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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 22:09

Arles.jpg"Arelate.

 

 Arles est une bourgade située à cinq heures de Carmaux (à vol d'oiseau). C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour une représentation haute en couleur en compagnie de Cruchot et de ses amis.

 Qui est Cruchot ?

 J'ai son dossier professionnel sous les yeux, on lit :

 "Cruchot, Ludovis, Maryvonne. Né le 31 juillet à Courbevoie. Tendance à l'hypocrisie et à la schizophrénie. Mordait ses camarades à la maternelle. Aimait arracher les ailes des mouches. A fait pipi au lit jusqu'à quatorze ans."

 Détail : dans la marge, à côté de la dernière affirmation, Cruchot a écrit : "Jamais pipi, l'autre oui."

 Merde, à la fin.


  A part ça, Cruchot est un ancien maréchal des Logis chef qui n'aime - mais alors pas du tout ! - quand on copine avec les supérieurs, quand on se tape sur le ventre et quand on se prend pour des guérilleros.

 Du coup, il se rend impopulaire.

 Mais comme dit très justement Cruchot - "Ludo" - : "Le gendarme, c'est l'ordre, et l'ordre c'est toujours impopulaire."

 Il a raison après tout, comme il dit à Fougasse, Merlot et Berlicot : "N'oublions pas que le gendarme est à la nation ce que le chien de berger est au berger. Il faut souvent aboyer, parfois mordre, mais toujours se faire craindre. Vous êtes le branches et je suis le tronc. Une seule chose compte : c'est que la récolte soit bonne et que les vaches soient bien gardées."

 C'est pas faux.

 Info : Cruchot n'aime pas les nudistes. Même quand ils portent un petit slip. Pour lui, le nudiste est un ennemi redoutable. Surtout quand il est supérieur en nombre, rusé et bien organisé.

 Du coup, la guerre a été déclaré. La guerre entre les tout nus et les gendarmes partant du principe qu'en général, un gendarme est quelqu'un de tout habillé.

 Avec un uniforme !

 Des nudistes qui soit-dit en passant ont failli le faire tourner en bourrique. Mais comme il dit très justement : "J'ai perdu la fesse, non la face."

 Mettons.

 

 Et revenons à nos moutons, Cruchot a adoré le spectacle, il l'a dit. Pire : il l'a écrit sur le livre d'or. Avant de rajouter en bas de la page - je ne fais que lire - : "Je suis le droit à la justice. Je hais les nudistes. Même le dimanche. Je suis le plus fort. Nous sommes les plus forts. On les aura. Adadaboui. Adadaboua. Atchoum".

 Devant mon incompréhension devant son mot, il m'a demandé de le regarder dans les yeux, d'obéir aux ordres et de répondre "Oui, chef."

 Je l'ai regardé dans les yeux avant de répondre - comme un con ! - :

- Oui, chef.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 13:46

Grasse-copie-1.jpg"Le Pré-du-lac.

 

 Châteauneuf-Grasse est une bourgade charmante située à sept heures de Carmaux. C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour une représentation haute en couleurs en compagnie de François Pignon et ses amis ?

 Qui est François Pignon ?

 

 Un résident qui a une passion dans la vie. Depuis que sa femme s'est barrée avec le voisin - un con ! -, il réalise des maquettes avec des boites d'allumettes.

 Au début, c'était pour faire passer le temps, une façon comme une autre d'arrêter de mélanger l'alcool et les médicaments. Puis, de fil en aiguille, il s'est pris au jeu.

 Un chiffre ? Pour sa maquette de la Tour Eiffel, Pignon a utilisé des allumettes en quantité industrielle avec - tenez-vous bien ! - la bagatelle de trente-sept tubes de colles.

 Trente-sept !

 

 A part ça, n'ayons pas peur des mots, Pignon, c'est un con. Mais attention, pas n'importe quel con, un con de classe mondiale !

 Oui, c'est ça. La classe mondiale. Le top-niveau.

 Peut-être même le champion du monde...

 Les mauvaises langues diront que ce n'est pas un malheureux, mais un abrutit, et qu'il n'y a pas de mal à se moquer des abrutis. C'est vrai après tout, ils sont là pour ça, non ?

 Les oreilles attentionnées en revanche vous rapporteront que si Pignon a une mauvaise presse dans la résidence, c'est à cause de Brochand qui lui casse les oreilles justement quand il chante - à tue-tête - : "Il est méchant M. Brochand, il est mignon M. Pignon !"

 Trop facile. Surtout quand il s'agit de Brochand. Il est hors concours celui-là. Il n'arrête pas de les lui briser - menu ! - à cause d'une sombre histoire lié à un contrat belge que Pignon aurait signé après avoir obtenu les droits.

 La boulette.

 Une boulette qui a désespéré Brochand qui a lancé - à la hussarde - : "Pignon, on vous aura. On vous a raté aujourd'hui, on ne vas pas vous rater la semaine prochaine."

 

 Mais revenons à nos moutons, à la fin du spectacle, Pignon faisait peine à voir après avoir revisité tout ces souvenirs. On aurait dit un cheval qui avait raté une haie, on l'aurait abattu sur un champ de course.

 Ni une, ni deux, j'ai entamé la conversation avec Pignon pour lui remonter le moral. Extrait :

- Ca va pas Pignon ?

- C'était trop beau mais comme dit - très justement - mon ami Leblanc, c'est fini le temps des rêves, les souvenirs se fanent aussi quand on les oublie.

- Leblanc. Vous parlez de Luc Leblanc le coureur cycliste. De Gérard Blanc le chanteur ? Ou d'Eric Blanc l'humoriste ?

- Il s'appelle Juste le Blanc.

- Ah bon, il n'a pas de prénom ?

- Je viens de vous le dire, c'est Juste Leblanc. "Leblanc", c'est son nom et c'est "Juste" son prénom. Monsieur Iglesias, votre prénom à vous, c'est Regis, c'est juste ?

- Oui.

- Et bien lui, c'est pareil : c'est juste !

 Devant mon incompréhension, Pignon m'a alors dit, je ne fais que citer : "Elle a raison Marlène, Regis, vous êtes vraiment un con. Elle me l'a dit pendant le spectacle. Elle l'a confirmé à la fin quand elle a lancé à la cantonade, cette phrase lapidaire :

- Ce Régis, il a une belle tête de vainqueur !

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 13:17

saint-victoret-2.jpg"Le petit Saint-Victor.

 

 Saint-Victoret est une bourgade très charmante située à quatre heures de Carmaux (en stop). C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour se souvenir d'un temps où la vie était plus belle et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui. Et ce fut aussi l'occasion de faire la fête avec le Glaude et ses amis.

 Qui est le Glaude ?

 

 Il s'appelle - de son vrai nom - Claude Ratinier. C'est un paysan sabotier qui aime péter sous les étoiles avec son ami Francis Chérasse.

 Un paysan puisatier dit le Bombé.

 Détail : le Glaude et le Bombé ne pètent que dehors. Ils savent se tenir. Ils ont déjà été au restaurant.

 Problème : quand ils pètent, un martien déboule. Comme dit le Glaude très justement : "Si on peut plus péter sous les étoiles sans faire tomber un martien, il va nous en arriver de pleine brouettes !"

 C'est pas faux.

 C'est en tout cas ce que pense le Bombé. Son voisin et meilleur ami. Un meilleur ami un peu spécial puisqu'il a toujours été un vieux garçon. Un vieux garçon qui a quand même eu une femme.

 Celle du Glaude.

 Cela ne leur empêche pas de boire l'apéritif ensemble avec le pastaga du Glaude et l'eau du puit de Bombé. A ce propos, on écoute le Bombé religieusement :

"Mon eau, elle a une température de haute précision pour le perniflar... Si c'est glacé, ça tranche l'ventre.  Mais là, ça te descend dans les boyaux comme la rosée du matin sur les feuilles".

 C'est joliment dit.

 N'empêche qu'ils tournent quand même à cinq, six litres par jour. Alors qu'ils n'ont droit - d'après le docteur du village - qu'à une chopine.

- Par repas ???!" demande le Glaude.

- Par jour !" dit le docteur.

 Encore un qui ne comprend pas que c'est pas seulement du pinard, mais que c'est de l'amitié.

 Après tout, il faut bien se "nettoyer la gorge de la poussière" comme dit - joliment - le Glaude. Surtout quand on mange de la soupe au choux.

 "Pourquoi manger de la soupe au choux ?" demandera un Pascal ou un Blaise mal intentionné.

"Parce que la soupe au choux mon Blaise, ça parfume jusqu'au trognon, ça fait du bien partout où qu'elle passe dans les boyaux. Ca tient au corps, ça vous fait des gentillesses dans la tête. Tu veux qu't'y dise : ça rend meilleur."

 C'est pas moi qui l'écrit. C'est le Glaude.

 Et la Denrée...

 

 Mais revenons à nos moutons, à la fin du spectacle, le Glaude nous a avoué qu'avec le Bombé ils avaient passé un bon moment.

 Il nous a même dit cette phrase que je ne fais que citer : "On a ri, c'est bien. Il faut rire. On a pleuré, c'est très bien. Il faut pleurer. On s'est souvenu, c'est encore mieux. Il faut se souvenir".

 Puis il a rajouté - en partant  ! - cette phrase lapidaire :

- Mais il faut qu'on pète ! 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 12:31

Anduze5.jpg"Les souvenirs d'école.

 

 Après "Ma Mamie m'a dit" et "Les vacances de 36", nous sommes retournés à Anduze pour présenter "Dans la cour de l'école" sur les souvenirs de classe. L'occasion de retrouver Pitivier et ses amis.

 

 Qui est Pitivier ?

 

 Un ancien soldat de la "drôle" de guerre qui se vante toujours d'avoir mis en déroute l'armée allemande en 1940 dans la forêt de Machecoul avec une compagnie décimée - la 7ème -, composée uniquement de Tassin et du sergent-chef Chaudard.

 Ce spectacle, ce fut donc l'occasion pour Pitivier de revenir sur ses exploits héroïques où - à l'aide du lieutenant Duvauchel -, il s'était illustré pendant la débâcle et avait réussi à tirer son épingle du jeu dans un contexte délicat.

 N'oublions pas qu'à ce moment là, aucune armée avant celle-ci n'avait reculée aussi bien, ni surtout aussi vite. Pour situer, le porte-parole du GQG  n'allait pas jusqu'à dire que c'était un plaisir de reculer comme ça mais presque ! Mais l'opinion de la 7ème compagnie de transmission sur la qualité de ce recul était légèrement différente.

 Alors, d'après ce qu'on a compris, Pitivier et la fine équipe de la 7ème avait quand même réussi à être comme une espèce d'épine que les boches avaient dans les fesses.

 La tenaille, quoi.


 Dans la foulée, Pitivier nous a confié - dans un murmure -, que la réussite de leur entreprise aurait été totale si le pont de la rivière kwaï n'avait pas sauté au moment où Tassin, Chaudard et lui lançaient leur contre-offensive. On l'écoute religieusement :

 "La guerre p'tit, on l'a fait ou on l'a fait pas. Moi, j'ai redescendu le front par le centre et à pied. Et j'y étais allé par l'Est et en voiture. Et en chantant ! Aujourd'hui encore, je reste persuadé qu'on aurait pu retourner la situation mais ils nous ont bombardé par en dessous !"

 Les mauvaises langues diront que Pitivier n'avait pas les épaules. Mais comme il dit très justement, pouvait-il prévoir qu'au moment où il mettait les bouchées doubles pour fracasser la défense élastique, le colonel Blanchet ("Tremblez-pas, ça fait de la mousse !") allait appuyer sur le bouton en mettant le fil vert sur le bouton vert et le fil rouge sur le bouton rouge...

 Pitivier encore - qui l'a toujours en travers de la gorge - : "Si je connaissais le con qui a fait sauter le pont..."

 Quel couillon !

 

 Mais revenons à nos moutons, pendant le spectacle, Pitivier s'est souvenu qu'après avoir fait reculer les blindés allemands, il avait laissé passer l'occasion d'enfoncer le clou quand il devait appuyer sur le détonateur pour faire sauter le convoi du commandant d'infanterie Von Gottle.

 Il s'est même souvenu qu'ensuite, il avait lâché au sergent-Chef Chaudard cette phrase laconique :

- J'ai glissé chef ! 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 15:00

Monaco-Vue-Gle-vers-Roquebrune-et-le-Cap-Martin_900x900.jpg"La Roche Brune.

 

 Roquebrune-Cap-Martin est une bourgade - très charmante ! située à sept heures de Carmaux (en pédalo). C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on a passé un dimanche nostalgique en compagnie de M. Mendez et de ses amis

 Qui est M. Mendez ?


 Manuel Mendez est - selon l'expression consacrée - un homme à femmes. Il les aime tellement qu'il les collectionne. Ne nous méprenons-pas sur les mots, il n'y a pas chez Mendez des nanas en quantité industrielle, encore moins de dessous affriolants qu'il aurait piqué à ses conquêtes.

 Non, cent fois non.

 Ce qui intéresse Mendez, c'est le nombre. Pourquoi pas, en effet. Il y en a qui collectionnent les timbres, d'autres qui tueraient père et mère pour des chaussures, des cartes postales ou des vieilles bagnoles. 

  Mendez, lui, et même s'il aime bien - à l'occase - admirer ce qui roule sur quatre roues, il a une nette préférence pour ce qui marche sur deux jambes et porte des talons hauts.

 Du coup, elles passent dans sa vie, un soir, deux parfois, puis il passe à la prochaine. Sans attache, sans regret. Mais en étant toujours méticuleux. Et tout le monde vous dira à Roquebrune que, depuis la fin des années 80, c'est du grand Mendez !

 On l'imagine sans coeur. Détrompez-vous. Mendez a toujours gardé une tendresse pour Maureen, la petite fille aux cheveux roux qu'il avait rencontré - quand il était ado - à une fête organisée par l'amicale des commerçants de Roquecourbe.

 Il ne s'était presque rien passé, sauf qu'elle était venue dans sa chambre, un autre jour, et qu'il avait essayé de glisser une main sous sa jupe, mais elle n'avait pas voulu.

 Côté plumard, par la suite il avait eu plusieurs maîtresses - pendant qu'il travaillait à Toledo -, mais c'était pour la plupart des veuves ou des femmes mariées, il pensait à elles sans nostalgie.

 Puis, il avait lancé sa collection.


 Il nous a avoué que, sur le tard, il s'était mis à regretter Maureen. Persuadé qu'il aurait pu l'avoir comme les autres s'il avait été plus patient ou s'il s'était donné plus de mal.

 Et que si un jour, par hasard, il aurait le malheur de la croiser de nouveau alors il ne donnerait pas cher de sa peau parce qu'elle aurait alors droit à - je ne fais que citer - : "Du très grand Mendez !"

 Il l'appelle Maureen parce que cela a une consonance Irlandaise, mais il ne se souvient même plus de son nom. Elle n'était peut-être pas Irlandaise. Il lui arrivait même, quelquefois, quand il ne trouvait que le cafard dans son vin, de n'être plus tout à fait sûr qu'elle avait les cheveux roux.

 Comme il dit, dans la vie, vous pouvez toujours essayer de garder une croûte de pain, on se débrouillera bien pour vous la prendre. On avoue qu'on a pas trop compris le sens de ce qu'il voulait dire.

 Passons.


  Et revenons à nos moutons, Manuel Mendez - Manu ! - a adoré le spectacle. En partant, il a même lâché cette phrase lapidaire :

- S'il y a une chose à laquelle tu tiens par dessus tout, n'essaies pas de la retenir. Si elle te revient, elle sera à toi pour toujours. Si elle ne te revient pas, c'est que dès le départ, elle n'était pas à toi.*

 

*Phrase extraite de Proposition indécente (pour les amateurs)

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 12:54

mane2.jpg"Castel de Manoa.


 Mane est un village charmant situé à dix heures de Carmaux (en deltaplane). C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on est passé pour une représentation en compagnie de Philippe Filanteris et de ses amis.

 Qui est M. Filanteris ?

 

 Philippe Filanteris, dit Filou-Filou parce que deux valent mieux qu'un, est un ancien flic. Un bon flic. C'est assez rare pour être signalé. Une certaine adresse au tir au pistolet, un culte pour Napoléon, une patience sans limite pour apprendre dans les livres ce qu'on avait pas eu le temps de lui enseigner à l'école et un goût immodéré pour les conversations entre collègues qui tournent autour de la connerie du bricart-chef, les défauts de l'épouse respective et la légèreté des autres femmes.

 On peut aussi ajouter à son sujet qu'au boulot, il avait une réputation de quelqu'un qu'il ne faut pas gratter où ça le démange pas, mais brave type autant qu'un flic peut l'être. Dans sa carrière, il n'a jamais eu l'occasion de montrer son adresse sur autre chose que des cibles d'entraînement ou des pipes de foire, et il s'en félicite encore.

 Il n'a jamais non plus levé la main sur personne, ni en civil, ni en uniforme, si l'on exceptait quelques raclées à son fils quand il filait du mauvais coton et qui finirait par devenir voyou si l'on n'y mettait pas bon ordre. 

 

 A part ça, on peut dire de lui qu'il avait au moins une des vertus cardinales : il savait que le monde n'existerait plus à l'instant même de sa mort, que par conséquent les autres n'avaient aucune espèce d'importance.

 Il jugeait que les femmes, qui sont par naissance de condition inférieure et ne demandent pas en général de grands efforts cérébraux, étaient la compagnie la plus souhaitable pour un garçon comme lui, qui avait besoin de manger deux fois par jour, de faire l'amour de temps en temps et de s'occuper de la maison.

 Il nous a raconté que la veille de ses trente ans, il était à Bar-le-Duc. L'y avait emmené en 2CV une institutrice des environs de Metz, grande admiratrice de Danielle Darrieux et de Maurice Chevalier, qui allait voir ses parents à Saint-Dizier en haute-Marne.

 C'était dans l'après-midi. Il pleuvait, il faisait soleil, il pleuvait. Ils avaient fait un détour pour se ranger derrière une scierie à l'abandon, et puis voilà, ça ne lui était jamais arrivé, à elle, c'était quelque chose d'ardu et d'un peu misérable sur ce siège arrière, un très vilain souvenir.

 Mais Filou-Filou a précisé qu'elle était contente. Jusqu'à Bar-le-Duc, elle chantonnait, elle voulait qu'il laisse sa main entre ses cuisses pendant qu'elle conduisait. Elle avait vingt-deux ou vingt-trois ans, elle racontait qu'elle était fiancée, mais qu'elle allait rompre, sans faire de peine à personne, que c'était son plus beau jour, des choses comme ça.

 Au retour, ils avaient remis ça dans une forêt. Il l'avait secouée sous un bouquet d'arbres, après avoir passé un temps fou à trouver un endroit qui lui convienne, à genoux parce qu'elle ne voulait pas salir sa jupe. Elle n'arrêtait pas de haleter des commentaires invraisemblables - que c'était la première fois qu'elle faisait une chose pareille, qu'il ne faudrait pas qu'il la considère mal, qu'elle était toute à lui et j'en passe, évidemment.

 Ensuite, en se réajustant, elle lui avait demandé s'il l'aimait. Comme si cela ne se voyait pas.

 A l'arrivée, quand elle se retourna vers lui une dernière fois avec son visage de pauvre idiote qui croit au bonheur, il se répéta que bon sang, à lui non plus personne ne faisait de cadeau, que son père avait pris sa mère toute sa vie pour une gourde, et que c'était pourtant sa mère, non, à lui ? 

  Et puis merde.

 Finalement, il l'avait revu et lui avait fait trois gosses. Et depuis, ils ne se quittent plus. Comme quoi, parfois, la vie réserve des surprises.

 Passons.


  Et revenons à nos moutons, M. Filanteris a adoré le spectacle qui lui a rappelé de jolis souvenirs. En partant, il a même lâché cette phrase lapidaire :

  - Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser. Où qu'ils soient ? Où qu'ils aillent ? Un jour ils se rencontrent.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 18:37

La-colle.jpg"La fête des métiers d'antan, 8 septembre 2013.

 

 Imaginez un village - charmant - qui fait la part belle aux métiers d'hier et d'avant-hier.  

 Au détour d'une ruelle ou sur la place - rythmé par des danses folkloriques -, les villageois et les Iroquois remontent le fil du temps en croisant le souffleur de verre, l'apiculteur et tous les artisans qui peuplaient autrefois les rues de nos bourgades.

 Passons.

 Et traversons le village, retrouvons le forgeron, la maitresse d'école, le rémouleur, la fileuse, le vannier, le garde champêtre et l'aubergiste qui met une tournée de pastis.  A la Colle-sur-Loup, les métiers anciens sont à l'honneur dans la joyeuse atmosphère des foires de jadis...


 Imaginez maintenant que vous plongez dans la vie de vos aïeux et - qu'au milieu ! -, vous assistez à une représentation de la fine équipe de Memoria Viva...

 Vous vous retrouvez alors dans une fête, un bal, un hymne à la vie d'autrefois où vous vous laissez aller à swinguer quand les cuivres répandent leurs flonflons, à danser au son de l'accordéon et à chanter - à tue-tête ! - sur les airs d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

 Et - surtout surtout -, vous retrouvez tous ces souvenirs enfouis chez les plus anciens, souvenirs d'un monde pas si lointain mais quasi disparu d'un temps où la vie était plus belle et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui. 

 Oui mais non.

 La pluie est tombée - et aux abonnés absents le soleil brûlant ! - et les festivités ont été annulées.

 Rentrons à la maison.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 11:46

Flytox.jpg"Le Midi Libre du 16 août 2013.

 

 Sur quatre colonnes à la Une, un titre sans équivoque : "Regis Iglesias a fait passer l'émotion". Sous la photo, une légende choisis - à-propos ! - pour mettre le lecteur en haleine :

"QUI SE SOUVIENT ENCORE DU FLY-TOX, L'ANCETRE DE NOS INSECTICIDES ?"

 Dans l'article, on lit :


 "Corinne, l'animatrice de la fondation Rollin, organise pour les pensionnaires une animation et cette fois encore, elle a réussi à leur faire vivre un grand moment de bonheur en invitant Régis Iglesias qui a proposé un spectacle évocateur de nombreux souvenirs.

 En se basant sur les récits de sa grand-mère, l'artiste a monté un spectacle d'une heure 1/4 qui a rappelé l'ambiance qui régnait en France à la veille de la seconde guerre mondiale. 1936, cette date rappelle les premiers congés payés mais aussi une période de crise, le chômage, le manque de logements, la grève générale. Toutefois, dans l'euphorie des premières vacances, les Français rêvaient de paix, de vin et de liberté.

 

 Des confidences de l'aïeule est né un spectacle féérique qui fait ressurgir à la mémoire, les gens, les lieux, les objets et les refrains de la vie d'autrefois.

 En utilisant des images d'archives, des extraits de films et surtout beaucoup de chansons des années 30, Régis réussit à replonger les plus anciens dans l'atmosphère festive de leur jeunesse.

 Tout au long du spectacle, les spectateurs ont suivi la vie de la mamie, sa jeunesse, ses premiers émois, ses rêves et à travers elle ils ont retrouvé leur propre vie.

 Quelques objets anciens dénichés dans les greniers ont contribué également à ce voyage à travers le temps qui a apporté tendresse et émotion."

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 09:28

Sollies-le-pont.jpg"Soiliès-Toucas.

 

 Solliès-Toucas est une bourgade située à cinq heures de Carmaux (en deltaplane). C'est ici - à cet endroit très précis qu'on est re-venu pour fêter les anniversaires du mois d'aout en général et celui de Mme Picard en particulier.

 Qui est Mme Picard ?

 

 Mme Picard est une femme qui mesure 1,54 (à la toise), qui pèse 48 kg (et demi) et qui chausse du 37 (taille fillette) et qui fêtait ses 84 ans aujourd'hui même.

 Réputé pour être peu causeuse et très discrète, elle n'a pourtant pas pu s'empêcher - en partant - de lâcher cette phrase lapidaire :

- Le souvenir vous bouffe la moitié de la cervelle.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 16:43

Juan-Les-Pins.jpg"La Nouvelle Orléans Européenne...

 

 Juan-les-Pins est une bourgade situés à quarante-huit heures de Carmaux (à la nage). C'est ici - à cet endroit très précis - que nous avons présenté un spectacle haut en couleurs avec un peintre et ses amis.

  Qui est ce peintre ?

  Un peintre de la vieille école. Mais autant l'écrire tout de suite, personne n'a jamais vu ses toiles.

 Au bistrot d'à côté, même les poivrots se sont dégonflés de lui demander s'il peignait des gens à poil, des voiliers en pleine mer ou des couchers de soleil sur des montagnes lointaines, ou alors s'il faisait des gribouillis ou des figures géométriques, ou s'il tartinait au hasard...

 Bref, on ne sait pas.

  Lui ne dit rien. Tous les matins, il vient s'acheter deux paquets de sèches, un pour lui, l'autre pour Amanda, sa compagne. Elle apparaît à la fenêtre, prend des poses et ne sort jamais. On sait juste qu'il y a du monde au balcon.

 Je me comprends.

 Bref, tout le monde est habitué et personne n'y fait plus attention.  Détail : son grand-père était officier au camp de Maïdanek. Il tirait sur les déportés du haut d'un mirador avec une carabine à moineaux, histoire de les voir sauter en l'air. Ca l'amusait beaucoup et l'on dit qu'elle a hérité de son tempérament poétique.

 Ce qui tendrait à le prouver, c'est qu'à sa mort, son pépé lui a légué sa carabine, et la nuit, de temps en temps, elle descend un pigeon ou elle vise un cycliste, mais rarement ; elle ne risque pas de le tuer mais il paraît que ça pique.

 Avant, elle habitait au-dessus d'un bac à sable et, bien planquée derrière les rideaux, elle envoyait des plombs dans les fesses des mômes qui hurlaient en pédalant à toute hallure et en se tenant le cul à deux mains.

 Ce furent les meilleurs moments de sa vie. Après deux ans d'hôpital psychiatrique, elle a rencontré son peintre et ils ont l'air bien heureux. Il s'appelle Steiberg. Salomon Abraham Steinberg.

 Comme quoi, tout s'arrange.


 Mais revenons à nos moutons, à la fin du spectacle, Salomon était tout excité à l'idée de parler de la représentation à Amanda qui l'aurait - sois-disant - inspiré.

 En partant, il n'a pas pu s'empêcher de glisser cette phrase lapidaire :

- Derrière l'amour, il y a les pleurs qu'on garde sur le coeur, des regrets et des rancoeurs et des souvenirs éblouissants.

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Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin