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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 18:24
Le chant des Africains
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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 19:16

1930 - 39 : Le jazz occupe un vaste terrain. Ray Ventura aussi est de la partie, son orchestre s'éloignera du jazz pour aller de plus en plus vers la chanson populaire ("Le refrain des chevaux de bois", "Les chemises de l'Archiduchesse", "Comme tout le monde").

Fred Adison suivra cet exemple ("Quand un gendarme rit"), Jo Bouillon ("Au Lycée Papillon")

 Le cinéma parlant devient le nouveau moyen de transformer les chansons en succès. Georges Milton devient le héros d'une série de films très populaires, où son personnage de Bouboule illustre à merveille le parisien rigolard et frondeur à la philosophie simpliste ("J'ai ma combine").

 La radio a le vent en poupe. Radio-cité en 35 marquera le début de la radio moderne. Dès 36, "Le crochet téléphonique", "Le music-Hall des jeunes" ou "Le micro de la redoute" lanceront la môme Piaf, André Claveau, Trenet, ...

 L'année suivante Radio 37 proposera "Le bar des vedettes"

 Le registre des chansons de charme est aussi à la mode. Tino Rossi atteint l'idolâtrie auprès du public féminin. Les ventes colossales de ses disques sont bientôt relayées par le succès de ses films ("Marinella", "Au son des guitares", "Naples au baiser de feu") qui sont autant d'occasions de le voir chanter.

 La chanson pénètre dans les appartements et la vie quotidienne des auditeurs.

 Marie Dubas crée l'évènement en intégrant dans le tour de chant de l'Empire "Le doux caboulot", suivi par "Couchés dans les foins" de Pills et Tabet.

 Les refrains bucoliques deviennent tendance.

 Trenet deviendra ensuite le porte-parole de sa génération avec Je chante", "J'ai ta main", "Fleur bleue", Boom", etc...

 Les échos du Front Populaire

 "Le chant des chomeurs" est un hymne qui connaîtra une certaine postérité.

 De même qu'"Au devant de la vie" qui sera repris en 36 dans le film militant de jean renoir "La vie est à nous". La crise n'est pas fini et la chanson va avoir des préoccupations sociales "Fermé le lundi", "La java d'un sou", "La Belle France", "Tout va très bien Madame la Marquise" affiche un désespoir souriant.

 Cette ritournelle restera comme comme une chanson symbole de la décennie.

 La victoire électorale du Front populaire en 36 entraîne une euphorie à laquelle participe la chanson avec une explosion de refrains d'évasion comme "Aimez-vous les moules marinières", "quand on s'promène au bord de l'eau" ou des chansons sur les congés payés comme "Prends la route", "L'hotel au clair de lune", "La grève de l'orchestre", Jeanne Aubert entonne "Sur la commode", suivi de "Ca c'est d'la bagnole" de Georgius" ou un "Un avion tout blanc" de Damia. Bulle artificielle dont Trenet pourrait être la parfaite incarnation avec "Y a d'la joie". Raymond Asso lance dès 36 un cri prémonitoire "Tout fout le camp", on pourra entendre ensuite sur les ondes "Homme 40... chevaux 8" évoquant les transports de troupes vers le front.

 

 "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux" et "La route enchantée" permettent un temps soit peu de s'évader.

 Si peu.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 02:02

le_doux_caboulot.jpg

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 21:03
Berthe Sylva - Du gris
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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 11:34

couches_dans_le_foin2.jpg

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 16:06

journal"Mariano, Moreno et compagnie...

 

 Avec son physique d'hidalgo et sa voix suave, Luis Mariano est l'exemple parfait du chanteur d'opérette, un genre tombé en désuétude depuis bien longtemps.

 Sauf pour ma Mamie.

 A l'époque, Mariano faisait salle pleine. De La belle de Cadix à La caravelle d'or, en passant par Le chanteur de Mexico ou Violettes impériales, le bel ibère n'aura fait que ça, avec un succès immense.

 En 54, il avait déjà vendu un million de disques !

 Rien que ça.

 

Autre latin lover qui fera lui aussi carrière dans l'opérette, l'étonnant  Georges Guétary avec Un Américain à Paris. Un garçon bien de chez nous triomphera aussi dans le genre, le sympathique Henri Genès.

 Il enchaînera dans un genre moins charmeur que déconneur des succès aux titres typiques : La tantina de Burgos, Le facteur de Santa Cruz ou Fatigués de naissance.

 

 Dario Moreno incarne parfaitement cette excentricité outrée chère aux années cinquante. Personnage attachant de charmeur rondouillard, il passe de l'opérette (La vie parisienne) à divers styles latino-américains (cha-cha-cha, mambo, samba) pour quelques tubes amusants ("Si tu vas à Rio", "Brigitte Bardot").

 

 Marcel Amont pratique pour sa part une chansonnette fantaisiste assez datée aujourd'hui mais très populaire à l'époque avec notamment Bleu, blanc, blond ou Un Mexicain.

 Eddie Constantine va lui aussi devenir une véritable idole. Son personnage de séducteur nonchalant à l'accent yankee fait merveille au cinéma où il incarne le fameux détective Lemmy Caution ; ainsi que dans la chanson, avec des titres comme Et bâiller et dormir, Ah les femmes ! ou l'inoubliable Cigarettes, whisky et p'tites pépées...

 

La chanson préférée de Mamie...

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 00:08

journal"La miss.

 

 Le 11 novembre 1918, jour d’armistice, c’est un ballet de rires, de chants et d’étreintes qui frappe le pavé parisien.

 Au Casino de Paris, un tandem interprète La madelon de la victoire pour un public qui se levant comme un seul homme, reprend en coeur. Mistinguett et Maurice Chevalier !

 Ils devront bisser six fois tant la ferveur des aficionados enfle dans la salle.

 "C’est la fin du cauchemar, la fête recommence..." brandit, gouailleuse, la Miss.

 

 Mistinguett, c’est tout un poème, l’histoire ahurissante d’une fille de rien qu’une énergie sans pareil hisse au sommet, une "propriété nationale" dira Colette.

 Elle vend ses petits bouquets devant le casino d’Enghien-les-Bains avant de tâter du caf’conc. Non pas qu’elle ait de la voix, du jeu de jambe ni même qu’elle soit belle.

 Elle n’a rien de cela mais bien davantage : le bagout, l’entrain, la folie, la fantaisie, la drôlerie...

  Sur les planches, elle apprend peu à peu à canaliser son énergie et à composer son personnage.

 Elle joue les comiques, les gigolettes et les épileptiques , ainsi que l’on nomme les artistes quelque peu remuants.

 Elle fait son bonhomme de chemin. Le public adore sa dégaine avec ses petites jupettes et ses socquettes.

 Jean Cocteau plus que quiconque ! Il n’a pas encore le sou mais économise pour voir son idole sur les planches et la fleurir de petits bouquets de violettes.

 Après le Moulin-Rouge dans La valse chaloupée, elle débarque aux Folies-Bergère en 1911, au bras de Maurice Chevalier. Il a quitté Fréhel pour ses beaux yeux : une idylle qui les liera dix ans.

 Le couple propose La Valse renversante. Il y a de quoi...

 Une danse plus proche de la roulade que de la chorégraphie ! Les deux, en pleine étreinte, doivent faire chavirer quelques meubles, se projeter sur un sofa avant de se rouler sur le tapis sans s’être déliés : de quoi s’aimer à la folie pendant une décennie !

 Et que n’aurait pas tenté la Miss pour libérer son homme fait prisonnier dans un camp allemand ? ... Jusqu’à quérir l’aide du roi d’Espagne, l’un de ses plus fervents admirateurs !

 Leur folle romance est un chapelet de scènes et de provocations. Toujours prompte à jeter de l’huile sur le feu de leur amour et à aiguiser la jalousie de son homme, elle célèbre même à grand renfort de tambour son faux mariage avec Mayol, pourtant inverti notoire.

 La guerre achevée, s’ouvre une époque nouvelles, de folles années...

 Les chansons deviennent alors bien guillerettes, ainsi C’est une gamine charmante extrait de Phi-Phi, ou encore Dédé. L’Amérique fait alors rêver, son charleston, son fox-trot, son blues et son ragtime.

 C’est le temps du grand escalier bordé de nymphes à paillettes et à plumes et des "L’ai-je bien entendu ?" et guirlandes de gambettes gainées...

 Mistinguett entre dans la danse. Parée de ses trucs en plumes et d’une fortune colossale en bijoux, sans oublier ses maigrelettes gambettes que l’on dit assurées pour cinq cent mille francs, elle met le feu au Casino de Paris.

 Son nom brille en lettres de feu à l’affiche de En douce, de Ça c’est Paris... Ou encore de La java de Doudoune avec comme jeune premier Jean Gabin, de Paris qui jazz avec pour chanson vedette Mon homme. N’est-elle pas tordante lorsqu’elle entonne de sa voix maladroite :

"Il m’a vue nue ? Il m’a vu nue. Toute nue

Sans cache-truc, ni soutien-machins

J’en ai rougi jusqu’aux vaccins...

 Elle prête son image aux plus grands couturiers, à des parfums, à des automobiles symbolisant alors le luxe dans toute sa splendeur. Elle incarne si brillamment Paris que l’Amérique la réclame.

 Et notre Miss s’installe à Broadway et Mon homme, dont on murmure qu’elle s’adresse alors à Maurice Chevalier, transformé en My man y est un succès colossal.

 Mistinguett est alors une telle légende qu’elle se permet même de se mettre en scène dans un de ses refrains, C’est vrai.

"On dit que j’ai de grandes quenottes

Que je n’ai que trois notes

C’est vrai !

Mais j’s’rais pas Mistinguett

Si j’étais pas comme ça !

 Elle tire sa révérence à 81 ans. Et si l’on donne aujourd’hui l’âge de la Miss, il fut longtemps secret d’état.

 Celle-ci refusait en effet de le dévoiler, si bien que la chose ne manquait pas d’être tournée en dérision...

 Le chansonnier Marcel Achard en fera un texte hilarant : "On prend la date de naissance de la Miss, on soustrait le chiffre de lui-même et on brûle ensuite le papier sur lequel on a fait le calcul. Puis on additionne le nombre de lettres que la Miss a reçues pendant les douze derniers jours et on multiplie par le nombre de ses toilettes d’été, on retranche son dernier cachet, on ajoute le nombre de ses mariages vrais ou faux, on enlève trois mois par enfant, on retranche dix ans par galanterie..."

 Finalement, l'un dans l'autre, de Chevalier, ne restera plus que l'amitié.

 Et Mistinguett constate :

"Nous nous sommes revus... J'avais toujours de la peine. mais il existe des choses plus importantes que les choses sans remède, les revues succédaient au voyage et il fallait que je fasse ma vie."

... analyse :

"La présence de Chevalier ne m'a jamais apporté grand-chose. Mais son absence a dominé le reste de ma vie. peut-être est-ce ma faute s'il m'a quittée..."

... vise juste :

"Peut-être est-ce parce que je n'ai jamais pu oublier le garçon qui essayait son premier smoking en chaloupant sur le boulevard pour faire distingué, si gonflé de sa nouvelle importance, que l'on n'aurait pas pu glisser une feuille de papier à cigarette entre son fond de culotte et ses fesses.

... et enfin avoue :

"En ce qui me concerne, Maurice n'est jamais vraiment parti ni revenu. En amour, je me passe de géographie/ Le souvenir de ce que fut notre amour me tient lieu, toute ma vie, d'état d'âme. Grâce à lui les paroles les plus anodines prennent du paysage... En cachette, je songeais encore à lui... Maurice Chevalier, c'est un chapitre à part dans ma vie, sans grand rapport avec les dates, sans grand rapport même avec la vie que nous avons menée. Notre histoire n'est peut-être pas fini..."

La miss écrit ces lignes en 1954. Elle a soixante-dix-neuf ans. 

 

Rideau.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 21:29

journal"Sombre dimanche.

 

 Rockeuse avant l’heure, avec sa façon furieuse de cracher les cruautés du monde, Damia figure aussi en bonne place.

 Née en 1889 sous le nom de Marie-Louise Damien, elle quitte ses parents à quinze ans pour faire une figuration au théâtre du Châtelet. Sa rencontre avec Doherty, le mari de Fréhel, lui permet de prendre ses premières leçons de chant puis d’enchaîner dans des caf’conc’.

 Après que Sacha Guitry a trouvé a redire à ses tenues de scènes, Marie-Louise adopte un fourreau noir aussi sobre qu’un étui. On murmure à ce propos qu’aux premières heures de la guerre, elle aurait en signe de deuil décousu le col de dentelle de sa robe pour ainsi se produire toute de noir vêtue.

 Un uniforme inédit alors.

 Entre-temps, elle est devenue Damia, qui est aussi le nom d’une divinité grecque personnifiant la nature sauvage.

 C’est dire le tempérament de la dame... En effet, l’artiste à l’art du geste dramatique. Elle va créé une atmosphère inquiétante avec les projecteurs et ses fonds de scène. Une tragédienne née. Quant à son répertoire proprement dit, on touche là à ce que la chanson à de plus lacrymal. Ainsi son plus grand succès, Les goélands, une vieille chanson qu’elle exhume avec génie :

 

Les marins qui meurent en mer

Et que l’on jette au gouffre amer

Roulent d’écueil en écueil 

Dans l’épouvantable cercueil.

 

Ce n’est qu’un extrait, pour situer...

 Elle chante aussi La suppliante, La veuve, Celui qui s’en va, La malédiction, J’ai l’cafard... Et que dire de Sombre Dimanche qui tirerait des larmes au plus sanguinaire des bourreaux.

 Si bien qu’on diffuse de la diffuser le jour du Seigneur... et qu’on observe même, dit-on, une augmentation des suicides !

 Elle meurt le 30 janvier 1978 sans jamais avoir cédé aux sirènes du progrès qui imposaient que l’on chante dans un microphone.

 

Rideau.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 21:14

journal"Destin brisé.

 

 Les temps changent...

 Dans les années 30, le soufflet des Années folles est retombé et la chanson "lacrymale" peut se répandre à gros bouillons.

 Les pierreuses début du siècle façon Yvette Guilbert renaissent de leur cendres et il est alors rien de mieux que de faire pleurer dans les chaumières. Car ce sont les femmes qui parlent le mieux de la misère...

 N’ont-elles pas enduré du malheur pendant la guerre tandis qu’elles remplaçaient leurs hommes au foyer, aux champs et à l’usine ?

 Et les femmes raffolent de ces rangaines pathétiques égrenant coeurs brisés, corps roués, dignités ravagées, beautés déchues et autres ventres salis et affamés.

 Dans le genre, Fréhel excelle.

 Nul romancier, pas même Zola, n’aurait pu imaginer pareille destinée.

 Ses parents - de bons bretons - son venues tenter leur chance à Paris.

 Pour M. Boulc’h, ce sera ouvrier aux chemins de fer, pour madame, des petits emplois de boniche et un peu de tapin pour arrondir les fins de mois.

 Marguerite Boulc’h, née en 1891, n’est pas une fleur de pavé mais elle traîne pourtant ses guêtres dès la petite enfance, dans des souliers trop grands pour elle, poussant la chansonnette à un coin de rue pour rapporter trois sous à la maison.

 Dire que la famille Boulc’h souffre de malchance est un euphémisme... Entre la grand-mère tuée par une vache en Bretagne, le grand-père foudroyé par une tornade et le père grièvement blessé par une locomotive, il y a de quoi se lamenter.

 Marguerite aura sa part...

 Elle est haute comme trois pommes quand elle se retrouve face à la Belle Otero, reine du music-hall, à tenter de lui vendre un "rénovateur facial" pour le compte d’un pharmacien.

 La Belle Otero est si estomaquée par le culot et l’allant de la petite qu’elle la fait engager au Café de l’Univers où elle interprétera les refrains de Montéhus. Sous le nom de Pervenche, elle fait un malheur, avec ses grands yeux clairs, sa voix gouailleuse, ses mauvaises manières et son sens de la repartie...

 Bientôt, on parle partout de celle qui a emprunté son nom de scène au cap Fréhel, de la Bretagne de ses origines.

 A peine sortie de l’enfance, la voici vedette, mariée et maman.

 L’enfant meurt en bas âge et son homme la quitte pour la grande Damia, cette même Damia qui lui présente celui qui devient le grand amour de sa vie, Maurice Chevalier.

 Fréhel brûle sa vie, tente d’y mettre fin, explore des paradis artificiels, l’alcool, l’éther, la cocaïne...

 Des excès qui font fuir son amant.

 Sa course folle l’éloigne de France. Elle n’a que 22 ans lorsqu’elle trouve exil à Saint-Pétersbourg, puis à Bucarest et à Constantinople. Elle est tellement brisée que l’ambassadeur de France la fait rapatrier à Paris !

 Le public retrouve une femme de trente et un ans aussi bouffi que méconnaissable.

 A l’Olympia, il fait un triomphe à celle qui ne compose pas la déchéance mais l’incarne totalement. On s’émeut qu’elle porte en creux de son visage les cicatrices du chagrins, que son corps lourd porte le poids de ses malheurs, si bien que le cinéma l’accueille.

 Elle incarne des tenancières, des chanteuses de cabaret, des catins, ou des Mme Tout-le-monde. Elle est magistrale dans Pépé le Moko en 1936 aux côtés de Jean Gabin.

 Hormis le succès La java bleue, ses chansons ne font plus dans la dentelle : La coco, Quand on a trop de coeur, A la dérive, La peur, Il encaisse tout, Sans lendemain, La môme catch-catch qui lui fais dire "Je bois du gros qui tache"... Sa gouaille aussi porte à rire notamment quand elle chante Tel qu’il est :

 

Il n’a pas un seul poil sur la tête

Mais il en a plein sur les gambettes

Et celui qu’il a dans la main

C’est pas du poil c’est du crin

Tel qu’il est il me plaît...

 

 Une fin d’après-midi de 1938, sur un trottoir du 9ème arrondissement, une femme épaisse croise un gamin. Il s’en revient de l’école le petit Lucien, la croix d’honneur fièrement agrafée à sa blouse en récompense de ses bons résultats.

 La passante, connue de tous dans le quartier, félicite l’élève et lui offre à la terrasse d’un café tout proche un diabolo grenadine et une tarte aux cerises. Fréhel et Serge Gainsbourg viennent de se croiser... 

 On retrouvera le corps éteint de l’artiste dans la chambre sordide d’un hotel de passe du 45 de la rue Pigalle. Elle allait avoir soixante ans. Au cimetière de Pantin, une foule innombrable, se masse tandis qu’on la porte en terre.

 Rideau.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Des refrains et des Mamies
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 01:36

journal"La fin tragique de "Coeur d'or".

 

 Dans les années 30, le marché du disque explose.

 Dans cette course au disque, Berthe Sylva est en première ligne avec plus de 250 titres gravés dont Le raccommodeur de faïence écoulé à plus de deux cent mille exemplaires, un record fabuleux pour l’époque.

 Si bien que des décennies plus tard, le chant désespéré de celle que l’on surnomme "Coeur d’or" nous est heureusement parvenu. Qui n’aura pas au moins une fois dans sa vie entendu ses Roses blanches ?

"C’est aujourd’hui dimanche, tiens ma jolie maman

Voici des roses blanches, toi qui les aimes tant

Va quand je serai grand, j’achèterai au marchand

Toutes ces roses blanches, pour toi jolie maman

 

 Ce ne serait là qu’une comptine enfantine si à son arrivée à l’hôpital, l’adorable enfant ne se retrouvait pas face au corps sans vie de sa jolie maman.

 Berthe Sylva, Faquet pour l’état civil, née en Bretagne entre 1885 et 1886 - les détails de sa naissance se seraient égarés... - n’a rencontré le succès qu’à plus de 40 ans, mais celui-ci fut immense.

 Ses accents déchirants, les sanglots profonds qui brisent sa voix sur Rends-moi mon papa ou l’éternel On a pas tous les jours vingt ans sont des sommets dans l’art douloureux du mélodrame. Au point que l’artiste suscite les passions les plus folles...

 En 1935, ses fans auraient lacérés les banquettes de l’Alcazar et enfoncé les portes de sa loge. Et l’un de ses passages sur Radio-Toulouse lui aurait valu de recevoir 16 000 lettres d’admiration ! Ni plus, ni moins.

16 000 !

 Son art du mélodrame ne serait parfait si elle n’avait rencontré à la ville les affres qu’elle a tant chantées à la scène.

 Ainsi, en 1940, acculée à la pauvreté et ravagée par la boisson, elle s’installe à Marseille où elle meurt l’année suivante. La maison de disques règle l’ardoise de ses obsèques mais quelques années plus tard, personne n’ayant renouvelé la concession funéraire, la dépouille de cette idole du peuple rejoint la fosse commune.

 Fred Gouin, l’inoubliable interprète de La chanson des blés d’or, qui fut l’amant de la chanteuse ne se remettra jamais de sa disparition, si bien que par dépit, il lâchera le métier et sillonnera la France jusqu’à sa mort en 59 - non plus en semant des refrains - mais en vendant des frites ! 

 Rideau.

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Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin