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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 02:30
Mamie à Grasse

Grasse est une bourgade charmante située à sept heures de Carmaux (en bagnole).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour un voyage dans le temps en compagnie de Mme Dutka et de ses amis.

Qui est Mme Dutka ?

 

 Mme Dutka est une Mamie charmante qui a deux enfants. Un garçon qu'elle adore et une fille qu'elle déteste.

Problème : il n'y a que sa fille qui vient la voir à la maison de retraite.

Pire : quand on annonce à Mme Dutka l'arrivée imminente de sa fille, elle répond invariablement :

 

"Encore, elle va m'user jusqu'au bout celle-là."

 

 Renseignement pris : Mme Dutka rêvait toute petite d'un petit garçon. Une bonne chose de faite quand elle est allée au bal de Saint-Jean (là où elle a rencontrée son amant) l'année de vingt ans.

 La suite ? Une grossesse sans complication avant que la sage-femme du quartier lui annonce - à haute et intelligible voix - : 

 

"C'est un garçon Mme Dutka, un dur, un vrai, un tatoué !"* 

 Le bonheur. 

 Un bonheur de courte durée puisque - l'année d'après -, Mme Dutka retourne au bal avec - cette fois-ci - la ferme attention de se tenir à carreau parce que comme elle dit très justement :

 

"Un enfant, ça va. Deux enfants... Bonjour les dégats."

 Là, las, deux pas de danse, un petit tour pour se coucher dans le foin** - avec le soleil pour témoin - et le ballon qui arrive dans la foulée avec - par dessus le marché - le terrible présentiment que ce sera une fille.

 La tuile.

Et le début des emmerdes, en somme. On écoute Mme Dutka religieusement :

 

"Dès le début, j'ai su que j'avais fait une grosse connerie, que ma vie était foutue, mais en ce temps- là, l'avortement n'était pas encore légalisé (soupir).

Il fallait aller en Belgique, j'avais pas d'argent. J'ai du faire avec (re-soupir).

 Pas le choix."

 

 La fin ? Une vie gâchée avec cette pisseuse qui n'en faisait qu'à sa tête et au diable les varices.

 C'est peut-être pour ça qu'elle nous a dit - en partant et après avoir vu du coin de l'oeil que sa conne de fille l'attendait au fond de la salle - cette phrase lapidaire que je fais que citer :

- La vie est une tartine de merde. 

 

* Une chanson de Fernandel (pour les amateurs)

** Une ritournelle de Pills et Tabet (pour les connaisseurs)

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 02:22
Mamie à Brest

Brest est une bourgade très charmante située à huit heures de Carmaux (en roulant avec des pneus neiges).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour un voyage dans le temps dans une résidence très dynamique.

 

 Les Mamies y font de la gymnastique, on y pratique des jeux de société, on s'y échange des recettes de cuisine et on s'y adonne surtout aux papotages devant le thé de cinq heures.

Comme dans les salons de coiffure, les dames entre elles ne se privent pas de confidences et se dévoilent souvent des secrets d'alcôve à faire rougir un colonel d'artillerie.

 

J'en veux pour preuve les confidences du jardinier de l'établissement qui m'a raconté des anecdotes assez acroustillantes.

 

"Vous voyez, celle-là, m'a-t-il dit en me montrant une petite boulotte qui venait de sortir du club, elle s'est tapé le plombier de la maison, un jeune gars qui n'a pas trente ans !

 

 Evidemment, J'ai regardé plus en détail la gourgandine qui s'approchait de nous. Une robe moulante faisait ressortir des rondeurs confortables qui bougeaient de façon dissipée, une coiffure blonde comme on en voit dans les spots de la télé et un décolleté qui rappelait les balcons des immeubles en front de mer.

Quand elle passa devant nous, force est de constater que l'envers valait l'endroit. Une ceinture fortement serrée la faisait ressembler à un huit sur pattes.

 

"Elle va sans doute retrouver son plombier, me dit le jardinier tandis qu'elle s'éloignait.

- Ah, bon ? C'est sérieux, alors ?

- Si on veut, elle lui a fait quitter le boulot le lendemain du détartrage et maintenant il vit chez elle.

- Il ne travaille plus, alors ? ai-je demandé.

Le jardinier s'appuya sur son râteau avec du regret dans la voix. Jugez par vous même :

- Je voudrais bien avoir le même job. Il lui sert de chauffeur entre deux dépannages physiques, mais on la connait, ça va pas durer longtemps. Elle en a usé des jeunes gars pas trop regardant sur la forme et qui ont surtout besoin de fonds. Depuis dix ans qu'elle est là, je lui ai connu un électricien, un peintre en bâtiment, un menuisier et j'en passe.

Evidemment.

 

Et bien, croyez-le ou pas, c'est cette même dame qui a dit à la fin du spectacle, cette phrase lapidaire que je ne fais que citer :

- Les amours sont devenues de si courte durée qu'on ne peut plus aimer que le souvenir. *

 

* Une citation de Robert Sabatier (pour les amateurs)

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 01:14
Mamie à Cogolin

Cogolin est une ville charmante située à cinq heures de Carmaux (en roulant peinard).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour revisiter nos souvenirs en compagnie de Mme Barelli et de ses amis.

 

Qui est Mme Barelli ?

Alors - disons-le tout net -, Mme Barelli est une Mamie très bavarde.

Une pie.

 Pour situer, sitôt le Bonjour de courtoisie qu'on a adressé à Mme Barelli, on a pas pu en placer une.

La ville d'abord : Le centre-ville de Cogolin, les lieux branchés, les bonnes adresses, les conseils utiles et j'en passe évidemment.

 Mais aussi les pipes de Cogolin (taillées dans la bruyère du massif des Maures), ses fleurs, sa manufacture de tapis, sans oublier Emmanuelle Béart qui a grandi dans le coin et Mme Barelli donc et les jolis souvenirs de sa vie.

 Ses souvenirs ?

Ses voyages (classe de neige en 1924, voyage scolaire en Angleterre en 37, voyage de noces au Sénégal en 42), ses amours (Dédé, Jeannot, Guitou, Bébert), ses enfants (Marie, Lucienne, Jean-Pierre, Bernard, Georges, Alain, Geneviève, Jacques, j'en oublie évidemment).

 Bref, Mme Barrelli (Bernadette, appelons-la par son prénom) a vu du pays comme dit ma Mamie et n'a pas dormi les jambes croisées...

Comme dit Mamie, aussi.

 

C'est peut-être pour cela que Bernadette ("Nénette") nous à dit - en partant ! - cette phrase lapidaire que je ne fais que citer :

- Un homme, c'est un rendez-vous de souvenirs.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 18:09
Mamie à Bergerac

Bergerac est une bourgade très charmante située à trois heures de Carmaux (en roulant bien).

 

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'o a vu grandir Pascal Chanteur, Juliette Grécot, Pascal Obispo, Kendji, Alexandre Delpérier et d'autres, tant d'autres.

 

C'est aussi ici qu'on s'est retrouvé pour un voyage dans le temps en compagnie des patients et des visiteurs.

 

De ce voyage, il reste des mots écrits à la main qu'on lit religieusement :

 

"Magnifique, merveilleux, nostalgie du temps... C'était, c'était oh oh je trouve le spectacle merveilleux. Ginette D.

Très bien monté ce spectacle. Cela nous rappelle notre vie, cela touche notre époque évidemment... Félicitation M. D

Félicitation, merci, en espérant vous revoir chez nous. Nathalie

Des larmes me sont montées... Tant de souvenirs merci merci de toutes ces émotions... Yvonne

Super, agréable, formidable, souvenirs du bon vieux temps, je me suis régalée. 

Quel plaisir. Merci pour cette histoire de qualité."

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 12:30

eglise.jpg"Le pays du "mango-fango"

 

 Saint-Didier est une bourgade charmante située à quatre heures et des brouettes de Carmaux (avec des pelles, des sceaux et des râteaux).

 C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on a passé l'après-midi avec les résidents et M. Jean.

 

 Qui est M. Jean ?

 Un homme qui supporte - depuis tout petit - l'Olympique de Marseille et qui n'a toujours pas digéré la main de Vata en demi-finale de coupe d'Europe qui a privé son club de coeur du titre en 1990. 

 Depuis, il rumine. Seul. 

 Comme un con.

 

 Est-il utile de préciser qu'à cause de cette fichu main - et peut-être aussi parce qu'il a eu le malheur de  jeter dans la foulée la télé par la fenêtre -, sa femme l'a quitté pour son beau-frère ?

 Un supporter du PSG, par dessus le marché.

 

 Vous rajoutez là-dessus son licenciement - qu'il juge toujours abusif - pour avoir cogné sans y aller de mains mortes un collègue d'origine portugaise qui lui certifiait qu'il n'y avait pas main et le compte est bon.

 

 Mais revenons à nos moutons, pendant le spectacle, M. Jean a encore ruminé. Pire : il a maronné. Cela ne l'a pas empêché de lâcher - en partant ! - cette phrase lapidaire cette phrase lapidaire que je ne peux que citer :

 - La vie n'est qu'une longue perte de ce qu'on aime. 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 21:58
Mamie à Villebouzin

Villebouzin est une bourgade très charmante située en banlieue Parisienne.

Dans le 91. Dans l'Essonne, en somme.

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour un voyage dans le temps en compagnie de M. Cournède et de ses amis.

Qui est M. Cournède ?

 

 M. Cournède est un papi très gentil qui - visiblement - a gardé précieusement son âme d'enfant.

On l'écoute religieusement quand il se souvient...

 

"J'ai la tête encombré de souvenirs encombrants.

 Tout a commencé à la plage de Luc-sur-Mer. ma mère m'avait tricoté à mon frère et à moi des slips en laine.

 Ces slips ne séchaient jamais.

Comme nous étions toujours fourrés dans l'eau, la laine était gorgée d'humidité du matin au soir. Le sable nous collait aux fesses.

 Mais surtout, j'avais l'entrejambe terriblement irrité.

Je me souviens qu'après une semaine de vacances, j'étais obligé de marcher les jambes écartées pour ne pas hurler à chaque pas.

J'en veux beaucoup à ma mère de m'avoir obligé à les porter quatre étés consécutifs. Quatre !

Ces étés-là, je me suis rendu compte que je devais prendre soin de mes couilles."*

Rideau.

 

* Un extrait du film de Patrice Leconte "Le mari de la coiffeuse" (pour les amateurs) 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 20:31

meteor.jpg"Aux armes centurions !

 

 Avertissement : Quitter notre village encerclé par les garnisons de légionnaires Romains des camps retranchés Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum était devenu nécessaire pour résister encore et toujours à l'envahisseur.

 La fine équipe de Memoria Viva a donc décidé de faire le Tour de Gaule pour ne pas se faire manger tout cru comme du sanglier rôti au petit-déjeuner. 

 Vous retrouverez ainsi dans cet article toutes les étapes de cette aventure avant la dernière étape sur les Champs-Elisées.

 

 D'entrée, on a décidé de frapper fort et d'afficher nos ambitions.

A ce propos, on prête à Papi cette piquante boutade :

"Je me sens si fort que j'accroche une remorque à mon vélo, j'y mets ma belle-mère et j'arrive encore en tête au sommet du col !"

Passons et revenons à nos bidons. A l'évocation de ces faits, l'amertume de Mamie est presque aussi forte qu'à l'époque et son regard s'assombrit :

"La presse eut, à mon égard, la dent dure."

Bref rappel des faits : Le Tour de Gaule s'est élancé dans le comté du Toulousain à Vigoulet avec une dizaine de personnes alors que plusieurs millions de spectateurs étaient attendus au bord des routes. Est-ce un mal, un bien ?

 C'est ainsi.

 L'ambiance lors de la présentation des équipes est monté d'un cran avant de passer à Lagrave.

Là, las, c'est dans la prodigieuse étape entre Toulouse et Albi en passant par Quint-Fonsegrives  qu'on est sorti comme un diable de la boîte, provoquant le naufrage du peloton pour conquérir la toison d'or.

 Le tout avant de finir frustré, avec du bleu à l'âme lors de la montée vers Mirandol-Bourgougnac à cause d'une polémique qui enfla suite à la bataille épique à la sortie d'Olemps.

Etienne Vivaldi, journaliste au "Méridional", rend compte :

"Du Ventoux à l'arrivée à Orange, il y avait 150 km et à voir rouler Memoria Viva avec une telle aisance, on ne pouvait s'empêcher qu'on tenait la vedette du Tour."

Après la démonstration de force de l'équipe, Vivaldi en fin analyste juge :

"Ils seront à l'arrivée en bonne position pour la victoire finale s'ils tiennent ce rythme jusqu'à Grasse."

Sur cette courte mais sévère rampe avalée à l'heure du casse-croûte, l'intensité dramatique d'un moment d'Histoire ne sera, hélas, partagée que par une poignée de témoins domiciliés à Rodez.

Sur ce terrain-là, on répliqua sèchement à la vive-attaque d'un concurrent chargé jusqu'à la gueule du côté de Monestiès un petit village charmant situé à deux pas de Carmaux.

 Carmaux ? La ville de Jaurès, champion de France de Rugby en 1951. 

 

 La suite ? L'incroyable coup de théâtre qui est depuis un éternel sujet de controverse, se produisit entre Saint-Amans-Soult, MarmandeMontigny-sur-OstreventTourcoing , VillebouzinGrasseCogolinVannes et Quint-Fonsegrives.

Sans doute, croyait-on un peu trop vite parmi les patentés suiveurs, que le Tour était joué avant l'arrivée à Marseille, mais cent bornes plus loin, du coté de Vence, un concurrent qui avait puisé au fond de ses réserves dans en attaquant à Sausset-les-Pins, se trouva isolé tandis que son directeur technique était empêtré dnas la caravane du Tour sur les routes de Cogolin.

Un moment plus tard, les deux protagonistes engageaient une étrange négociation avant de rouler de connivence jusqu'à Bordeaux.

Le lendemain, Jacques Goddet magnifiait l'évènement. Ce Tour entrait dans la légende. L'étape La Saulce Saint-Pierre de Perray avec son final étourdissant n'y était pas pour rien.

 

Deux mois plus tard, au championnat du monde à Neuilly-sur-Marne, on se glissait de nouveau sous les feux de la rampe avant d'être trahi par une crevaison tout près du but. La malchance se manifestait déjà, comme celle qui nous avait poursuivi inlassablement du côté de Lille.

 

 Ils étaient encore plus nombreux à se presser le long des rues où paradait la fine équipe de Memoria Viva. Oublié la tiédeur polie du Tarn et Garonne.

 Le spectacle a alors pris des accents de festival de Cannes.

Un orchestre berçait l'arrière de la scène au son de l'accordéon, des films faisaient danser l'écran géant (histoire de revivre les exploits de l'équipe fanion) à Arles (course remportée par Emile Idée, un prince des classiques), Saint-Saturnin les Avignon (Giguet, premier à l'arrivée après avoir remporté le Critérium du Dauphiné-Libéré), Saint-Maximin (le tournant de notre carrière), le Peage de Roussillon (sans commentaire), Wittenheim et Toulon (où l'équipe a recueilli une salve d'applaudissements).

 

 Mais l'enthousiasme était largement supérieur par la suite quand Jean Gabin premier à escalader la scène fit un tabac en parlant de l'échappée entre Juan-Les-Pins (une victoire malgré la redoutable "armada Italienne" et Le Cannet (sixième à l'arrivée).

 Un peu moins qu'Yvette Horner - accueilli comme Paul McCartney de retour à Liverpool - et qui est encore avec ses flonflons dans la montée de Cavalaire sur Mer, sans oublier la folie des supporters - venus nombreux - à  Angoulême (pour assister à une échappée royale).

 Sur la route, une chaleur torride s'abat comme une pluie d'épées. La course à la cannette, comme la douche au seau d'eau, rencontre un succès fou. Mais rien ne vaut une bonne giclée - adroite de préférence - avec le tuyau d'arrosage dont on a bénéficié après une crevaison en Ardèche.

 

 L'équipe déclencha alors l'hystérie sur la promenade des Bretons, avant de finir en boulet de canon dans la montée de Cabestany (étape au cours de laquelle on a été baptisé "les pédaleurs de charme").

En direction des massifs montagneux, cette "étape reine" s'anime rapidement et sur les premières pentes du col de Peyresourde, Mamie avec la rage au ventre surgi comme un bolide.

Un concentré de courage et d'énergie.

Est-ce la grande offensive annoncé par "Biquet" ?

 

 Le tout - excusez du peu ! - avant de débouler - au taquet ! - du côté de Bessèges (en évitant de justesse une chute terrible) et de l'emporter - au finish ! - à Saint-Hilaire de Brethmas (étape où on s'est illustré en battant le super champion Suisse).

Un exploit !

 

Détail : le contrôle antidopage a été réalisé au départ de La Salvetat. Toute l'équipe a été contrôlé le matin à son hôtel selon un dispositif testé à Launaguet et à Cournonsec. "On essaie d'être imprévisibles", sourit Maria Solini.

 Tous les échanges seront analysés au laboratoire de La Roque d'Antheron qui a validé de nouvelles méthodes de détection. Seuls les prélèvements douteux pouvant contenir de la Boldoflorine ou du Vermifuge Lune seront envoyés au pôle Gériatrie et Gérontopôle à la fin du tour.

 Affaire à suivre, en somme.

"Je suis confiant", annonce l'auteur de ce blog. Mais on comprend vite qu'il parle plus du soutien des villageois de La Colle-sur-Loup, que de ses chances de porter le maillot jaune.

Le 7 juillet, les coureurs partent de Saint-Didier pour rejoindre Pennautier. Au café du commerce se déroulent ls opérations de remise des dossards et de contrôle des coureurs.

Dans l'ambiance pétaradande d'une armée motorisée de suiveurs, l'équipe va s'installer aux premières loges en fin de matinée du côté de Villefranche-Louraguais à l'issue d'un sprint intermédiaire étourdissant.

Mais le pire était à venir sur les routes chauffées à blanc par le soleil, on a souffert de la soif à deux pas de Ballainvilliers avant de lâcher prise sur la fin sans toutefois eprdre trop de temps.

Au classement général, Memoria Viva, mine de rien, s'installe sur le podium. Du coup, les rangs se sont singulièrement éclaircis !

Le journal "L'Equipe" reconnaît :

"Il est clair que le passage difficile dans la montée de Roquebrune-Cap-Martin ont laissé des traces. Les traces de la bataille des Pyrénées se lisent sur les visages avec ces records de chaleur, autour de 40° en plein cagnard.

 

 Passons.

Et revenons à nos moutons, il est temps de debrieffer : "La course s'est déroulée comme l'avait prévu, soupire Mamie, et l'équipe s'est très bien comportée. On a fait ce quon a pu. Avec les moyens du bord. Mais il faut reconnaître que ce fut un fiasco dans la descente de Saint-Richard.

C'est pas faux.

Surtout que terminer l'étape dans la camion-balais, refuge d'une vingtaine de coureurs saôuls de fatigue. Après l'arrivée à Saint-Benoît , victime d'une symcope, on sera évacué à l'hôpital de Saint-Jo. d'où on repartira le lendemain... avec le peloton.

 

 Au pied du podium, Mamie l'avait un peu mauvaise : "Personne ne veut travailler avec nous. Peut-être que j'ai commis une erreur mais si j'avais suivi le premier rouleur, personne n'aurait pris ma roue."

 C'est pas faux.

 "Le plan a été respecté, renchérit Mamie, la manager de l'équipe. On n'a rien loupé. Les meilleurs étaient tous là, ce qui prouve que la course était vraiment dure aujourd'hui surtout sur les hauts plateaux aux Charmettes.

Sur le plan sportif, cette troisième étape assomée par la canicule et marquée apr une incessante course à la fontaine n'aura été avant le col des Pénitents, qu'une étape de transition sans apporter de changement au classement général.

Ce matin-là, à Saint-Joseph, avant le regroupement des coureurs ralliant Lédignac (260 km), l'éventuel repêchage de vingt d'entre eux alimente les discussions.

 Au terme d'une longue discussion matinale, les commissaires les autorisent à repartir sans plus participer au classement général.

Un mot de Mamie : "S'ils n'avaient aps été repêchés, le peloton serait devenu squelettique et la Ronde France en aurait sérieusement pâtie", confesse papi.

Le déroulement de cette avant-dernière étape est la copie conforme de la précédente. La permanence d'une chaleur accablante enfonce le peloton dans une douce torpeur, sachant qu'il va falloir se taper Bordeaux.

Du très lourd en perspective.

Au fait, au petit jeu des pronostics, la presse nationale désigne notre équipe comme les favori devant Nietto. Sur vingt-quatre journaux, on recueille sept suffrages - Parisien-Libéré, France-Soir, Ce soir, L'Humanité, Miroir Sprint, But Club et France Libre.

A dix heures, les forces vives du Tour sont amenées derrière la voiturede Jacques Goddet, le directeur de l'épreuve et le départ réel est donné, devant une foule considérable.

"Jamais, je n'avais vu autant de monde au départ d'une course à Marseille, il régnait une incroyable effervescence... "souligne André Kaouza, le commissaire du gouvernement.

Pour la première fois depuis huit ans, les "géants de la route" entrent en scène sous le ciel bleu au son de la musique des gardiens de la paix.

 Au point de contrôle, chaque participant vient apposer sa signature et fait le plein de boissons. Puis, c'est le traditionnel défilé sur les hauteurs de Vence fourmillant de monde, le retour d'un moment touchant synonyme de paix retrouvée.

 Historique !

 

C'est ensuite, la traversée d'Antibes avec le grand cri de coeur de la foule pour ces aventuriers des temps modernes. Le Tour de Gaule est en marche.

 Dès son origine, il fut marqué d'un caractère passionnel et dramatique à faire pâlir d'envie le plus génial des dramaturges. 

Un Tour qui devient aussi l'enchantement des enfants qui se passionnent au jeu des images et des coureurs de plomb. Les plus anciens sont remués. Ils ont beau fouillé dans leur mémoire, ils ne se souviennent pas d'un pareil enthousiasme.

 Un aveu : "L'engouement pour le Tour de Gaule de Memoria Viva est juste phénoménal", ajoute-t-elle après avoir fait roucouler le public - conquis - de Camoins-les-Bains.

 

La narration des faits de Mamie :

"Passé  Solliès-Toucas, un obstacle de moyenne difficulté, se présentait le Galibier versant Briançon et ça flinguait d'entrée de jeu. Un truc de fou ! Et le tout sans oublier..."

Sans oublier celui de la Seyne-Sur Mer qu'on oublie pas.

 

 Un engouement qui ne s'est pas démenti depuis la deuxième étape - la fameuse étape des pavés ! - qui fut le point fort de la première semaine avec pas moins de cinq secteurs, de la Valette-Montval au col du Lacydon  jusqu'à l'arrivée au portes de la Cité des Princes, qui ne sera pas franchi car trop, ce serait trop...

 Mais un vrai petit Paris-Roubais à rebours à ensuite commencé, avec l'attaque de secteurs à risques comme Ledignan.

Le lendemain, les titres de la presse sont dithyrambiques :

"Nouveau coup de théâtre, renouvelant le coup de Carpentras, Matka, extraordinaire rouleuse triomphe seule à Carcassonne reprend dix minutes au leader et pose sa candidature à la victoire finale !" ; "Matka, première à Marseille fait une remontée sensationnelle." ; "Matka, le moteur silencieux a parfaitement obéi à son ami Vietto"

 

 Félix Levitan, le co-directeur du Tour de France, trace son portrait de Mamie :

"Il est inutile n'est-ce pas de présenter Matka aux Marseillais. Ils la connaissent et l'apprécient depuis longtemps. Ses cheveux bouclés, ses yeux bleus, sa pédalée élégante, tout cela leur est familier."

 

Après Toulon, au sortir des gorges d'Olloules (177 km), on a porté notre avance à trois minutes. Tel journal publie un entrefilet technique mâtiné d'une pointe d'humour "Comment ils grimpent" :

"Ronconi : à la manière des spécialistes transalpins en tournant très vite au train et en passant sur une multiplication supérieure pour démarrer." "Brambilla : en secouant la carosserie et en grimaçant de plus en plus. Aucun style mais de l'efficacité." "Robic : Nez en l'air, en se trémoussant de temps à autre sur sa selle." "Matka : pur escaladeur, mains accrochées aux cocottes de freins ; coup de pédale toujours très rond."

 

 Anduze est le parfait exemple de la re-distribution des rôles. A chaud Mamie analyse : "Cette étape m'a franchement déçu et elle aurait dû se révéler plus décisive." Et d'enfoncer le clou : "C'est la dernière fois qu'on se fait avoir comme des bleus !"

 

 Pour des forçats de la route, un jour de repos à l'air si vivifiant de Briançon, avant Vaison-la-Romaine que le Tour de Gaule emprunte dans le sens inverse de la Reine des classiques pour un total de 15,4 km de classique.

 

 Le public dans tout ça ? Il est surtout connaisseur. Il connait la musique que ce soit à Saint-Victoret à Villereal ou à Hyères

Aussi, au départ de Châteauneuf-Grasse, notre peau était aussi noire qu'un Sénégalais !

Cherchez l'erreur. La métamorphose de ces coureurs-là a laissé songeuse ma Mamie et, à vrai dire, suspicieuse quant à certaines pratiques. "Nous on roulait au pepto-cola, un breuvage riche en sucre et bourré de vitamines."

 Il faut dire que l'équipe s'est mis aussi le public dans sa poche après ses exploits à Montpellier et à Anduze

Saint-Geniez d'olt, Fausto Coppi maître des cols, d'école comme disait Blondin, mâte tout son monde y compris notre équipe victime d'une crevaison et d'une chute en territoire italien, où, se déchainent les tifosi.

 Un mot de Mamie : "On nous a déclaré la guerre, on avait le sentiment d'être devenu l'ennemi n°1 du peloton. Fallait tenir le coup. pour cueillir le bouquet du jour." 

Gaillac, dans l'étape d'Aoste, l'équipe a perdu le goût de la lutte, au premier tiers de course on grimpe, le coeur gros, dans la voiture-balai : "Un problème mécanique." 

Saint-Benoît, le jour du sacre, l'immense foule s'enthousiasme pour le phénomène Memoria qui a relégué la concuurence à plus de dix minutes. Matka est alors au faîte de sa gloire.

 S'agissant de l'adversité, dans son livre "Alors Chapatte raconte...", le célèbre télé-reporter livre son point de vue intime sur certaines vedettes qui l'ont marqué dans sa vie de coureur :

"Pour moi, le champion véritable se doit d'être avant tout un homme complet., car on a souvent vérifié qu'un palmarès c'est souvent menteur comme un soutien-gorge."

 

 L'arrivée à Mouans-Sartoux est très belle : 500 mètres tout droit, d'abord en faux plat, la fin en légère montée après avoir passé le col de Magalas.

 

 Rien cependant en comparaison du boucan d'enfer déclenché par les arrivées au sprint à Aix-en-Provence, à Marseille et à Mane. Pour situer, à Marseille on avait pas entendu pareil barouf depuis le but de Platini en demi-finale de l'Euro 84 contre le Portugal.

 

 En revanche, l'équipe fanion n'a jamais ressenti une immense popularité sur la Côte d'Azur mais ne désespère pas d'inverser la tendance un jour à Villefranche-sur-Mer ou au pays de Pagnol.

 

 Au matin du grand jour, après avoir dormi comme des bienheureux, on s'est levé à 6 h 30. On a fait notre toilette avant de filer au restaurant pour prendre le principal repas de la journée.

 Celui-ci se compose d'un steak épais, d'une grosse ration de pâtes au fromage, de fruits secs et de miel. Une fois rassasié, on retournait dans la chambre.

 La pendule marque 7 h 30. Dès lors commence pour nous la gestuelle des préparatifs qu'on espère renouveler vingt une fois dans le Tour...

Un conseil de Mamie : "Considérer chaque étape comme la course d'un jour."

A l'arrivée de Saint-Jean de Védas, les directeurs sportifs élaborent la stratégie de course. Les coureurs s'échangent des nouvelles : comment va la famille ?  Et le petit dernier ? Est-ce qu'il part toujours en vacances à Fréjus ? Dans les Cevennes, on aperçoit les premiers camping-cars.

 

 La troisème étape ? On écoute le directeur sportif religieusement : "Je connais bien le circuit, reconnait-il, mais une étape du Tour de gaule, c'est toujours particulier et je pense qu'il y aura beaucoup d'attaques à Avignon et à Lunel.

Ceignac, on décide de passer à l'attaque. Sur la ligne, on se place tout à l'extérieur, à côté de Laurédi, sur lequel on s'appuie pour serrer les courroies de cale-pied. Sitôt le drapeau baissé, on s'élance comme si on était seul au monde, et en un clin d'oeil, on grimpe en tête le mini-col de Saint-Ignasse, ni long, ni difficile, à une allure soutenue.

Dans son coin, elle jubile Matka : tient-elle sa revanche dont elle gardait le secret depuis "l'épisode de Biarritz" au tour de 1948, elle, la meneuse d'hommes la plus active d'une échappée dévastatrice pour l'équiped e france de georges Cuvelier ; ce soir-là, à Pau, cinq tricolores (!) rentreront prématurément à la maison.

A l'arrivée, elle fut si radieuse qu'elle passa un coup de fil, le soir, à Manosque et, à la fin de la conversation, demanda à son mari (Papi !) de faire aboyer son fidèle chien "Dick". 

mais aussi à Châteauneuf de Gadagne et à Aubagne. Ici, la culture cycliste ne s'exprime pas de la même manière qu'à Toulouse, à Sousceyrac ou à Plaisance.

 De sa mémoire d'octogénaire resurgissent, intacts, les moments forts de son rendez-vous cycliste le plus important de sa carrière : 

"La veille du départ, avec mon vélo jaune, je retirais mon maillot tricolore avec mon dossard n°43 ainsi qu'une casquette. La victoire ? J'en faisais une affaire personnelle."

 Peu de temps avant le départ, son frère prend épouse. Au repas de noces, le destin a donné rendez-vous à Mamie. A cette occasion, elle retrouve un jeune-homme qu'elle avit connue à l'âge de seize ans et qui deviendra bientôt son mari.

 

 A Salon de Provence, on aperçoit un maillot vert. L'auteur ? Non, cent fois non, il est resté du côté de chez lui en terre Albigeoise

Mamie est confiante. 

A Digne, après une dure étape Mamie se restaure. Son visage est calme, sans aucune trace du dur effort qu'à fourni la populaire Carmausine.

Deuxième de l'équipe de France, elle attend avec confiance l'arrivée à Marseille ou des milliers de sportifsprovençaux lui feront une ovation bien méritée.

Sur la Riviera Azurra, l'intouchable Fausto Coppi dont Antoine Blondin écrivit joliment "qu'il avait été prédestiné de toute éternité à compléter le profil d'une bicyclette" vient de gagner dans sa sublime solitude avec plus de quatre minutes sur Ortelli.

La saison de la championne Caemausine touche à sa fin. mais elle remplit encore un contrat par-ci, par-là, comme à Aumont dans le Nord, où elle l'emporte.

Comment Manosque a-t-elle vécu l'évènement du dimanche 20 juillet 1947 ? En cet après-midi, la ville ivre de soleil, s'est peu à peu assoupie. La plupart des 5000 habitants sont restés suspendus au poste radio dans la fraîcheur des maisons.

Puis, à l'aanonce de l'épatante nouvelle, s'animait tout à coup la ville, déversant avec la force de l'impétueuse Durance, dans les rues et sur les terrasses de bar, des flots incessants de joyeux drilles venant d'entendre la voix de Mamie interviwé à la radio par Geroges Briquet :

"Bonjour à tous les manosquins, je pense très fort à vous !"

Ce simple message de l'enfant du pays que, le parc des princes est en train de porter au pinacle, à la magie d'allumer la fête partout à la ronde.

Et chacun de trinquet à la gloire de la petite bergère devenu une étoile.

 

 La suite se passe de commentaire. On s'est imposé successivement à Romans sur Isère, Aubignan, Velaux, Marseille, Beaujeu et Malijai où on a reçu le maillot jaune des pognes de Robert Paparemborde, l'ancien pillier du quinze de France devenu ambassadeur des petits-déjeuners Banania, partenaire du maillot de leader.

 Le jeu parfois compliqué des bonifications anime les premiers jours du Tour. A Lyon, on s'est du coup retrouvé rétrogradé à cause d'un sprint massif du côté de Beaulier-sur-Mer où les Rocassiers se sont imposé face aux  Marseillais et ce malgré leurs prières à Notre-Dame.

 

 Re-belote en Isère avec cette fois un sprint final entre les Velauxiens et les Arlésiens. sous la houlette des Toucassins. Nous, on a su alors garder notre calme sur de telles routes, ne pas tomber dans le piège de la nervosité sachant que d'autres pièges nous attendaient dans les jours à venir notamment à Nice et dans la cité des papes

 Une réaction prudente surtout après nos premières défaillances et notre premier séjour à l'Hôpital. quand notre sprinteur déchu avait fini la course le bras en bandoulière.

 Ce qui - soit dit au passage - ne nous a pas empêché de danser sur le pont d'Avignon, de flirter dans la cité Phocéenne, de fêter la Saint-Valentin et de retrouver le sourire à Graulhet.

 

 Dans la foulée, on change de cap en bus où - à l'intérieur - on se croirait au courps de CE1 de Mlle Viste (souvenir personnel, pardon ). Ambiance très studieuse, les participants écoutent religieusement.

 On sait qu'on joue gros à Cadalen. "Concentration au maximum, il faut tout donner d'autant qu'ensuite on doit enchaîner à Saint-Gaudens (avec l'objectif d'être leader au seuil des redoutables pyrénées).

 Dans la carrière de Matka, le périple de  Toulouse à Pau - 191 km - pourtant excempt de cols, s'inscrit en lettres d'or. Mamie ouvre la boîte aux souvenirs : "Depuis la veille, des signes de malaise étaient perceptibles au sein de l'équipe ne paraissant pas au summum de sa forme. Au copieux repas du matin, les coureurs parlaient davantage du jour de relache à Pau que du plan de bataille. Un signe..."

 

Le tout avant de pédaler - à côté du vélo ! - du côté de Chambéry, on aura tout vu.

La troisième étape Espira de l'Agly Lédignac comporte 314 kilomètres mais en réalité les compteurs de voitures marquèrent à l'arrivée 340 km ! Les coureurs doivent se lever plus tôt que d'habitude. Le départ est en effet donné à sept heures.

 Chacun subit en silence la rigueur de l'horaire et tente de sauver les apparences par un sourire furtif ou l'esquisse d'un geste délicat masquant parfois une extrême nervosité sachant qu'ils vont devoir se taper - dans la foulée - les montées vers Ollioules avant d'attaquer Figeac.

Du très lourd, en somme.

 

 Le Tour demeure une école de souffrances et d'humilité - pas de pitié pour les plus faibles ! - et là, le ton est donné. Et même Mamie en redemande.

Des étapes comme celles de Pont Saint-esprit - où Mamie trouva beaucoup plus agréable de pique-niquer dans l'herbe - authentique ! - au lieu de passer en tête pour soutenir Vietto en difficulté à Velaux.ont laissé des traces surtout que l'étape d'Arles ou - mieux ! - Manosque donnent de l'ambition. On y croit.

Dur comme fer.

 Les mauvaises langues diront que c'était un final compliqué, alors pourquoi remettre à plus tard l'envie d'en découdre ? Il revenait à Mamie d'ouvrir le feu puisque c'est elle, en principe, la challenger.

 Aussi, elle ne s'est pas fait priée quand elle a attaqué - une stratégie offensive ! - au pays d'Anduze, au pays des cigales où Mamie aime rappeler une astuce de Robic ("Au sommet des cols, on lui passait un bidon rempli de billes de plomb afin de compenser son poids de corps trop léger - 55 kg - en descente...") ; au pays de Giono ("Nous les régionaux n'avons pas droit aux bons hôtels... Si l'opportunité se présente, je ne ferait de cadeau à personne", menace-t-elle).

 Il fallait leur montrer qu'on en avait dans le cuissard avant la grande attaque le jour du 14 juillet à Boulogne-Sur-Gesse.

 

 La suite ? Ce fut les festivités au jardin d'acclimatation avant d'echaîner par le repas champêtre sur la Riviera, où là, Matka était dans une forme éblouissante quant elle s'adjugea Goussonville Durdan.

 De cette course à travers le maquis se dégageait une ambiance pittoresque et la bergère de Carmaux en gardera un souvenir impérissable d'odeurs mêlées, de bouffées de myrte et de nepita comme échappées d'un alambic géant :

"Comment oublier la séquence du col de Vizzavona, où, des suiveurs Corses cédant à l'allégresse générale, tirèrent, avec leur pistolet, des coups de feu en l'air ?" avant d'aller recevoir la coupe à la salle des fêtes.

 

 La suite prochainement.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 20:27
Mamie à Rodez

Rodez est une bourgade très charmante située à une heure de Carmaux (en passant par la rocade).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour voyager dans le temps en compagnie de Mme Salvy et de ses amis.

Qui est Mme Salvy ?

 

Disons-le tout net, Mme Salvy (Rolande, appelons-là par son prénom) est une amie de ma Mamie. Une amie qui prépare de bons petits plats. Je cite sans ordre de préférence : le cassoulet, les tomates farcies, le boeuf bourguignon, la bouillabaisse ("Quand ça bout, tu baisses"), les pissenlits, les respounchous et j'en passe  bien évidemment.

 Ecoutez, c'est bien simple, quand je pense à Rolande, je pense à un cordon bleu.

Alors que quand je pense à Fernande...

 

Passons et revenons à nos moutons.

A Rodez, cela s'est très bien passé, même qu'à la fin du spectacle, Mme Salvy nous a dit - en partant ! - cette phrase lapidaire que je ne fais que citer :

- Dans les souvenirs d'enfance de chaque bon cuisinier, il y a une grande cuisine, une cuisinière en marche, un gâteau qui cuit et une Mamie...

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 23:30
Mamie est revenu à Ollioules

Ollioules est une bourgade très charmante située à cinq heures de Carmaux (la ville de Mamie et de Jaurès).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé comme tous les mois pour honorer notre contrat.

Youpi tralala.

 

Du coup, on commence à connaître les résidents. Lucienne (Lulu), Jeanine (l'épicière qui a pris sa retraite l'année dernière), Eléonore et sa gouaille (sacré Eléonore), Marcelle (celle qui nous demande - souvent - pourquoi ma Mamie n'aimait pas Guétary) et les papis : Vincent, François, Paul et les autres.

Tous les autres.

 

 Mais - avouons-le tout net ! -, à Oullioules, on connaît surtout Mme Bernat (qu'on ne présente plus) et Raymond (soupir).

Parce qu'ils sont - encore et toujours ! - chien et chat (re-soupir)...

Jugez par vous même :

Pas une phrase, une remarque, une réflexion de Raymond sans que Mme Bernat ne la commente - à brûle-pourpoint ! - laconiquement.

Mieux : pas un sourire, un regard, un mouvement de tête ou d'épaule de Mme Bernat sans que Raymond ne l'interprète  - aussi-sec ! - négativement...

 

Un exemple ?

A la fin du spectacle, Raymond nous a donné quelques conseils d'ami, je cite sans ordre de préférence : "Spectacle trop long", "Manque de folie", "Trop propre", "Un peu faiblard", "Niais" et j'en passe évidemment.

 

Bref, il n'en fallait pas plus pour qu'on se sente abandonné comme un chien qu'on a laissé dehors en plein hiver. Ou comme le capitaine de Gold ("Ohé Ohé, capitaine abandonné...").

Seuls au monde.

 

Seuls ?

Non. Définitivement non.

Mme Bernat veillait au grain et là, las, après avoir entendu les critiques - les salves ! - du papi dont j'ai oublié le prénom, elle a perdu son sang froid.

Pire : elle a lancé - à la hussarde ! - cette phrase lapidaire que je fais que citer :

- Raymond, j'en ai assez entendu pour aujourd'hui, vous avez de la merde dans les yeux. Vous êtes un faux-jeton et je vous emmerde.

Et toc !

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 19:24
Mamie à Aix-en-Provence

C'est à Aix-en-Provence - une charmante bourgade située à quatre heures de Carmaux -, qu'un papi nous a dit cette phrase lapidaire que je ne fais que citer :

 

"Quand je pense à Félicie, je me souviens qu'elle embaumait l'échalote, qu'elle avait des poils aux pattes et qu'elle une fuite. Alors que quand je pense à Fernande...

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Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin