là... plus loin."

 

 Il sentait sa maman heureuse de sa joie. Oui, le mouvement des rues de Paris en ce temps-là était étonnant.

 

 La marche des benjamins

Dans l'imagination de Jaboune, cette marche brûle déjà toutes les étapes.Depuis le temps qu'il mijotait cette idée, il crée le premier vrai journal vrai journal pour les jeunes.

 Un journal comme celui de papa avec : un éditorial, des articles, des rubriques illustrées et des jeux.

Une chanson naît avec le club. Il l'écrit bien évidemment. Et tous les écoliers de France d'entonner à tue-tête :

 

"Les benjamins, les benjamins,

Suivent toujours le droit chemin

Les benjamins, les benjamins,

Sont gais, joyeux, contents, pleins d'entrain

Les benjamins, les benjamins,

rendent service à leur prochain

Les benjamins, les benjamins,

Ont tous le coeur sur la main."

 

 La suite prochainement.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Les souvenirs de ...
24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 00:07
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Published by Régis IGLESIAS - dans Mamie fait son cinéma
23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 17:17

Figeac.jpg"Figeac.

 

 Figeac est une bourgade très charmante située à deux heures de Carmaux (à la louche). C'est ici - à cet endroit très précis -, qu'on s'est retrouvé pour fêter Noël en compagnie d'Emily Bronté et de ses amis.

 Qui est Mme Bronté ?

 

 Une Mamie très charmante qui a dit - en partant ! -, cette phrase lapidaire que je ne fais que citer :

- Mon Dieu, faites que ma mémoire ne se fâne jamais.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 17:08

Hugues"A m'en déchirer le coeur.

 

 Les temps sont vraiment durs. Je n'ai plus aucune rentrée d'argent. Je suis au bord du précipice, au bout du rouleau, beaucoup trop près du gouffre. Mon instinct de survie est le plus fort, j'oublie le visage du violeur et le pire m'attend encore au bout de la route.

 

 En 1984, le ciel me tombe sur la tête, c'est le drame. Pour moi, il y aura toujours un avant et un après. J'atteins le point de non-retour quand un huissier débarque à la maison. Là, je refuse d'ouvrir.

 Pas question de me faire jeter dehors.

 Je me précipite sur le téléphone pour appeler les journaux à scandale de l'époque, afin de leur expliquer ce qui m'arrive. Un membre de la rédaction d'Ici-Paris me conseille d'appeler tout de suite les radios. Je me retrouve à l'antenne en train de raconter mes malheurs, tandis que l'huissier tempête derrière la porte, me sommant de lui ouvrir.

 Les auditeurs vivent en direct l'expulsion de Georgette Lemaire !

 

 Résultat des courses, je pars vivre chez un admirateur pendant trois mois. On me propose alors une croisière sur un paquebot en compagnie d'autres artistes. Impossible de refuser, j'ai le couteau sous la gorge. Mais sur le bateau, je vais vivre l'enfer. j'ai le mal de mer à en crever.

 Au retour, je suis perdue et je ne sais même plus quoi faire de moi et je n'ai plus de toit.

Et c'est Mitterrand qui va me sauver. Incroyable mais vrai !

 Je respire. Que me réservera alors la vie ? A la grande lotterie de la chance, vais-je enfin tirer le bon numéro ? peut-être pas le jackpot, mais au moins la sérénité de l'âme et le repos de la guerrière.

 Hélas, la trève sera de courte durée.

 

 Juillet 89. Je suis encore à la rue et je n'ai nulle aprt où aller.

Mais un homme veille dans l'ombre. un homme d'une rare gentillesse et d'une incroyable humanité. Un homme qui sait tenir ses promesses. Un homme qui n'a pas oublié celle qu'il m'a faite. Cette homme, c'est François Mitterand, qui m'a tendu une main amie sans rien exigé en retour. Il me trouve un apprtement et un emploi au CES qui me permet de toucher 4000 francs par moi.

 Je n'ai pas honte de dire que François Mitterrand m'a  littéralement sauvé la vie.

 

 La suite ? Mon père tombe gravement malade. Je suis désespérée ! Dans sa chambre d'hospital, le personnel a déjà placé tous ses effets dans un sac poubelle. par ici la sortie bon voyage et place aux vivants !

 Foutu pour foutu, j'ai appelé Mitterrand...

Et là, grâce à notre président, mon père sera transféré quelques jours plus tard dans un service supérieur, à l'étage des soins palliatifs. Merci François.

 

 La fin ? Les années ont passé, j'ai refait ma vie, je l'ai continué plus exactement, tant bien que mal.

Tout au fond de moi, je gardais l'espoir secret qu'un jour où l'autre, nos routes se recroiseraient avec Daniel. Le destin qui nous avait si malmenés finirait par nous réunir. Des retrouvailles non plus sur le mode de la passion, mais de la tendresse.

 Celle de jeunes amants devenus de vieux amis. Je l'espérais et surtout je m'en persuadais. J'avais confiance. Mon optimisme débordant me le soufflait : Daniel et moi, c'était pour la vie.

 Mais Daniel est parti sans crier gare. Sans un au revoir, pas même un adieu. Au moment où il est mort, sans le savoir, j'ai fait des rêves étranges. Nous étions à nouveau jeunes et on tombait dans les bras l'un de l'autre.

 Ces rêves m'apparaissaient comme d'heureux présages. Quelle idiote j'étais, c'était sa façon à lui de me dire adieu.

 J'ai appris sa mort alors qu'il était enterré depuis trois mois déjà. Je ne trouve pas les mots pour vous décrire ce que j'ia ressenti quand j'ai appris la nouvelle : hébétude, déni, horreur, abattement et l'impression atroce qu'on venait de m'amputer d'un membre.


 Heureusement, le temps n'est plus à la rancoeur. A la place, il me reste l'amour et la tendresse. Daniel, je t'aime. Je t'aimais encore et je t'aimerai toujours.

 

Pour les amateurs :

Les souvenirs de Georgette Lemaire

La chance de Georgette tourne

Georgette prend la tangente

La descente aux enfers de Georgette

Georgette touche le fond

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Published by Régis IGLESIAS - dans Les souvenirs de ...
22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 22:38

f286fd77"A m'en déchirer le coeur.

 

 Je ne vais pas bien. Je ne vais pas bien du tout. Je suis accablée, complètement  vidée émotionnellement et psychologiquement. Les semaines, les mois passent et je sombre dans une profonde dépression.

 Je vis tel un zombie.

Certaines nuits, je traîne au drugstore des Champs-Elysées et je ramène n'importe quoi à la maison. Des fausses étreintes, des soupirs simulés, des mots d'amour bafoués. Je fais semblant d'y croire histoire de me sentir un peu plus vivante que morte.

 Dans les bras de ces inconnus, je me perds encore un peu plus au lieu de me trouver, de me retrouver. L'zamour facile, l'amour chic et toc, c'est tout ce qui me reste comme sensation forte. Je ne dors plus, je ne mange plus et je n'arrive même plus à sortir de mon lit.

 Je ne suis pas encore morte, mais je n'ai plus rien de vivant. Ma vie fout le camp et je ne ne sais plus ni à quoi ni à qui me raccrocher pour tenter de me sortir de cette spirale infernale.

 Entre deux crises de larmes, je me omplais dans le désespoir, trouvant même un certain désespoir à maudire la terre entière, pleurant sur les échecs et les défaites de ma vie.

 

 Puis, c'est un ménage à trois qui va me permettre de me sentir à nouveau une femme désirée et désirable. Car je vais vibrer de désir pour Roger et mourir d'amour pour Paul.

Roger et Paul. Paul et Roger. Les deux sont amoureux de moi. Mais Paul est marié. Qu'importe, je finis par céder. Aux deux ! Paul est jaloux de Roger qu'il considère comme un batteur de cirque. Roger n'aime pas l'emprise de Paul sur Moi.

 Avec Roger, je retrouve la passion des corps que j'avais perdue depuis Daniel. A nouveau, je suis au septième ciel. Enfin, j'ai la fièvre dans le sang et tous mes sens sont en émoi.

 Paul me couvre de cadeaux et veut divorcer pour moi. Deux hommes à mes pieds, c'est exactement ce qu'il me fallait pour repartir.

 Seulement voilà, un dilemme se pose. Un choix s'impose : entre Roger le ténébreux et Paul le fiévreux, lequel choisir ?

C'est Roger qui l'emporte très vite et vient s'installer à la maison.

Mais il est très jaloux et ça ne marche pas beaucoup.

 Je retourne sur la scène de l'olympia avec Julio Iglesias en vedette. j'ai le trac. Et pour assurer le show, je ne veux que lui. Lui, c'est Bob ! Le seul qui connaît sur le bout des doigts l'artiste que je suis. Pour obtenir la perfection, c'est Bob qu'il me faut et personne d'autre. Ô joie, il accepte.

 Et Roger, furieux du retour en force de mon ex, me largue pour partir sur les croisières Paquet.

 

Un cirque ! Voilà ce que ma vie est devenue. Une foire aux sentiments, un bordel aux émotions. Roger me parle d'amour mais oublie le plus important : le faire ! Je suis encore à espérer pouvoir reconstruire quelque chose avec lui, mais déjà nos deux corps ne aprlent plus le même langage : je veux du désir quand lui est dans le pur fantasme. Roger manque de simplicité, ses scénarios sexuels sont trop élaborés à mon goût. 

 Pourquoi tous ces jeux qui l'émoustillent, alors qu'il suffirait simplement de jouer à s'aimer ?

Désormais, avec lui, j'ai mal et je suis mal, partout : chez moi quand il ne me touche pas et chez lui quand je croise le regard de sa mère, souvent lourd de repproches.

 Quand il part, j'ai mal à en crever.

 

 C'est à ce moment-là qu'une voyante me prédit une catastrophe avec ma voiture.

La suite ? Un jour, j'ai la sensation qu'une voiture me suit. Appel de phare, arrêt de la voiture, mon agresseur s'énerve parce que je n'ouvre pas la portière. Il devient hagneux. 

 Finalement, je cède et ouvre la portière. Il me pousse sur le siège de droite et prend ma place. Je suis tétanisée. Il commence à me toucher. Il défait un à un les boutons de mon chemisier. Il me regarde, me caresse, se faisant pressant.

 Parce que je ne prends pas la pilule, je ne veux surtout pas qu'il me pénètre. 

Alors je prends l'initiative et lui dit gentiment que je vais m'occuper de lui. Ce que je m'empresse de faire étant donné sa nervosité. Je lui demande de se laisser faire, tout va bien se passer. Cette fois, c'est moi qui suis sur lui.

 Je m'occupe de ses fringues et lui fais une fellation.

Je tâche surtout de garder mon sang froid. J'espère le satisfaire pour ne pas le voir revenir à la charge. Une fois son plaisir obtenu, le temps qu'il reprenne ses idées, je m'empresse de prendre une boîte de Kleenex dans la boîte à gants et à vitesse grand V, et je m'en fourre plein la bouche, ni vu, ni connu mais c'est l'horreur !

 Lui est aux anges et semble même dans un état second.

Heureux de ce qui vient de lui arriver. Dans l'agitation, je perds une boucle d'oreille et je me mets à la chercher. Comble de l'ironie, mon agresseur la retrouve et me la donne. Puis, il sort un petit calepin, l'ouvre et me demande mon prénom et mon âge. Tout en précissant :

"Quand une femme me plaît, je la note dans mon carnet". Ce qui l'intéresse finalement, c'est son tableau de chasse.

 

 Lorsque j'arrive chez moi, je suis toute débraillée et dans un état catatonique. Je file dans la salle de bains me laver vingt fois les dents.

Pendant longtemps, je me promènerai chez moi avec une brosse à dents à la main. Mon fils veut que j'aille porter plainte. j'irai !

Mais il n'est pas question de faire la Une des journaux à scandale avec une histoire pareille. J'abandonnerai donc les poursuites contre cet inconnu. Pour eux, affaire classée ! Pour moi l'enfer ne fait que commencer...

 

Pour les amateurs :

Les souvenirs de Georgette Lemaire

La chance de Georgette tourne

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La descente aux enfers de Georgette

Georgette touche le fond

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Published by Régis IGLESIAS - dans Les souvenirs de ...
22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 18:57

47deb1fa"Les années.

 

 La première image du film montre une ported 'entrée qui s'entrebâille - il fait nuit -, se referme et se rouvre. Un petit garçon déboule, blouson orange, casquette à rabats sur les oreilles. C'est le amri qui a filmé ces images quand elle rentrait des courses avec les enfants ramassés après l'école. L'étiquette sur la bobine du film a pour titre Vie familiale 72-73. C'est toujours lui qui filme.

 

Quelqu'un commençait à jouer de la guitare, à chanter Comme un arbre dans la ville de Maxime Le Forestier et Duerme negrito de Quilapayun - on écoutait les yeux baissés. 

 On allait dormir au petit bonheur sur des lits de camps ne sachant pas s'il valait mieux faire l'amour avec son voisin de droite ou de gauche, ou rien.

 

 La société avait maintenant un nom, elle s'appelait "société de consommation". 

L'air était à la dépense. On achetait un frigo deux portes, une R5 primesautière, une semaine en Club Hôtel à Flaine, un studio à la Grande-Motte. on changeait la télé.

 Sur l'écran couleur, le monde était plus beau, les intérieurs plus enviables.

 

 La pub montrait comment il fallait vivre et se comporter, se meubler et consommer. 

Et les enfants réclamaient de l'évian fruité, "c'est plus musclé", des biscuits Cadbury, du Kiri, un mange-disques pour écouter la chanson des Aristochats et La Bonne du Curé, une voiture téléguidée et une poupée Barbie.

 

 Des phrases reviennent ça et là : "Etre prof me déchire". "Si je n'ai pas accompli ma promesse à vingt-cinq ans, écrire un roman, je me suicide." "Serais-je plus heureuse dans une autre vie ?"

 

 Ses années d'étudiante ne sont plus pour elle objet de désir nostalgique.

Puis de romantique, sa mémoire devient critique.

 Souvent, il lui revient des scènes de son enfance, sa mère lui criant plus tard tu nous cracheras à la figure, les garçons tournant en vespa après la messe, et elle avec sa permanente frisée, ses devoirs, ses lectures, Confidences et Delly, les chansons de Mariano, des souvenirs de son excellence scolaire et de son infériorité sociale, tout ce qu'elle a enfoui comme honteux et digne d'être retrouvé.

 Dans les souvenirs des années qui viennent de s'écouer. Rien de se qu'elle considère comme des images de bonheur.

L'hiver 69-70 en noir et blanc à cause du ciel livide et de la neige tombée en abondance. 

Sur la palce de Saint-Paul de Vence, Yves Montant jouant à la pétanque en chemise rose, un peu de ventre, après chaque coup promenant heureux et fat, son regard sur les touristes attroupés derrière les barrières à bonne distance, le même été où Gabrielle Russier est en prison et se suicide en rentrant dans son appartement.

Le bassin où les enfants font flotter des bateaux mécaniques.

Le livre de Robert Pinget Quelqu'un.

 

 Dans l'insoutenable de sa mémoire, il y a l'image de son père à l'agonie, du cadavre habillé du costume qu'il n'avait porté qu'une seule fois, son mariage à elle, descendu dans un sac de plastique de la chambre au RDC par l'escalier trop exigu pour le passage d'un cercueil.

 Les évènements politiques ne subsistent que sous forme de détails : à la télé, pendant la campagne présidentielle, la vision consternante de l'assemblage Mendès-France-Defferre, "mais pourquoi PFM ne s'est-il pas présenté tout seul" et le moment où Alain Poher, dans sa dernière allocution avant le second tour, se gratte le nez, son impression que, à cause de ce geste devant tous les spectateurs, il va se faire batttre par Pompidou.

 

 Le "goulag", apporté par Soljenitsyne, accueilli comme la révélation, semait la confusion et ternissait l'horizon de la Révolution.

 Un type au sourire abominable, sur des affiches, disait aux passants, droit dans les yeux, votre argent m'intéresse.

 1974.

Avec Giscard d'estaing, on vivait désormais dans la "société libérale avancée".

On ne s'ennuyait pas spécialement. Même nous - qui avions tourné le bouton de la télé le soir de l'élection aussitôt après avoir entendu Giscard lâcher un "je vous salue mon compétiteur" comme une série de prouts avec sa bouche en cul-de-poule-, nous étions ébranlés par le vote à dix-huit ans, le divorce par consentement mutuel.

Nous avions failli pleurer de rage en voyant Simone Veil se défendre seule à l'Assemblée contre les hommes déchaînés de son propre camp et l'avions mise dans notre panthéon à côté de l'autre Simone, de Beauvoir.

 Mais nous rompions définitivement avec ce président élégant quand il refusait la grâce de Ranucci, condamné à mort au milieu d'un été sans une goutte de pluie, brûlant, le premier depuis si longtemps.

 

 La mode était à la légéreté, au "clin d'oeil".

 On s'amusait de lire sur les panneaux de cinéma Les Suceuses et La Petite Culotte mouillée, on ne ratait aucune apparition de jean-Louis Bory en "folle" de service. L'interdiction naguère de La religieuse semblait inconsevable. Il était cependant difficile d'avouer combien la scène des Valseuses ou Patrick Dewaere tête le sein d'une femme à la place de son nourrisson nous avait bouleversés.

 Le dimanche après-midi, on restait à regarder Le petit Rapporteur et faire du bricolage.

 

 Selon les faits montrés à la télé accédaient à la réalité. Tout le monde avait un poste en couleur. Les vieux l'allumaient le midi au début des émissions et s'endormaient le soir devant l'écran fixe de la mire.

 En hiver les gens pieux n'avaient qu'à regarder Le Jour du Seigneur pour avoir la messe à domicile.

 Les femmes à la maison repassaient en regardant le feuilleton sur la première chaîne ou Aujourd'hui madame sur la deuxième.

 Les mères tenaient les enfants tranquilles avec Les Visiteurs du mercredi et Le Monde merveilleux de Walt Disney.

Pour les épouses, la télé apportait la tranquillité de garder leur mari à côté d'elle devant Sport Dimanche.

Dans les conversations, on entendait : ils ont dit ou ils ont montré à la télé...

Ils y avait que les profs pour accuser la télé de détourner les enfants de la lecture et de stériliser leur imagination.

 Ils n'en avaient cure, chantaient à tue-tête A la pêche aux moules moules moules, imitaient les voix de Titi et Grosminet, s'enchantaient de répéter Mamouth écrase les prix, Mamie écrase les prouts, les Muppet Show et les durs pètent de froid.

 A la fin des années 70 dans les repas de famille, la mémoie raccourcissait.

Autour des coquilles Saint-Jacques, du rôti de boeuf assorti de pommes dauphine, la conversation roulait sur les voitures et la comparaison des marques, le projet de faire construire, les dernières vacances, la consommation du temps et des choses.

 On détaillat les plasticages en Corse, les attentats en Espagne et en Irlande, les diamants de Bokassa, le pamphlet Hasard d'Estaing, la candidature de Coluche aux présidentielles, Björn Borg, le colorant E 123, les films, La Grande Bouffe que tout le monde avait vu, Manhattan.

 Les femmes se ménageaient des apartés sur des questions domestiques : le pliage des draps-housses, l'usure des jeans aux genoux, le détachage du vin sur la nappe avec du sel...

 L'égrènement des souvenirs de la guerre et de l'occupation s'était tari, à peine ranimé au dessert avec le champagne par les plus vieux, qu'on écoutait avec le même sourire que lorsqu'ils évoquaient Maurice Chevalier et Joséphine Baker.

 Le line avec le passé s'estompait. Le temps des enfants remplaçait le temps des morts.

Les jeunes ne jouaient pas au bridge, les vieux se méfiaient du Scrabble, le Monopoly était trop long.

 On "accédait à la propriété", cela rapprochait les vieux de la vieillesse, ils vivraient ainsi jusqu'à la mort. Emploi, mariage, enfants, ils étaient allés au bout de l'itinéraire de reproduction scellé maintenant dans la pierre par des traites sur vingt ans.

 Autour d'eux, les divorces pullulaient. Ils avaient essayé les films érotiques, l'achat de lingerie.

 A faire l'amour avec le même homme, les femmes avaient l'impression de redevenir vierges.

Pour connaître son vrai désir et se donner du courage, on allait voir Une femme sous influence, Identification d'une femme, on lisait La Femme gauchère, La femme fidèle.

 Avant de se décider à la séparation, il fallait des mois de nouvelles scènes conjugales etd e réconciliations lasses parce que le divorce ça n'existe pas chez nous.

 Enfin, on partageait tout, prêtes à entrer dans le déchirement du divorce, la prolifération des menaces et d'injures, la mesquinerie, prêtes à vivre avec deux fois moins d'argent, prêtes à tout pour retrouver le désir d'un avenir.

 

La suite prochainement.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 14:43

4d37037e"A m'en déchirer le coeur.

 

 C'est dans un trois pièces chic et cossu de la capitale que s'est déroulée une des scènes les plus sordides de ma vie.

Ce jour-là, Bob me ramène chez moi, Daniel lui a donné rendez-vous...

 Connaissant le caractère explosif de mon mari, Bob me demande d'attendre dans la voiture et préfère monter s'expliquer seul avec lui. Une sacrée surprise l'attend dans l'apaprtement : Daniel assis calmement dans le canapé du salon avec une carabine avec la main et une bôite de cartouches posée sur la table.

 Il renvoie Bob me chercher, car il souhaite que j'assiste à la scène. Je monte. Et, parce que je suis morte de trouille, je le provoque bêtement : "Vas-y Bob, rentre, n'aie pas peur. Tu ne crains rien, il n'osera jamais tirer..."

 Daniel est tenu par une colère froide.

- Tu sais Bob, je préfèrerais aller en taule pour meurtre plutôt que de te voir aprtir avec ma femme".

Terrorisé, Bob tente de aprlementer, de le raisonner pour éviter le drame ! Finalement, c'est moi qui vait mettre le hola à cette mascarade. Une fois encore, Daniel me demande de choisir et cette-fois, je joue le tout pour le tout, lui avouant que tout est fini entre nous.

 C'est Bob que j'ai choisi ! Pourtant, à cette minute, je suis encore très amoureuse de Daniel. mais si je peux vivre sans Daniel, je ne peux plus chanter sans Bob.

 Quelques minutes plus tard, je me retrouve dans la voiture de Bob, je sanglote comme une madeleine. Cette fois, je sais que tout est fini avec Daniel. Il n'y aura pas de retour possible. C'est trop tard.

 

 Daniel aura beaucoup de mal à s'en remettre. mais l'amour, ça fait toujours mal non ?

Quant à moi, mon choix est fait. j'ai définitement tourné le dos à mon enfance, à ma jeunesse, à mes années d'insouciance. En disant adieu à Daniel, j'accepte enfin de grandir et de pénétrer dans le monde mystérieux des adultes.

 Bien mal m'en a pris.

 

 C'était peut-être trop fort, trop grand, trop vrai pour durer. Aujourd'hui avec le recul et la sagesse de mes soixante-six ans, je sais que ça n'aurait jamais pu marcher sur le long terme.

Mais il n'y a pas un jour où je n'ai pas pensé à lui. Il n'y a pas un jour où il ne m'a pas manqué. Avec lui, je vivais mes rêves. Quand je l'ai quitté, je me suis contenté de rêver ma vie. Je ne l'ai jamais oublié et au plus profond de moi, je garde au chaud le souvenir de nos étreintes, la force de nos soupirs d'enfants, le murmure de nos souffles adolescents.

 

 Avec Bob, c'est la grande vie qui commence.

Je vais mettre des mois à aimer Bob. Un amour qui va complètement m'aliéner et me rendre folle.

 

 En attendant, c'est juste la folie des tournées et je l'impose sur toutes les dates quitte à le payer plus cher qu'un autre pianiste de peur qu'il me lâche. je le couvre de cadeaux : une guitare, une moto, une BMW, rien n'est trop beau pour le musicien de mon coeur.

 Nous nous sommes mariés en février de cette même année. Un mariage qui a bien failli ne jamais avoir lieu.

 En effet, alors que je suis en train d'essayer ma robe de mariée dans une boutique parisienne, deux flics me demandent de les suivre au poste de police : là on m'annonce que Bob  vient d'être arrêté en compagnie d'hommes et de femmes, en plein bois de Boulogne.

 Il est directement incarcéré à Fresnes et moi, je suis dans tous mes états.

C'est Eddy Marouani qui me sauve la mise avant de me coller deux claques et de me dire : "Mais Georgette, réveill-toi un peu, retourne avec Daniel tant qu'il est encore tant et laisse tomber ce Bob, ce n'est pas un homme pour toi."

 Sauf que depuis notre divorce express, Daniel est sur les routes des tournées à fricoter avec tout ce qui bouge - y compris mon ancienne secrétaire Annick - et moi je suis déjà enceinte de Bob.

 Et puis, on ne se refait, c'est moi la femme de tous les extrêmes etd e toutes les passions. Excessive en tout et surtout en amour.

 Je paye une fortune pour le faire sortir. le jour de sa libération, je l'attends devant Fresnes avec, en guise de cadeau de sortie, une magnifique montre de plongée achetée sur les Champs-Elysées.

 

 Quelques semaines plus tard, c'est donc moi qui conduit la BMW jusqu'à l'église de Nogent (Bob n'a plus de permis car il a renversé accidentement un piéton). Signe flagrant d'un désastre annoncé, le jeune marié a oublié les alliances. Dans ma robe bleu ciel, je me dis que tout est encore possible alors que je suis déjà passée d'un doux rêve à la dure réalité.

 Très vite, notre couple va devenir un duo infernal. Une sorte de Liz taylor et Richard Burton dans La mégère apprivoisée. On passe notre temps à se disputer comme des chiffoniers.

 Et il va trouver un moyend e chantage imparable pour me destabiliser et me faire céder : dès que quelque chose ne lui convient pas, il refuse de m'accompagner sur scène.

 C'est bien simple, je crois que Bob est l'homme qui m'aura le plus fait pleurer. Celui qui m'aura le plus torturé. Je suis harcelé moralement. Et la plupart du temps pour des broutilles.

Et puis, je l'avoue, je suis jalouse terriblement. Je suis même très exclusive. Oui, je suis jalouse, mais croyez bien que j'ai des raisons de l'être. Car mon cher et tendre prône l'amour libre. Libre d'aimer qui l'on veut, quand on veut, où l'on veut. Mais moi, je suis de la vieille école : difficile d'aimer sur le mode pluriel. Difficile de faire l'amour sans amour.

 Pire : je réalise vite que les nounous de mes enfants passent plus de temps dans le lit de mon mari que dans la nurserie. Eh oui, monsieur a le culot de faire vivre ses maîtresses sous mon toit.

 La totale !

 

 Là-dessus, pour sauver notre couple, Bob ne trouve rien de mieux pour pimenter notre couple que d'avoir désormais une sexualité libre !

 Quand on rentre de gala, il veut systématiquement par le bois de Boulogne. Là, il arrête la voiture et me demande de dégraffer mon soutien-gorge. Ca l'excite de voir des inconnus mater les seins de sa femme.

 Un soir, Bob m'offre la surprise du chef : à défaut de m'emmener dîner au restaurant, il me propose une soirée coquine dans un club !

 Pourquoi pas ?

 

 Quand j'arrive, on me demande de me déshabiller. Je suis interloquée, sidérée. Bob m'explique dans un grand sourire que nous allons tester l'échangisme ! Une méthode formidable, paraît-il, pour éviter les pièges de la routine et l'usure du temps.

 C'est ce soir-là que j'ai perdu toute confiance en Bob.

 

 Suite à une ènième dispute, Bob quitte la maison sans ne plus donner signe de vie. Au bout d'un mois, son pote m'apprend qu'il vit dans le sud. Je décide d'aller le retrouver, bien déterminé à le récupérer. Sauf qu'en arrivant, je découvre que Bob s'est remis en ménage avec son ex, qu'il avait justement quittée pour moi, et qu'il n'est pas question pour lui de reprendre la vie commune à mes côtés.

 Je rentre à Paris, dévastée par le chagrin.

 

 Deux ou trois jours plus tard, le téléphonne sonne : c'est à nouveau Bob ! Bob qui regrette, qui veut rentrer au bercail. Il me supplie de lui donner une seconde chance. et me promet de repartir à zéro, me jurant ses grands dieux que cette fois, tout sera différent.

 A votre avis, qu'ais-je fait ?

 

 Fin 71, je joue dans une comédie musicale de Francis Lopez, intitulée Restons françaises où je donne la réplique à Gérard Barray. Je suis à la fois actrice et chanteuse.

 Mais l'expérience s'avère difficile pour moi. Entre mon texte d'actrice et mes chansons, ma mémoire me fait défaut. Sans compter la fois où je reste dans ma loge, oubliant mon entrée sur scène.

 Je finirai la pièce en partageant mon rôle avec une autre actrice. 

 

 Direction la Corse. Bob jure m'avoir décroché un contrat dans une grande salle. Seulement, en arrivant sur place, la salle est vide et surtout, il n'y a personne pour nous payer. Pour amortir les billets d'avion, Bob me fait chanter dans un bar perdu en plein maquis. A défaut d'une loge d'artiste, je me change en catastrophe dans une caravane et en guise de scène, je dois me contenter de monter sur un billard.

 Au retour, je refuse de prendre l'avion et je supplie Bob de louer une voiture pour rentrer. Bob éclate de rire en me disant : "Georgette, on est sur une île".

 Je vais faire ma première croisière. Je suis malade pendant toute la traversée.

 

 C'est en 1975, année noire, que Bon et moi avons finalement divorcé.

A l'église de Nogent, on s'était promis de s'aimer pour le meilleur et pour le pire. Bob m'aura aimé sans le meilleur et sans lui désormais, j'allais vivre le pire.

 

Pour les amateurs :

Les souvenirs de Georgette Lemaire

La chance de Georgette tourne

Georgette prend la tangente

La descente aux enfers de Georgette

Georgette touche le fond

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 13:17

78dd059a"A m'en déchirer le coeur.

 

 Je ne voulais pas faire carrière même si j'ai une jolie voix et que lorsque j'habitais encore chez mes parents, les voisins adoraient se mettre à la fenêtre pour m'entendre chanter.

"Je m'voyais déjà, en haut de l'affiche" dirait un certain Charles Aznavour, mais ce n'était que des jeux d'enfants où je m'amusais à jouer les reines du music-hall. Et à l'école, je gagnais toujours le premier prix de chant.

 

 Puis, dès l'âge de quatorze ans, je m'arrangeais pour me présenter aux radios-crochets du 14 juillet, place Gambetta. La première fois, j'ai chanté "On a pas tous les jours vingt ans" et je me suis retrouvée ex aequoavec un garçon qui, lui, avait interprété du Richard Anthony.

 Bref, pour moi, chanter, c'était plus une lubie, un passe-temps, quelque chose qui me faisait du bien. Je m'amusais, toute seule chez moi, devant ma glace, avec mon tourne-disque et ma brosse à cheveux en guise de micro.

- Puisque tu aimes chanter, me dit ma belle-mère, au lieu de rester chez toi, fais-en profiter les autres et ça te fera toujours un peu d'argent de poche."

 Voilà comment j'ai commencé, sans le savoir, à en faire mon métier. juste pour le plaisir de chanter du Piaf, du Macias ou du Ferrat. Puis, un jour, tout va basculer !

 Un communiqué à la télé annonce qu'on recherche des candidats pour aprticiper au Jeu de la chance de Roger Lanzac.

Quand j'entends que le gagnant pourra repartir avec des boîtes de jouets, mon coeur de maman fait un bon. Voir les grands yeux de mes enfants s'ouvrir et s'émerveiller devant leurs cadeaux, j'en rêve déjà...

 Le grand jour arrive. Je choisis "La foule" de Piaf, mon idole. Sept jours plus atrd, je suis fidèle au potse avec une nouvelle partition : "L'hymne à l'amour". Et c'est le jackpot !

Le public me veut et me redemande. Je pense que l'histoire va s'arrêter là. J'ai eu ce que je voulais : des jouets pour mes fils. Merci, au revoir, et à la prochaine... Mais le public m'ayant choisie, je dois revenir la semaine suivante afin d'affronter de nouveaux candidats.

 

 C'est sur l'air de "Padam Padam Padam" que je gagne pour la seconde fois consécutive. C'est ainsi que je me retrouve chez le pianiste de l'émisiion afin de répéter "Le dénicheur" pour repasser la semaine d'après. Mais je devrais céder ma place à une autre candidate : une certaine Mireille Mathieu...

C'est bien plus tard que je comprendrais tout ce qui s'est injustement tramé dans mon dos. Mais dé"jà je reprends mon petit bonhomme de chemin... Sans savoir que mon existence est en train de prendre un virage à 180°.

 

 Tout s'accélère parce que France-Soir m'a mise en première page dans ses colonnes et qu'Eddie Marouani me prend sous son aile. Dans la foulée, les maisons de disques commencent à me contacter pour me faire des offres intéressantes et j'accepte de signer chez Philips, trop heureuse de me retrouver dans la même écurie chantante que Sheila.

 Je donne mes premiers galas aux alentours de Saint-Ouen, je chante a capella dans de petites salles de quartier, à peine accompagnée d'un accordéoniste. 

 J'enregistre ensuite "A faire l'amour sans amour", une chanson écrite par Charles Dumont qui deviendra un hymne pour certaines prostituées.

 A l'automne 67, quand Georges brassens m'engage en vedette américaine de son spectacle à Bobino, c'est mon mari qui s'occupe des détails techniques. On s'aime toujours, on a pu surmonter la crise. Rien de mauvais ne peut plus nous arriver. Si j'avais su ce que le destin me réservait, je n'aurais sans doute pas voulu y croire.

 

 Nous sommes alors en pleine vague de Salut les Copains. C'est l'époque des yéyé, des Johnny et des Sylvie. Soit on fait partie de cette petite bande, soit on est méchamment exclu. une véritable secte !

 

 En coulisses, un homme veille à ce que je ne fasse ni trop de bruit ni trop d'éclat. Johnny Stark.

L'homme qui a inventé Johnny hallyday et qui tente à présent de créer Mireille Mathieu, est bien décidé à faire oublier Georgette Lemaire. Je deviens interdite de plateaux à la télévision et d'émissions de radio.

 

 Un jour on me propose un pianiste pour m'accompagné. Bob.

A peine a-t-il entamé le premier morceau que je suis sous le choc ! Envoûtée, hypnotisée. Cet homme m'aurait-il jeté un sort Je me sens comme ensorcelée, totalement séduite !

 Bob trouve d'instainct le bon tempo de toutes mes chansons. Il ressent mes partitions et devine tout du premier coup l'accord idéal, la note parfaite, celle qui me sied le mieux. Je l'avoue, entre luie t moi, c'est un coup de foudre... professionnel ! Quelle naïve je suis.

 Désormais, je ne veux plus que lui à mes côtés.

Et je souhaite le convaincre de poursuivre l'aventure après Bobino. Mais il refuse, prétextant avoir d'autres engagements à honorer.

 Pourtant, quelques temps après, à la maison, le téléphone sonne. C'est Bob ! Qui me fixe un rendez-vous dans un petit hôtel parisien. Je m'y rends ne sachant pas du tout à quoi m'attendre. Et là, il m'annonce qu'il est tombé amoureux de moi.

 S'il arefusé mon offre, c'est parce que qu'il se dit incapable d'être à mes côtés sur scène alors que je suis amriée. Question de décence, Bob me demande de passer la nuit avec lui. Je refuse et lui propose juste de rester avec lui un petit moment.

 Mais Bob n'est pas du genre à s'avouer facilement vaincu. Et me pose cet ultimatum : "Non, c'est la nuit ou rien du tout !"

 Et je reste !

 Aux premières lueurs du jour, au moment de le quitter, je propose à Bob de le revoir régulièrement. Dans ma tête, l'idée a fait son chemin : il sera mon amant.

 

 Je suis choquée, ébranlée, complètement paumée. Je ne sais plus quoi faire. Et je n'ai plus qu'une idée en tête : garder les deux !

 Alors que je suis en pleine tournée avec Alain Barrière en vedette, je suis tiraillée entre Daniel qui commence à avoir de sérieux doutes sur ma fidélité et Bob qui me menace ouvertement de ne plus m'accompagner au piano.

 La tournée s'achève enfin. Le dernier soir, direction Paris, je monte en voiture avec Daniel.

La nuit est profonde, nous sommes en pleine campagne lorsque soudain, Daniel arrête la voiture et me force à descendre.

- Je te laisse sur le trottoir me dit-il. avec un peu de chance, Bob va passer par là et te ramasser...

Et il redémarre en trombe sans même me laisser le temps de riposter.

 

 Je suis mortifiée. Seule au beau milieu de la nature, je suis morte de peur. Mais bientôt Bob arrive et me récupère.

Au même moment, soulagée, je vois la voiture de Daniel revenir en marche arrière et mon mai me sommer de remonter avec lui. Mon orgueil en a pris un coup et je refuse de bouger.

 Daniel demande à Bob de descendre pour aller s'expliquer "entre hommes" un peu plus loin. Je vois Bob se munir de trois gros pavés au cas où les choses tourneraient mal pour lui. Et mopi, je suis là, en larmes, impuissante, prostrée dans cette voiture à me morfondre sur les dégâts de ma vie. Bob a le courage d'avouer qu'il est amoureux de moi et Daniel me demande de choisir. 

 Je n'y arrive pas.

Je ne peux pas. J'aime les deux, je veux les deux : mon premier amour et mon pianiste de génie. Finalement, je remonte dans la voiture de Daniel en leur disant qu'on s'expliquera à Paris.

 

 De retour à paris, j'ai l'impression d'être prisonnière : de Philips, de Daniel, de ma carrière. Je ne contrôle plus rien. Mes pulsions me dominent et m'entraînent sur une pente que je sais déjà vertigineuse et dangereuse.

 Bob sera-t-il mon sauveur ?

Celui qui saura me redonner élan, courage, sensation d'ivresse et d'évasion ? Daniel est-il encore l'homme de ma vie ? Entre nous, n'est-ce pas déjà trop tard ? A force de trop s'aimer, peut-être finit-on par s'aimer mal. S'aimer moins. N'avons-nous pas atteint le point de non-retour ?

 

Vous le saurez au prochain épisode.

 

Pour les amateurs :

Les souvenirs de Georgette Lemaire

La chance de Georgette tourne

Georgette prend la tangente

La descente aux enfers de Georgette

Georgette touche le fond

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 12:15

Besseges.jpg"Les Bességeois.

 

 Bessèges est une petite bourgade située à cinq heures de Carmaux (en passant par la Loraaine avec des sabots). C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour voyager au pays du souvenir en compagnie de Mme Marino et de ses amis.

 Qui est Mme Marino ?

 

Une Mamie charmante qui fêtait ses quatre-vingt-dix neuf ans. Excusez du peu. On l'écoute religieusement quand elle parle de Renée, son mari :


"Des milliers et des milliers d'années ne sauraient suffire...

Pour dire la petite seconde d'éternité où mon mari Renée m'a embrassé pour la première fois.

Au parc Montsouris à Paris.

A Paris. Sur la terre.

La terre qui est un astre."

 

La suite ? Un mariage, une demi-douzaine de gosses et des souvenirs par centaines comme les magnolias de Clo-clo.

La fin ? Elle était heureuse la Marino après avoir reçu son cadeau à la fin du spectacle. Elle nous a quand même avoué que si elle était heurreuse de sa vie, elle avait quand même un peu peur de la mort. Avant de nous lancer - en partant ! - cette phrase lapidaire que je ne fais que citer :

 

- Peut-être la peur de la mort n'est-elle que le souvenir de la peur de naître.

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Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin