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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 18:05

Depeche"Nous sommes ce que nous nous rappelons.

 

 Ce que nous ne voulons pas oublier.

 La mémoire est bien notre identité, notre histoire, elle donne un sens à notre existence, l'inscrit, la raconte, la transcende.

Les nouveaux travaux montrent aussi le rôle crucial de l'oubli, dans le choix des souvenirs qui nous permettent de construire notre avenir.

 Mémoire et oubli... Comment fonctionne ce couple délicat ? Pourquoi un souvenir s'efface-t-il ? Qu'est-ce que ce mal du siècle - la maladie d'Alzheimer - qui tue un homme en le privant d'abord de sa conscience ? Ma Mamie a voulu en savoir plus et a interviewé pour nous Bernard Croisile, expert en la matière. Extraits :

 Mamie : Ainsi d'après vous, un souvenir... n'existe pas vraiment !

 Bernard Croisile : Eh non ! Enfin pas tel que vous l'imaginez. Ce n'est pas une reproduction figée. Le souvenir n'est pas un livre rangé dans une bibliothèque mais plutôt des feuilles éparses sur les étagères, un ouvrage que vous devez recomposer en rassemblant les pages, une à une. C'est une reconstruction. Et à chaque fois, votre souvenir est réappris... mais fragilisé.

 Il vaut donc mieux parler, au pluriel de "souvenirs" ?

 Chaque souvenir est un épisode de ma vie. Un évènement personnel, unique, avec un lieu, une date et riche d'émotions - bonne ambiance, retrouvailles avec des amis, nouvelles rencontres - donc un ensemble de souvenirs, très personnels.

Pour les retrouver, je dois faire un effort volontaire, un "voyage mental dans le passé". Se souvenir de hier c'est facile mais que faisiez-vous au milieu de l'été 93 ? Là, le travail de la mémoire épisodique devient important. Il faut situer la période de vie - les années 90 -, les évènements généraux - l'été 93 -, et le détail qu'on finit par retrouver. Résultat : en juillet 93, je faisais du canoë au Canada avec mon cousin et au détour de la rivière, nous avons failli emboutir la masse sombre d'un énorme élan qui traversait... Tout un processus.

 A l'opposé, si je vois la photo d'un élan sur un écran de télé, tout me revient d'un bloc, l'image, l'odeur, le son, la sensation. ce surgissement, cette récupération rapide mais involontaire, c'est la "madeleine de Proust". il n'y a donc pas un souvenir figé, stocké tel quel, mais des éléments dispersés dans le cerveau.

 Reconstituer un souvenir, une opération complexe, délicate, il peut-être fragilisé, déformé, réappris, il peut y avoir donc des faux souvenirs...

 Bien sûr ! Une expérience célèbre d'Elizabeth Loftus, psychologue américaine, place des étudiants face à un ordinateur avec ordre de ne jamais toucher la touche "alt" sous peine de faire planter le système. Ils ne le font pas, mais l'ordinateur est prévu pour bugger. "Vous avez appuyé sur "alt" ! "heu... - je vous ai vu !" Et 30% des étudiants vont "se souvenir" d'avoir fait l'erreur, et même raconter comment ils l'ont commise...

 Que sont devenus nos souvenirs éparpillés ?

 Ils sont là mais dans plusieurs stocks différents.

 Il y a les mémoires perceptives (la mémoire des formes), la mémoire procédurale, les gestes et les actions répétées : monter un escalier, la natation, le vélo... Celle-là est dite "non déclarative" : "J'ai appris, je ne dis pas que je sais, je fais." C'est une mémoire solide, très robuste - le vélo, ça ne s'oublie pas -, qui libère de l'espace mental. Une sorte de routine.

 Et enfin la mémoire sémantique, celle des connaissances. Elle est dite "déclarative ou explicite" : "Je sais et je dis que je sais". C'est la mémoire du savoir, de l'écolier et du savant - "Je sais que Joséphine a été la première femme de Napoléon" -, une mémoire du monde, assez solide, décontextualisée et pauvre en émotions.

 Sans oublier la mémoire épisodique, déclarative, celle des épisodes personnels, de nos souvenirs. Riche en émotions, fragile, autonoétique... J'ai conscience de moi.

 Il faut aussi ajouter la mémoire autobiographique "Je m'appelle, j'ai tel âge, je suis né, ma mère habitait à...", ce grand CV, ces faits du monde sur moi existent. dans certaines maladies, les patients auront oubliés les épisodes de leur vie mais pas ce qu'ils sont.

 Enfin, il y a aussi la mémoire à court terme, dite "mémoire du travail".

 Comme dans le film "Memento" où le héros oublie tout mais a conservé sa mémoire à court terme ?

 C'est le meilleur film sur la mémoire. Le héros ne dispose plus que d'une mémoire de travail, de quelques minutes. Quand il raisonne, il note vite ses conclusions sur des papiers, photographie les lieux, se fait tatouer le corps... Ce qui lui permettra d'agir une fois tout oublié. Et on s'aperçoit à la fin du film que ces aide-mémoire forment un corset qui l'oblige à reproduire indéfiniment sa quête, donc sa vie.

 Parlons de l'oublie.

 Il joue un rôle capital dans la mémoire. A quoi bon vous rappelez que le 12 février 2005, vous portiez une écharpe jaune ? Ou se souvenir de tous les repas de votre vie ? Ce genre de "traces" sans intérêt s'estompe rapidement.

Il y a cependant des gens qui n'oublient rien.

 Les pauvres ! il y a des cas rarissimes de "mémoire absolue". L'oubli est une chance, il nous permet d'être efficace, de faire le ménage. la mémoire est notre identité. je me rappelle ce que je veux être, ce que je pense être, ce qui m'est confortable, la vision que j'ai de moi.

 Des études ont montré qu'un dépressif se rappellera des histoires tristes à l'inverse d'un optimiste. J'essaie d'être en harmonie entre mes souvenirs et ce que je suis. C'est pour cela que la mémoire n'est pas fidèle. On s'en aperçoit en comparant les témoignages lors d'un procès, ou lors des divorces. 

Un dernier mot...

 Mes souvenirs sont à moi et c'est moi qui les construis.

 

Se souvenir, c'est oublier ?

 C'est se rappeler ce qui m'intéresse... Sans craindre de flirter avec l'oubli.

 N'oubliez pas : nous sommes ce que nous nous rappelons.

 

Rideau.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Coaching
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 17:00

images[1]

"L
'entraînement est un art relationnel.


Entraîner et former, cela signifie d'abord conseiller.

Plus la sphère d'influence d'un dirigeant ou d'un cadre supérieur s'accroît, plus les occasions directes de former les autres diminuent, tandis que d'autres compétences, comme l'aptitude à la direction, deviennent plus importantes.

Pourtant : "Un chef d'entreprise est avant tout un formateur, explique Harry Levinson, un pionnier du conseil en psychologie. Les gens d'aujourd'hui doivent être sûrs qu'ils vont acquérir de nouvelles compétences dans le poste quils occupent, sinon ils ne restent pas."

Une solide capacité d'entraîneur ou de formateur chez un patron améliore les performances de ses collaborateurs, accroît leur loyauté et leur satisfaction au travail, les aide à obtenir promotions et augmentations de salaire et limite la rotation du personnel.

Une relation ouverte et confiante est la base du succès de l'entraîneur sur le terrain. L'essentiel de leur travail consiste à essayer de stimuler les performances de leurs protégés, à leur donner des tuyaux pour progresser.

La clé du succès de ces entraîneurs ? Les meilleurs d'entre eux montrent un authentique intérêt personnel, une compréhension empathique pour ceux qu'ils guident. La confiance est cruciale : quand l'entraîneur n'inspire pas la confiance, on ne tient pas compte de ses conseils. Même rejet quand il est froid et impersonnel ou que la relation semble trop unilatérale ou intéressée.

Les dirigeants qui sont respectueux, fiables et empathiques sont les meilleurs entraîneurs.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Coaching
27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 15:19

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"S
ix amis ont passé la soirée
à boire et à jouer aux cartes quand une dispute éclate. Brice Poulpin et Olivier Dewilder s'énervent de plus en plus et tout d'un coup Olive devient fou furieux, alors que Brice redevient visiblement plus calme et plus pondéré. Mais Olive est sorti de ses gonds. Il se lève et menace physiquement Brice. Celui-ci répond très calmement à ces provocations, expliquant qu'il veut bien se battre mais après la partie.

Olive bien que bouillant de colère accepte. Finalement, il aura le temps de se calmer et de rassembler ses esprits. Une fois la partie terminée, Brice propose calmement à Olive : "Maintenant, si tu veux en venir aux mains, je suis prêt." Mais Olive s'excuse d'avoir perdu son sang-froid et les deux amis se serrent la main et se font même la bise.

Ils se sont retrouvés à nouveau vingt ans plus tard. Brice avait effectué une brillante carrière dans la poterie, alors qu'Olive, après avoir sombré dans l'alcoolisme et perdu son travail, essayait de se désintoxiquer. Le contraste entre Olive et Brice montre bien l'intérêt de savoir résister à ses impulsions.

"Sans maîtrise, la puissance n'est rien"

Cette histoire fait écho à la trajectoire existentielle de deux groupes d'enfants qui ont fait l'objet d'une étude à l'université de Stanford.

On fait entrer des enfants de quatre ans dans une pièce, un par un. Le psychologue dépose un caramel sur une table en face d'eux et leur dit : "Tu peux avoir ce caramel tout de suite si tu veux. Je vais faire une course. Si à mon retour tu ne l'as pas mangé, tu en auras deux."

Quatorze ans plus tard, on compara le caractère des enfants qui avaient mangé le caramel tout de suite et celui de ceux qui avaient attendu pour en avoir deux. Les premiers étaient plus vulnérables au stress, avaient tendance à se mettre en colère et résistaient moins bien à la tentation pour atteindre leur but.

Quand ces enfants sont devenus adultes et sont entrés dans la vie professionnelle, les différences se sont encore accusées. Ceux qui avaient résisté au caramel dans leur enfance montraient des aptitudes intellectuelles plus grandes et leur capacité d'attention et de concentration était meilleure. Ils faisaient preuve d'une fiabilité et d'un sens des responsabilités plus grands dans les relations humaines et maîtrisaient mieux leurs frustrations.

L'histoire des enfants au caramel recèle une mine de leçons sur le prix à payer pour un manque de maîtrise de soi. Notre pensée et notre travail pâtissent des turbulences émotionnelles qu'entraînent les diktats de l'amygdale, ces lobes frontaux qui sont le site de la mémoire active et de la capacité d'attention.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Coaching
25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 17:06

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"D
ans L'intelligence Émotionnelle-2
, Daniel Goleman met en avant qu'un QI élevé et une solide expertise technique peuvent avoir un effet paradoxal sur des recrues prometteuses qui finissent par se planter lamentablement.

En effet, une étude consacrée à des cadres supérieurs ayant échoué dans leur mission montre que la plupart d'entre eux étaient techniquement brillants. Et c'est bien souvent à cause de leur compétence technique qu'ils avaient obtenu leur promotion. Mais une fois qu'ils atteignaient un poste élevé, leur supériorité technique devenait un handicap.

Nous retrouvons le principe de Peter : les gens sont promus à un niveau où ils cessent d'être compétents. C'est ainsi que le monde du travail est truffé de mauvais patrons. Le principe de Peter explique largement pourquoi tant de gens qui manquent totalement de tact, d'égards et sont en général peu doués pour la vie sociale occupent si souvent des postes élevés dans les entreprises. L'erreur classique consiste à apartir des compétences d'un cadre dans un poste dans un poste donné pour conclure qu'il est capable de diriger une entreprise. "J'appelle ça l'effet Michael Jordan, m'explique Paul Robinson, le directeur d'un grand laboratoire scientifique. Un grand patron s'en va et vous recherchez immédiatement le meilleur scientifique pour le remplacer.

"L'effet Michael Jordan"

"Un peu comme si l'équipe de basket des Chicago Bulls à la recherche d'un entraîneur décidait d'engager Michael Jordan pour le remplacer. C'est évidemment un brillant joueur de basket, mais il a un style de jeu si naturel qu'il ne pense probablement jamais à la façon dont il joue et l'on peut supposer qu'il ne sera pas un très bon entraîneur. La question est donc : quels seraient les résultats de l'équipe si Jordan était sur le banc de touche comme entraîneur au lieu d'être sur le terrain ? C'est le même problème pour nous, nous avons besoin de ces grands scientifiques dans le labo, pas dans les bureaux."

Méfiance donc.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Coaching
16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 18:46

033105_1_.jpg"Est-ce qu'il n'y a pas d'autres ambitions dans la vie que d'être heureux ?

On peut choisir d'avoir plutôt un destin, c'est-à-dire de connaître une vie intense, éventuellement exposé à des souffrances, des chutes et des malheurs. Tout le monde n'a pas envie d'être heureux.

Certains estiment même que le bonheur est un idéal méprisable. Ou que c'est un idéal de quiétude qui s'accompagne d'une certaine fadeur. Une chose me frappe aux États-Unis : quand quelqu'un annonce son mariage ou sa grossesse, on lui dit : "Ah ! Vous devez être tellement heureuse". Dés lors qu'on vous colle sur le front l'étiquette "Personne heureuse", vous devenez en quelque sorte le comédien de votre propre bonheur. Si la communauté a décrété que vous étiez heureux, vous ne pouvez plus afficher autre chose qu'un visage souriant, une sorte d'allure martiale conquérante. Vous devenez littéralement le chevalier du bonheur en acte.

Or, l'inscouciance est l'une des conditions du bonheur. On est heureux sans véritablement le savoir, à l'occasion d'une réunion entre amis, d'un dîner avec des inconnus pour lesquels on se découvre, de manière surprenante, de réelles affinités... A partir du moment où l'on devient conscient d'être heureux, de prendre du recul vis à vis de lui, et finalement de le déjouer.

Une vie calfeutrée, tranquille, loin des rumeurs du monde et des sensations fortes permet d'atteindre une certaine félicité, alors qu'une vie de jouissances, plus exigeante et intense, entraîne souvent des déceptions et de grandes souffrances. il convient donc de choisir son existence en toute connaissance de cause : une vie romanesque intense ou une vie de grande tranquillité, avec du bonheur, mais aussi de l'ennui.

En ce qui me concerne, je préfère le calme quand j'en ai besoin et le romanesque quand il s'impose a moi. Je crois que tout l'art de vivre consiste à éviter ces deux écueils. La satisfaction de l'existence suppose le rejet des inquiétudes stériles et de l'ennui lié au sentiment d'une vie quotidienne répétitive.

"J'aime trop la vie pour ne vouloir qu'être heureux"

Le bonheur n'est, du coup, pas la priorité. A vrai dire, il me laisse même indifférent. Parce que l'un dans l'autre, je pense qu'il y a trois choses importantes. Le plaisir d'abord. Toutes sortes de petits plaisirs, physiques ou autres, extrêmement agréables, qui viennent agrémenter la journée et auxquels il convient d'être attentif.

La gaieté ensuite, comprise comme la capacité à prendre les choses du bon côté. Les gens mélancoliques, tristes ou sinistres sont de plus en plus nombreux dans nos sociétés, tandis que la gaieté tend, me semble-t-il à disparaître.

Il y a enfin la joie, même si cette notion a une forte connotation religieuse, voire mystique. C'est l'acceptation de la vie dans ses bons et dans ses mauvais côtés, une sorte d'acquiescement sans réserve à l'existence en tant que telle. C'est la reconnaissance d'être bien vivant, en compagnie d'autres personnes que nous aimons.

Le bonheur ou l'absence de bonheur ont moins d'importance que ce miracle de l'existence, et la gratitude qu'on peut en concevoir. Personnellement, ces trois états prédominent sur le bonheur. Je ne le recherche pas en recourant à des exercices mentaux ou physiques. J'avais un jour écrit cette phrase : "j'aime trop la vie pour ne vouloir qu'être heureux". Je pense que l'existence commande d'autres états d'âme, d'autres humeurs, que le bonheur.

Une existence qui ne serait qu'heureuse serait proche de la léthargie, de l'apathie, du sommeil du batracien. Après tout des valeurs comme le courage, l'énergie, le risque sont peut-être plus intéressantes dans certaines circonstances que la quête du bonheur. Et puis, chose surprenante, tous ces gens qui courent derrière le bonheur sont globalement déprimés.

Le bonheur dans ses liens étroits avec l'individualisme, impose d'afficher devant les autres sa réussite en tant que personne. C'est une façon de monter sur le podium et de s'exclamer : "Regardez-moi, je fais partie du cercle des élus, de ceux à qui tout sourit, qui ont vaincu toutes les adversités, qui triomphent sur les plans amoureux, professionnel, physique, conjugal".

Mais qui dit dit gagnant, dit perdant. Aujourd'hui, les gens se persécutent les uns les autres au nom du bonheur. D'où l'expression "Comment vas-tu ?", "Tu as une mine superbe !" revient à dire que le physique, le corps reflètent une réussite personnelle. A l'inverse, l'expression "Tu as une mine épouvantable aujourd'hui !" place immédiatement l'individu au côté des damnés.

Toutes ces petites expressions prouvent que nous sommes constamment soumis à un examen. Et d'ailleurs, nous nous y soumettons nous-même en permanence : personne ne veut avoir une mauvaise mine, ni être mis à l'index par les autres. c'est, en cela, que le bonheur est vraiment devenu le nouvel opium du peuple.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Coaching
14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 17:30

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"V
u
(disponible en DVD, vidéo à la demande et Blu Ray), lu (sous-titres sourds et malentendants) et entendu (voix de Richard Berry qui interprète le coach et de Laure Manaudou dans son propre rôle) dans le film Le coach d'Olivier Doran :

- Bonjour Laure.

- Bonjour.

- Max.

- On dit que vous êtes le meilleur.

- On dit la même chose de vous. Mais, j'ai l'impression que vous l'avez oublié. Je suis là pour vous aider à vous en souvenir.

- Et si je n'y arrive pas ?

- Ça voudra dire que je ne suis plus le meilleur.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Coaching
13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 15:26

images[1]"L'intelligence émotionnelle" désigne notre capacité à reconnaître nos propres sentiments et ceux des autres, à nous motiver nous-mêmes et à bien gérer nos émotions en nous-mêmes et dans nos relations avec autrui.

Cinq compétences émotionnelles et sociales complémentaires :

La conscience de soi : S'évaluer avec réalisme et posséder une solide confiance en soi.

La maîtrise de soi : gérer nos émotions de façon qu'elles facilitent notre travail au lieu d'interférer avec lui. Etre consciencieux et savoir différer une récompense dans la poursuite d'un objectif. Récupérer rapidement d'une perturbation émotionnelle.

La motivation : utiliser nos envies les plus profondes comme une boussole qui nous guide vers nos objectifs, nous aide à prendre des initiatives, à optimiser notre efficacité et à persévérer malgré déconvenues et frustrations.

L'empathie doit être à l'unisson des sentiments d'autrui, être capable d'adopter leur point de vue et entretenir des rapports harmonieux avec une grande variété de gens.

Les aptitudes humaines : bien maîtriser ses émotions dans ses relations avec autrui et déchiffrer avec acuité les situations et les réseaux humains. réagir avec tact. Utiliser ces aptitudes pour persuader, guider, négocier et régler les différends, pour coopérer et animer des équipes.

"Diriger c'est distribuer de l'énergie"

L'aptitude à faire travailler un groupe harmonieusement est un talent très précieux. Tous les groupes performants comptent presque toujours un membre possédant ce talent. Si vous ne l'avez pas, vous pouvez toujours le former.

Aucun de nous n'est aussi malin que nous tous. Proverbe japonais

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Published by Régis IGLESIAS - dans Coaching
11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 02:18

033105_1_.jpg"Tout peut être revu sous l'angle du bonheur : la médecine, les compléments vitaminés, les régimes alimentaires, la chirurgie esthétique... le but étant à chaque fois de renforcer le narcissisme des individus, de les réconcilier avec eux-même.

Le business qui se développe autour de la recherche du bien-être est énorme. Une psy a d'ailleurs tapé un grand coup dernièrement en affirmant qu'elle pouvait augmenter votre bonheur de 44%.

Rien que ça.

Mais la question est de savoir si toutes les techniques (aromathérapie, acupuncture, développement personnel...) travaillent à évacuer le stress inutile, la douleur évitable en chacun de nous, ou bien à nous rendre heureux.

On confond souvent le bonheur et l'absence de malheur. Or ce n'est pas la même chose.

Mais alors, pas du tout. 

On écoute Pascal Bruckner nous expliquer la différence : "Quand vous cessez d'être malade, votre rétablissement vous procure une immense sensation de soulagement. Mais le fait d'être en bonne santé dans la vie courante ne vous rend pas heureux. Il en va de même dans avec la résolution des soucis quotidiens, qui permet aux individus de se sentir soulagés. Je pense que les thérapies en question travaillent plutôt sur la disparition de la tension, de l'angoisse, des pathologies inutiles, que sur le bonheur proprement dit, qui est une matière évanescente, beaucoup plus difficile à cerner.

A mon avis, l'accession au bonheur brut qu'on nous promet est impossible. Et cela pour une raison simple : le bonheur ne se programme pas, ne se commande pas, ne se construit pas. Il est plutôt de l'ordre de la grâce. Il n'arrive qu'inopinément dans nos existences, si toutefois il arrive. Il est donc trop simpliste de diviser l'humanité entre les heureux et les malheureux.

Je pense que les 3/4 ou les 9/10èmes de notre existence se situent dans un état intermédiaire pendant lequel nous ne nous posons pas la question du bonheur. Nous vaquons à nos occupations, à notre vie de tous les jours, et quand le bonheur arrive, il nous surprend comme une sorte d'état de délectation, d'épanchement, d'insouciance.

Et c'est exactement la même chose pour le malheur.

Et puis le bonheur est le propre à chacun, ni vous, ni moi n'en avons la même conception. Ce qui vous rendra heureux me laissera indifférent, et vice versa. Jacques Prévert a utilisé une très jolie formule : "J'ai reconnu mon bonheur au bruit qu'il a fait en partant".

Le bonheur est en effet très souvent de nature rétrospective.  A partir du moment où nous voulons appréhender le bonheur, le saisir, il se dissipe. C'est pour cette raison qu'il s'apparente à la grâce. Il est le visiteur du soir qui s'invite chez vous à l'improviste, et s'éclipse ensuite sur la pointe des pieds. Comment voudrions-nous édifier une science de l'ineffable, de l'impalpable ?

Une quête impossible !

De même, il y a des inégalités génétiques face au au plaisir et à la douleur. Certains peuvent peuvent fumer trois paquets de cigarettes par jour, boire énormément et rester vaillants à 80 ans, tandis que d'autres sont fauchés à 25 ans par un infarctus sans jamais avoir commis le moindre excès.

Les aptitudes au plaisir physique ou sexuel sont également très variables d'une personne à une autre. Les uns ressentent une grande volupté, les autres une grande frigidité. La science peut, en effet, établir si un individu est génétiquement programmé pour l'excitation ou pour la prudence. Mais encore une fois, le problème de départ subsiste : le bonheur n'est en aucun cas un bien accessible par une simple décision personnelle ou collective. L'irruption du bonheur dans une vie est toujours erratique : il vient et repart. Il ne suit jamais le cours de nos souhaits personnels.

Le problème c'est que le bonheur n'est plus un droit légitime mais une obligation. En effet, le capitalisme lui-même s'est mis au service de notre bonheur. L'ancien capitalisme demandait aux ouvriers de se priver pour produire mieux, et les incitait à consacrer toute leur énergie au travail en contrôlant leur sexualité et leur vie privée.

Il connait aujourd'hui des problèmes de surproduction, il a besoin d'écouler ses marchandises. Pour vendre ses excédents, il a intérêt à promouvoir l'hédonisme, à l'installer petit à petit dans la vie des individus. Ces derniers doivent certes continuer à travailler, mais le soir venu ils doivent dépenser un maximum d'argent pour acheter ces objets en surplus. Chez les Anciens, l'hédonisme était une doctrine qui faisait de la recherche du plaisir le principe unique de la morale. Désormais, il est devenu la stratégie principale de l'économie de marché désireuse de perdurer. La machine économique dit "Soyez heureux car tel est ma volonté".

Et puis, l'un dans l'autre, est-ce qu'il n'y a pas d'autres ambitions dans la vie que d'être heureux ?

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Published by Régis IGLESIAS - dans Coaching
26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 18:34

Avertissement : Cet article fait parti de la collection C'est quand le bonheur ?, il s'adresse à toutes les personnes qui ont une âme de villageois...

Boris Cyrulnik est formel.

Le bonheur est provoqué par une représentation, une anticipation, un rêve. Il a une connotation beaucoup plus psychologique et sociale qu'émotionnelle.

A proprement parler, il n'y a pas de zone de bonheur, alors que la zone de l'émotion euphorique existe bien. Elle peut être associé au bonheur, mais je préfère ne pas parler de "bonheur", plutôt d"émotion euphorique". De même, je ne dis pas "malheur" mais "émotion d'angoisse" ou "émotion de détresse".

La prédisposition au bonheur... J'ai parfois utilisé l'expression de "formule chimique du bonheur" dans un sens un peu ironique. La sérotonine est un neuromédiateur qui provoque des sensations d'euphorie, et sa sécrétion peut être augmentée par les antidépresseurs, par la consommation de vin, par une bonne relation humaine ou une bonne pièce de théâtre.

Elle n'est donc pas provoquée uniquement par des déterminants neurologiques, mais aussi par des déterminants culturels.

Certains individus sont génétiquement de gros transporteurs de sérotonine. D'autres au contraire, sont génétiquement de petits transporteurs. Les premiers sont très difficiles à stresser et se remettent rapidement des malheurs. Les seconds sont très émotionnels et se contrarient tout de suite.

Attention, ça ne veut pas dire que certaines personnes sont programmées pour le bonheur et d'autres pour le malheur. Les gros transporteurs de sérotonine sont souvent des preneurs de risques, ils encaissent beaucoup de coups. Au bout d'un moment, à force de lutter contre l'adversité, le cerveau s'abîme, le coeur s'abîme... et le sujet déprime.

A l'inverse, les petits transporteurs de sérotonine, ceux génétiquement "doués" pour le malheur, se savent fragiles. Ils organisent une vie stable et tellement équilibrée qu'ils ne dépriment pas. Aurement dit, nous sommes des être à la fois biologiques et historiques, capables d'évoluer en fonction de l'idée que nous nous faisons de nous-mêmes et de ceux qui nous entourent.

En Afrique, on dit qu'il faut tout un village pour éduquer un enfant. Il faudrait piquer cette idée aux africains. Un couple ou une mère ne peut élever seul son enfant sans prendre le risque de vivre une forme d'enfermement avec lui.

Dans notre société organisée par la technologie et centrée autour de la performance individuelle, on a détruit le village, on a ridiculisé le scoutisme et les autres activités pour jeunes. Il y a une génération ou deux, une femme qui mettait au monde un enfant était glorifiée et entourée. Aujourd'hui, nous avons donc besoin de réinventer un village occidental pour ne pas qu'elle reste isolée. 

Au boulot donc.

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Published by Régis IGLESIAS - dans Coaching
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 15:49

Avertissement : Cet article fait parti de la collection C'est quand le bonheur ?, il s'adresse à toutes les personnes qui pensent que malheureusement, le bonheur se construit souvent au détriment de quelqu'un et que, du coup, ce n'est plus le bonheur. Mettre son bonheur dans le bonheur d'un autre. Là oui, c'est du bonheur !

Lorsqu'il s'est soumis aux tests cliniques, le Français Matthieu Ricard, bras droit du dalaï-lama et auteur à succès de Plaidoyer pour le bonheur, a pulvérisé les scores de béatitude. Imaginez : -0.45 !

Quand on sait que le niveau de béatitude se situe à -0.3 et celui de grande tristesse à +0.3, on apprécie mieux la performance.

Aussitôt, la presse internationale l'a un peu abusivement baptisé l'"homme le plus heureux du monde".

Les recherches de Richard Davidson, dans ce domaine très prometteur de la biologie, ont eu un tel retentissement que le Time l'a désigné comme l'une des 100 personnalités les plus influentes de la planète. On l'écoute :

"Le fonctionnement du cerveau est électrique et chimique. Il produit des ondes dont les fréquences diffèrent les unes des autres. Ainsi une pensée est constituée de millions d'impulsion électriques séparées dans des zones différentes et peut résulter de stimuli externes - une vision, un son, une odeur - ou internes - un souvenir, une intention.  L'activité fonctionnelle du cerveau, ainsi que les zones stimulées, peuvent être visualisées grâce à l'imagerie par résonance magnétique.

Avec la méditation de compassion, plusieurs aires du cerveau sont impliquées. L'une d'elles s'appelle l'insula et se trouve près du cortex pré frontal. C'est à dire la partie du cerveau en partie responsable de l'interaction entre le corps et le mental. Lorsque des changements physiologiques ont lieu dans le corps, nous en avons connaissance via l'insula, qui informe le reste du cerveau de l'état du corps.

Il y a une prise de conscience croissante que la santé mentale n'est pas uniquement l'absence de maladie. Les gens qui semblent épanouis ont quelque chose de plus que l'absence de maladie. Ils ont quelque chose de sain. Et cet élément sain est lié au fait qu'ils cultivent des qualités vertueuses comme la gentillesse, la compassion, le bonheur."

En résumé, cultivons les fleurs du bien... 

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Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin