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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 17:15

3610741735-1-.jpg"Olivier Malcor n'arrête pas.

Il est toujours au four et au moulin. Deux joueurs. Deux coaching différents.

"En passant du court n°1 au central j'ai changé de personnage.

Avec Julien, je dois être apaisant. Il est plus cérébral, plus dans la tactique.

Avec Mika, je suis dans l'énergie. Du regard, des gestes, je dois le pousser à aller dans l'attaque.

Je dois être comme leur jeu."

Quand on lui demande de compléter la phrase "Olivier Malcor est un joueur qui...", il a un demi sourire et dit "un joueur qui avait du potentiel mais qui n'y a jamais cru." C'est le noeud de l'histoire.  "J'ai eu de supers entraîneurs, mais je n'ai jamais trouvé celui qui m'aurait révélé. Un joueur qui doit être fort sera fort. Mais je crois qu'il aura toujours besoin de trouver la bonne personne.

Je veux être celle-là pour quelqu'un.

Après avoir longtemps attendue, Malcor en a eu marre. Il avait 25 ans et basculait de joueur à entraîneur. Mais à 25 ans, tu ne sais pas si tu as la connaissance, et si tu n'as pas fait une grande carrière, tu dois prouver plus qu'un autre. Moi, ce que je connaissais, ce sont les émotions du joueur. J'arrive tellement bien à comprendre ce qu'ils ressentent..."

Au début, il se jette à l'eau avec son meilleur ami Jean-René Lisnard. Ce sont les années bohèmes, celles avec les douze fins de mois difficiles.

Il forge, il forge et devient forgeron.

Et comprend qu'il sera psycho-coach. J'entraîne des joueurs mais surtout des hommes. Je crois au verbal, au non-verbal, à ce qu'on dit et à ce qu'on cache. Je suis passionné par les interviews de sportifs.

J'ai un cahier où je colle des articles de l'équipe et je surligne les phrases qui m'interpellent. Ca va de Didier Deschamps à Laure Manaudou, du rugby à l'athlé. Il m'arrive aussi d'aller chercher les transcriptions des interviews de mes joueurs après leur match. J'aime voir comment ils ripostent aux questions."

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le coach du jour...
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 18:45

"Prénom : Isabelle

Nom : Mercier


Surnom : No Mercy ("Sans pitié")


Profession :
Bluffeuse



Isabelle, qu'est-ce que vous faites dans la vie ?

Je suis
joueuse de poker professionnelle.

D'où vient ce surnom de "No Mercy" (sans pitié) ?

C'est
Mike Sexton qui me l'a donné à l'antenne. j'adore ! Cela veut dire 'cassez-vous", "ne restez pas sur mon chemin". C'est parfait, quelle consécration ! Dans le poker, on ne choisit pas son surnom, c'est un autre joueur qui vous baptise... Gus Hansen est The great Dane (pour super-Danois), Phil Hellmuth est le Poker Brat (le sale gosse du poker), Mike Matusow est The Mouth (parce qu'il n'arrête pas de parler), la plupart des surnoms ont été trouvés à l'occasion des tournois télévisés...

Quel est votre rêve ?

Devenir championne du monde. L'année dernière
Jamie Gold a dû battre 8773 joueurs pour obtenir la place suprême. Pourquoi le destin s'arrêterait-il cette fois sur moi ? Pourquoi ? Parce que j'y crois.

Est-ce qu'il y a de belles histoires dans le poker, des histoires où il est question d'audace, de détermination ?

Le monde du poker connaît l'histoire du duel légendaire entre
Johnny Moss et Nick "le Grec" Dandalos. La partie de Stud à cinq cartes a commencé un dimanche de janvier 1949, elle a duré 21 semaines, soit un peu plus de cinq mois. Les joueurs faisaient un break tous les quatre jours !


Le Grec a terminé par cette fameuse phrase : "Monsieur Moss, je crois qu'il est temps que je vous laisse partir." Moss avait remporté la bagatelle de trois millions de dollars, l'équivalent de 100 millions de dollars aujourd'hui.

Est-ce difficile d'être une femme dans un monde d'hommes ?

Les femmes peuvent être méchantes, vicieuses, mais l'agressivité n'est pas spontanée. Notre point fort, c'est notre
sixième sens, une certaine intuition des situations. Face à une femme, un homme a toujours du mal à cacher ses mensonges. Quand il essaie de mentir, ça se voit ; le plus drôle, c'est quand il veut cacher ses incartades amoureuses. Face à face, au poker, hommes et femmes doivent aller au-delà de leurs penchants naturels. Moi, je me force à l'agression.

Quelle est votre préparation pour les tournois ?

La
concentration est la clé. Le soir, je fixe une bougie pendant 10 minutes, je fais le poirier pendant cinq minutes pour faire descendre le sang et redistribuer mon énergie interne, je dessine une étoile à cinq branches qu représente l'étoile de mes rêves, mes objectifs...

J'ai aussi une phrase que je me répète, inscrite sur une carte postale. C'est ma requête de l'univers : "
Ce mois-ci, je vais surpasser tous les joueurs et ne pas les laisser m'intimider. Mon talent grandit de jour en jour et je vais gagner les championnats du monde. Le profit me vient aisément et chaque moment présent fait partie de ma montée fructueuse."

Dans le même style, histoire de pousser encore un peu plus loin le
destin, je répète 108 fois au lever et 108 fois au coucher la phrase suivante : "Je laisse aller, tout s'arange pour le mieux. Merci mon Dieu."

Je suis aussi des cours par correspondance avec une femme qui m'a appris à orienter mes songes et à qui m'aide à analyser toutes les drôles de situations nocturnes avec des postulats comme : "Cette nuit, je travaille mon poker. Et je laisse, la nuit, mes rêves me guider." Il y a aussi my "Zone music" qui me met en condition, me prépare mentalement avec des chansons comme la B.O de Rocky. Sans oublier les post-it dans la salle de bain où j'inscris en grosses lettres : "Je vais gagner le tournoi."

Enfin, j'ai un truc qui vient de mon arrière-grand-mère. Pour gagner à tous les coups, il suffit d'être devant un miroir avec des raisins dans la bouche et de répéter trois fois : grossebichgrenue, grossebichgrenue, grossebichgrenue. Imparable !

Utilisez-vous l'imagerie mentale ?

Bien sûr, parfois pour m'isoler, je m'invente un prince charmant et j'écris mentalement une histoire comme ..."Je t'attendais, j'attendais que tu viennes me rejoindre pour aller dormir, et je voulais que tu sois épaté en arrivant. J'ai dominé cette table de la première à la dernière. Bien sûr tu n'es jamais arrivé, je le savais au fond de moi, mais quand même, ça aurait été bien beau. Avoir quelqu'un. Me voici encore en train de songer à toi, entre deux avions, entre deux mondes, entre mes différents moi... Je porte encore ce parfum parce que j'apprécie cette odeur qui me rappelle ces moments où je me préparais pour une soirée dont tu allais faire partie."

Cette histoire me met dans une
casquette mentale positive. Elle me booste. Et puis un jour j'aurais un chéri sérieux, mon voyant m'a dit que que j'étais "un leader et que j'allais vivre jusqu'à cent quatre ans, que j'aurais deux gamins et que j'allais me lancer prochainement dans un business avec deux femmes". Je suis ressortie stimulée !

Vous avez des amis ?

Mes copains d'enfance sont presque tous devenus profs, donc sans contraintes l'été. Une semaine de vacances ensemble est donc devenu non négociable : pas de mail, pas de coups de fil. Au programme : déjeuners qui se terminent à l'heure du souper, drinks relax en terrasse, nuit autour du feu à fumer un joint et discuter existentialisme. Barbecue, volley-ball, promenades en barque et fiesta : le paradis. Je suis une épicurienne. J'ai lu avec attention les articles de ce site sur 
le bonheur et je sais que pour le moment, seulement 0.9% des gens meurent heureux. je suis très préoccupé par ce thème. D'ailleurs je vous recommande le livre Demandez et vous recevrez, écrit par Pierre Morency. L'idée ? La terre est le paradis terrestre, tout ce qu'il faut faire pour obtenir ce que l'on désire, c'est de le demander. on ne risque pas grand-chose à essayer.

Isabelle, d'où vient cette passion pou le poker ?

Depuis toute petite. Je jouais tout le temps en famille.

Plus tard, j'ai travaillé dans des bureaux, je devais m'y tenir toute la journée, sauf pour la pause déjeuner, à heure fixe. Une carrière professionnelle assurée à vie. Au secours ! Laissez-moi sortir ! C'est tout le contraire de ma
philosophie de vie !

J'ai donc préparé un CV avec la lettre de motivation qui va avec, je l'ai envoyé aux quatre coins du monde, à tous les casinos. Je voulais faire le tour du monde, rester deux ans dans chaque pays mais personne ne me prenait au sérieux, j'entendais : "
Tout le monde a plein de projets, et tout le monde parle, parle, mais ne fait jamais rien."

A 24 ans, j'ai eu une opportunité à Paris et j'ai donc frappé à la porte du vice-président de la société, il m'a dit : "
Que voulez-vous que je vous dise ? Quand j'avais votre âge, je criais sur tous les toits que je voulais faire le tour du monde, mais j'ai commencé à travailler ici, il y a 25 ans, et avec deux semaines de congé annuels...".

J'ai donné ma démission illico, je lui ai serré la main et je suis parti à Paris. Quatre jours plus tard, j'étais dans l'avion, avec 50 dollars en poche et en tête une phrase de
L'alchimiste de Paulo Coellho : "Quand tu veux quelque chose, tout l'univers conspire à te permettre de réaliser ton désir."

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le coach du jour...
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 18:43










"Isabelle, parlez-nous du poker...

Le poker est un jeu d'observation, d'information, de déduction, de bluff, de manipulation, d'agression. Un adversaire, je vais d'abord l'observer. S'il vient de me montrer une paire d'As, je vais essayer de me remémorer ses derniers coups, me rappeler la façon dont il a joué, combien il a misé, à quel moment, la tête qu'il faisait, à quel moment il buvait son coca. S'est-il gratté le nez ? A-t-il souri ?

Ces petits tics, ces réflexes qui marquent le visage lorsqu'on ressent du plaisir ou qu'on se prépare à mentir, tout le monde en a. Pour déceler les "mains" de mes opposants, un bon truc est aussi de regarder leur poitrine et d'examiner leur rythme respiratoire. Le poker, c'est l'art de la morphopsychologie, avec toujours cette part de chance.

La chance, un paramètre qui ...

(elle coupe) ... Comme dit notre doyen Doyle Brunson : "The chips have no home" (les jetons n'ont pas de maison). Vous avez beau en avoir 12 millions et les autres joueurs un seul, comme c'est du No Limit, la situation peut se retourner très rapidement. ca peut aller très vite. Notre art est la manipulation et notre arme le bluff.

Parlons-en justement.

Tout l'art du bluff, c'est de décider quand prendre le bon risque, le risque qui en vaut la peine, le risque qui va payer. Quand on est amateur, le bluff, ce sont les beaux coups. Mais le bon bluff va bien au-delà : au poker, pas besoin de montrer ses cartes pour gagner, il faut juste parvenir à convaincre son adversaire de jeter les siennes. Un bluff sophistiqué c'est toute une histoire que le joueur raconte aux autres depuis le premier coup de la partie, ce n'est pas un mensonge, c'est une manière d'instiller le doute.

C'est bien ce que je pensais, on parle le même langage car figurez-vous que ...

La langue universelle du poker, c'est les jetons !

Oui mais...

(Elle recoupe) Avec votre air ahuri, des fois j'ai l'impression que vous me prenez pour un 2 de pique !

Loin de moi cette idée-là, la poker face, c'est quoi ?

Visage impassible, impénétrable et complêtement hermétique. Aucune émotion ne filtre. C'est à ça qu'on me reconnaît, quand je suis en instinct de survie, je garde ma poker face.

Quel est votre pire souvenir ?

Je reçois une paire de 4. Le mec paie la grosse blind. Je relance. Il paie. Comme j'ai remarqué qu'il ne s'engage jamais dans un coup, je me dis que j'ai une grosse chance de prendre ses jetons, et là, flop miraculeux, on tourne Roi, 6, 4 !

Le 4 ! La dream card ! Il n'y a qu'une chance sur 8 d'avoir une paire en main et de voir la carte de son brelan apparaître au flop !

Je mise d'entrée de jeu en espérant qu'il a en main un As et un Roi et qu'il va me relancer. Avec mon brelan de 4, j'ai une main tellement forte... Mais j'imagine que de son côté, il pense que sa paire de Rois est la meilleure main. D'ailleurs il le pense puisqu'il relance fort. C'est l'extase, je jouis ! Ce coup-là, c'est mon ticket. Je me dis que c'est le moment, je sais que si je fais tapis, il va suivre et mettre lui aussi tous ses jetons au milieu. J'ai tout vu, je connais le déroulement. C'est mystérieux mais c'est ainsi, au poker, les intuitions sont tellement fortes qu'elles sont presques divinatoires. Je dis "All-in." Et comme prévu il paie mon tapis. Je souris. Nous ouvrons nos cartes pour regarder l'issue du coup et j'affiche mon brelan. Ses cartes sont As Roi, sans aucun tirage couleur possible. Il a une paire de Rois et j'ai mon brelan. Donc il a moins de 2% de chances de gagner !

Il lui faudrait toucher, après le flop, deux cartes parfaites, les runnings cards. On tourne 6. Je me dis "Putain, je n'y crois pas, on va pas toucher un autre 6 ? Mais je le sais déjà qu'on va tourner un autre 6. J'ai vu le film dans ma tête... La foule s'écrase sur moi pour découvrir la "Fifth Street", "la rivière" en français... Bref, la cinquième carte arrive : un deuxième 6... Je prend l'uppercut dans l'estomac.

On compte les jetons. Même s'il ne m'en reste que trois ou quatre, je vais me rasseoir, tout donner et revenir. Au poker, on dit "a chip and a chair". T'as un seul jeton, tu peux revenir et gagner le tournoi. Tant que t'as un jeton, t'es vivant.
Oui mais non, il a plus de jetons que moi, un tout petit peu plus, mais plus...

Je lui ai serré la main. Je suis sortie, je me suis assise par terre et j'ai pleuré. Une crise ! Ma vie était finie. J'étais écroulée. Et surtout je n'ai pas compris pourquoi. Pourquoi ce 6 ? Le As Roi me hantait... C'était mon bad beat, ce mauvais coup ou vous possédez une main gagnante mais votre adversaire a touché la carte miracle. Ce 6 m'a longtemps traumatisée.

Ensuite pendant des semaines, je n'arrivais plus à gagner, ma tête n'y croyait plus et j'ai tout perdu. J'étais même touché physiquement. "I was running bad" comme disent les anglais, je suis rentré dans un cycle infernal, c'était la descente aux enfers. J'ai sombré.

Comment avez-vous remonté la pente ?

Pierre Morency
m'a écris un mail pour me dire qu'il croyait en moi. J'avais besoin de ça pour me remettre sur pied. Je me suis alors refaite...

... Chirurgie esthétique ?

Je suis passé de la déprime à la finale d'un tournoi international. J'étais de retour !

Avez-vous un coach ?

Gus me coache parfois lors d'un grand tournoi. Nous nous retrouvons pour un petit déjeuner studieux avec un cahier grand ouvert sur un récapitulatif des coups que j'ai joué la veille. Il analyse alors mes mains : ce que j'aurais pu faire (ou ne pas faire). Par exemple, on prenait une paire d'As et on la mettait dans toutes les situations possibles. (Gus prend des notes pendant les tournois en enregistrant dans son dictaphone ses erreurs et observations). Ensuite, il m'accompagne jusqu'à la salle et regarde qui est assis à ma table. Avant que je prenne place, il me fait part de ses expériences en dressant quelques scénarios possibles, avec tel ou tel joueur qu'il connaît déjà.

Vous parlez de lui avec beaucoup d'affection, avez-vous eu avec lui une histoire amicale ou amoureuse peut-être...

On ne peut rien vous cacher. Un jour, au Bellagio, Gus et moi sommes face à face, il me fait son tour de charme. Comme d'hab. On se fait la bise, il me serre dans ses bras, puis on s'embrasse. Un long baiser langoureux et interminable, comme si nous étions complêtement soûls. En fermant les yeux, je revois encore cet instant, cette scène avec moi en Katherine Hepburn. 6 mois auparavant j'avais mis mes mains froides dans ses mains chaudes, sans enfreindre ma loi qui m'interdisait toute relation avec un joueur. Mais là, tant pis. Je rompts mon pacte !

Gus est irrésistible, brillant, plein de charme. Avec Gus le tombeur, je suis toujours midinette. Je n'arrive pas à me l'expliquer. Mais mon côté fleur bleue, dès que je passe à table, je le laisse au vestiaire et je redeviens une tueuse.

Quelle est votre motivation ? Le gain ?

Le fric ne m'intéresse pas tant que ça. Je considère que c'est un moyen et non une fin. Un moyen d'être libre. Enfant, je n'avais que ce mot à la bouche : liberté. Une vraie obsession qui ne m'a pas quitté. Celle de vivre libre. Libre, et surtout vivre.
Dans ce monde, il n'y a pas de demi-mesure. Autour d'une table de poker, il faut vivre, survivre, être en alerte pour pouvoir sortir des  mauvais coups et inventer l'issue gagnante. Avec le bluff, le joueur de poker tente de prendre son destin en main et de ne pas s'en remettre totalement à la distribution des cartes. Le bluff casse le cours du hasard.

Si ces millions font rêver, les vrais joueurs ne les ont pas toujours en poche. On raconte ainsi la blague de celui qui venait de gagner un million de sterling. Au journaliste qui lui avait demandé : "Quelle est la première chose que vous allez faire avec cet argent ?", il a répondu :"Je vais rembourser mes dettes.  - Et avec ce qui reste ? - Les autres devront attendre..."

Est-ce que le poker est un sport ?

Oh que oui ! Aujourd'hui à la télévision, il y a des parties dans lesquelles sont mesurées les fréquences cardiaques des joueurs. En temps normal, un homme au réveil a entre 40 et 80 battements de coeur par minute. Dans une partie télévisée, Mike Matusow et Daniel Negreanu bluffaient l'un contre l'autre sans même savoir qu'ils détenaient la même main : 9-7. Le coeur de Matusow battait à 115 et celui de Negreanu à 63 ! Près de la moitié ! Les commentateurs se sont amusés à le comparer à un sportif de triathlon.

Avez-vous fait des rencontres insolites sur le circuit ?

Le chanteur de Rage against  the Machine, je l'ai rencontré par hasard, en jouant au billard, et je l'ai ramené chez moi. Rouge de honte lorsque je me suis souvenue que son poster trônait au-dessus de mon lit. J'ai aussi rencontré Doug Dalton le directeur de la Poker Room, un homme épatant. Sur son bureau Doug a une roue de la fortune en or avec spt cases : 1 - Demain, 2 - Non, 3 - Pas tout de suite, 4 - Oui, 5 - Aujiurd'hui, 6 - Repasse la responsabilité à quelqu'un d'autre, 7 - Peut-être. Dès que tu rentres dans son bureau pour lui poser une question, il tourne la roue !


Le monde du poker est une communauté tout à fait unique et magnifique. On y retrouve beaucoup de joueurs qui apprécient la vie et se laissent aller à leurs envies. Dans ce milieu-là, il n'y a ni sécurité, ni routine. Il faut du courage et du mental. Au jeu, ils se combattent mais toujours avec une certaine classe. Ainsi le slow-roll, l'exemple type du savoir-vivre que chacun réprouve : supposons que j'aie une main gagnante à 100%. Si je mets trop longtemps à la montrer, c'est très mal vu. Il n'y a pas de pénalité, mais en une semaine, je suis grillée, ça fait le tour de la planète. Car un slow-roll fait souffrir gratuitement l'adversaire. Le poker est un jeu de bluffeurs, pas de pervers.

Et le sexe dans tout ça ?

Le sexe et le poker ont toujours fait bon ménage, il m'est arrivé de jouer avec un de mes partenaires tout en nous touchant discrètement sous la table. Parfois, j'annonce directement la couleur, quand un homme me plaît , je prends ma plus belle voix et lui lance : "You have a girlfriend?" Draguer, séduire, j'adore. C'est aussi une cartouche dans mon bluff...


L'interview non autorisée d'Isabelle Mercier :
Coach du jour... Isabelle Mercier
Isabelle Mercier, le poker, le bluff, etc...
Isabelle Mercier, Phil Ivey, Gus Hansen, Tony G;, Devil fish et les autres...

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le coach du jour...
18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 16:56

"Isabelle Mercier, pouvez-vous nous parler de vos concurrents ?

L'essence du poker, c'est la psychologie. Quand l'un de mes adversaires se réfugie sous son attirail-capuche, iPod branché non-stop et verres miroirs - je ne vois que sa bouche, ce n'est pas très amusant. Mais surtout, il ne fait pas peur puisqu'il n'a pas de regard direct.

Un joueur comme Phil Ivey (photo à gauche), rien qu'à ses yeux, il vous fait jeter vos cartes. C'est un des seuls qui effraient sans rien faire, il n'a pas besoin de parler, de jouer, ni d'être habillé en jaune. Ses yeux seuls montrent la force de son âme. De plus, un joueur réfugié derrière son déguisement rate des indices : il n'entend pas la respiration de ses adversaires puisqu'il a des écouteurs sur les oreilles, et parfois même il rate des commentaires. Mais surtout, son look n'a aucune importance puisque son adversaire va retenir quelles cartes il aime, à quel moment il suit, à quel moment il mise, et si son jeu est agressif, passif ou conservateur. 

Gus Hansen ?

La première saison du World Poker Tour commence au Bellagio à Las Vegas. En finale, un beau gosse, un Danois, 28 ans, Gus Hansen. En face, le Libanais Kassem "Freddy" Deeb, 46 ans. Ce sont deux générations qui s'affrontent. Gus mise avec "n'importe quelles deux cartes". Il n'a pas peur d'un 2 et d'un 7. Sa technique c'est jouer "les joueurs, pas les cartes". Certains disent qu'il est fou, qu'il n'est qu'un jeune con qui fait n'importe quoi. Mais d'autres, comme moi, sont médusés par l'agressivité de Gus. Il remporte le tournoi : 556 480 $. Les plus sceptiques se rendent à l'évidence, sa tactique fonctionne. "Jouer les joueurs, pas les cartes" : deux ans plus tard, toute une génération aura retenu la leçon.

Gus est un vrai pro. Il est capable de se souvenir d'une main qu'il a perdue ou gagnée il y a 6 ans. Il se souvient même de la mise de l'adversaire. C'est automatique dans sa tête. Moi, je me souvient plutôt des émotions, des moments charnières, des erreurs, des questionnements liés aux coups. Quand je suis dans ce que j'appelle ma "zone", mes meilleurs moments de poker, tout est flou, c'est tellement bon que je me souviens même plus de mes mains. Lui, il enregistre tout.

Gus est aussi un grand joueur parce qu'il se fout des paillettes et de tout ce qui est matériel. Il n'a pas peur de perdre, c'est pour ça qu'il gagne. Pour lui, le monde, c'est la table, il n'y a rien d'autre autour. Pour lui, la table est organique, comme pour le maître d'échecs pour qui l'échiquier, c'est la vie.

Certains disent que le poker est un jeu antisocial et individualiste, mais c'est l'inverse. Et puis l'ambiance entre les joueurs est bonne. On se lance des paris à propos de tout et n'importe quoi. Il y en a toujours un pour miser sur le nombre de lettres d'un prénom d'une serveuse et un autre trop content d'aller à la pêche aux réponses. On parie quelques billets, souvent des cacahouètes, juste pour le fun.

Tony G. aussi est un mec sympa ?

Tony G. c'est différent. Lui, il déculotte ses adversaires devant tout le monde. Quand ils perdent, il enfonce le clou : "Merci d'être venu. j'adore détruire ces mecs." "Tu mets tout ton argent sur Roi-Valet ? Où est-ce que tu as appris à jouer au poker ? Tiens, voilà, cela te fera une bonne leçon, maintenant retourne chez toi ! T'es un joueur lamentable ! Ta carrière est terminée !" Pour moi, les tueurs du calibre de Tony G. ou Mike Matusow sont des géants. ils me fascinent. Une fois, Tony G. jouait contre un joueur d'Internet qui visiblement manquait de réflexes et de présence à table, il a demandé : "Garçon, apportez-lui une souris ! " (d'ordinateur...).
La confrontation entre Tony G. et Surinder Sunar est l'une des plus intenses que j'ai vu. Tony G. était d'une telle violence. Il n'a pas arrêter d'asséner à Surinder des phrases du genre : "Surinder, quand on se retrouvera en tête-à-tête, tu n'as pas idée à quel point tu vas saigner." Puis, il hurlait : "Je vais te détruire.", "Je vais te prendre tout ce que tu as. T'as peur, c'est ça, Surinder ? La différence entre toi et moi, c'est que moi, je n'ai pas peur et toi tu trembles de tout ton corps...".

Des insultes ?

L'insulte au poker n'est pas un manque de savoir-vivre Régis. C'est une tactique. Certains mots peuvent vraiment permettre de gagner. Ce n'est pas clean mais ça marche : souviens-toi de la réplique de Materazzi à Zidane... Zidane, il a sauté ! Surinder est resté totalement impassible, fermé comme une huître, il n'a pas bougé un cil et à la fin, il a corrigé Tony G.  

Ensuite, il y a tous les joueurs d'Internet. La plupart sont timides et facilement impressionnables. Imaginez un gamin de douze ans et demi arborant un "bad boy" sur son tee-shirt et qui se retrouve à la même table que David "The Devilfish" Ulliott... David a le triple de son âge, un perfecto en cuir noir, des lunettes orange fumées, des bagues de pirates en or plein les doigts. Il a fréquenté des gens peu fréquentables et passé plusieurs mois à l'ombre... Décalage. Il doit son surnom à un adversaire chinois, qui n'ayant pas digéré d'avoir perdu contre lui un très gros pot, l'avait traité furieusement de fugu, un poisson délicieux qui renferme un poison foudroyant contre lequel il n'existe aucun antidote. Donc, le vrai bad boy, c'est The Devilfish ! Un adversaire très coriace...

Mais certains "Internet" ne se laissent pas faire. Noah Boeken, un jeune hollandais, se fait remonter les bretelles par un pro de la même génération que Devilfish. Et Noah ose un :

- Ne nous donne pas la leçon !

Le pro lui répond : "Ton avenir n'est pas le poker, gamin. Tu n'as aucun avenir."

Il n'était pas un visionnaire, depuis Noah a tout raflé et à rejoint PokerStars...

Dans les tournois, quelle a été la plus grosse surprise ?

Chris Moneymaker. Un comptable du Tennessee qui avait gagné son ticket d'entrée sur Internet pour 39 dollars. Son père et un ami avaient dûe lui payer son billet d'avion en lui promettant de partager les gains.

Une fois à Vegas, il s'est retrouvé à la dernière table à la surprise générale des 839 participants. Et contre toute-attente, il s'est retrouvé en finale contre un grand pro Sam Farha, Libanais installé au Texas, chemise blanche nickel, veste noire, tempes dégarnies, une gueule à la Bogart, 44 ans et une célèbre cigarette éteinte. Sa "lucky cigarette", son porte bonheur ; quand il est en forme, il dit qu'il "pète tellement le feu qu'elle va s'allumer toute seule"...

Moneymaker qui porte bien son nom de "faiseur d'argent" est reparti avec 2.5 millions de dollars ! Certains appellent cela "faire d'un cure-dents une forêts !".

Il suffit d'y croire alors Isabelle...

Il suffit d'y croire et de suivre les conseils qui sont dans mon livre Régis.

Merci Isabelle.


L'interview non autorisée d'Isabelle Mercier :


Coach du jour... Isabelle Mercier
Isabelle Mercier, le poker, le bluff, etc...
Isabelle Mercier, Phil Ivey, Gus Hansen, Tony G;, Devil fish et les autres...

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le coach du jour...
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 23:32

"Le déclic ?


La demi-finale perdue contre l'Allemagne au Mondial 2007 a d'abord suscité beaucoup de colère et nous avons reporté toutes nos rancoeurs sur l'arbitrage. C'était, évidemment, un moyen de se protéger, de se dégagé de toute responsabilité. Une fois que j'ai dépassé ce sentiment, j'ai compris qu'il ne fallait pas se lamenter.

En vérité, nous n'avions pas bien joué, pas maîtrisé ce match. L'idée alors était de chercher les moyens d'éviter que l'histoire se répète. Pour être plus fort, il ne fallait pas craindre de se regarder dans une glace. Le sens de ma fonction dès lors à évolué, vu que j'avais dirigé d'une manière directive et que je décidais seul. C'est l'idée généralement répandue dans le coaching. Mais si tu arrives à juxtaposer les deux avis, à les faire cohabiter, tu finis par avoir une multitude d'informations.

En acceptant d'ouvrir la porte, le joueur comprend que tu le prend en considération. Après six années en place, il me sautait aux yeux que cette équipe méritait qu'on lui fasse confiance. Et comme je ne doutais pas d'elle...

"Miser sur l'intelligence des joueurs plutôt que sur leur obéissance"

C'est un truc qui me guide depuis que je suis tout petit. Je ne crois pas qu'obéir au chef soit un gage de réussite. En obéissant, un joueur se déresponsabilise. Aujourd'hui on écoute les joueurs, on construit des programmes d'entraînement et de préparation autour de leurs remarques. Et ils ont compris que s'ils s'engageaient à fond dans le truc, ils seraient beaucoup plus forts.

"L'équipe est devenue la priorité de chacun."

En 2007, on a aussi créé un comité des sages, régi par les cadres de l'équipe : Fernandez, les frères Gilles, Dinart, Karabatic et Omeyer. On a abordé toutes les questions. Le plus dur a été d'harmoniser toutes les compétences, de réguler aussi tous les ego qui existent dans le groupe. Mais l'équipe naturellement est devenue la priorité de chacun. On a dépassé la quête personnelle et on a compris que l'équipe est la meilleure manière d'améliorer la notoriété de chacun.

L'autre n'est pas un concurrent qui va te prendre toute la lumière, l'autre est là pour t'aider à avoir ta part de lumière. Ils ont réussi parce qu'ils savaient très tôt qu'il ne suffit pas d'avoir des joueurs de talent pour gagner mais que c'était bien en travaillant à parts égales qu'on y arriverait.

"Utiliser la totalité du joueur"

Parce que cette équipe arrivait à maturité, sa capacité à ingurgité tous les ingrédients qu'on lui proposait était aussi très forte. On s'est servi de cette expérience pour utiliser la totalité du joueur. Le talent, la technique, la tactique d'abord, mais il fallait tirer la quintessence de sa dimension psychologique. On l'a senti quand le partage, l'échange se sont installés. 

es joueurs-là sont de vrais champions, de grands compétiteurs. Je n'ai pas besoin de chercher des artifices pour les mobiliser et les motiver. Ils sont en quête permanente. Pour eux aujourd'hui, il est question de marquer l'histoire. 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le coach du jour...
3 juin 2008 2 03 /06 /juin /2008 13:51

Radio47"Aujourd'hui Rolland Courbis nous fait l'amitié de passer à table. Ses techniques, méthodes, ses subtilités tactiques, la mise en condition dans les vestiaires, les anecdotes édifiantes, tout est passé au crible, morceaux choisis :

 Bonjour Rolland, vous avez que sur ce blog on ne manie pas la langue de bois, aussi on ne vas pas y aller par le dos de la cuillère, alors comment détruire l'adversaire ?


 Il suffit de placer ses joueurs d'une certaine façon quand on a pas le ballon et d'une autre quand on se restructure pour attaquer. Utiliser des trajets originaux pour brouiller les cartes.

 Je m'explique : Quand tu vas à Monaco, pour perturber Manu Amoros, un droitier jouant à gauche, tu mets en face de lui un arrière gauche gaucher dans sa zone pour lui bousiller toutes ses habitudes et ainsi empêcher la première relance de l'équipe adverse, pion essentiel sur l'échiquier tactique.

 Et tu vois vite en face de la surprise, de l'inquiétude puis un sourire plus ou moins jaune d'une équipe qui se demande ce qui se passe dans cette situation inhabituelle voire inédite.

 En fermant le robinet, on évite peut être une énorme inondation.

 Pareil quand tu dis à Luigi Alfano de ne pas quitter Omar Sène, le leader bis du PSG : là, tu détruis le système Ivic. Sène, ce n'est pas un robinet, c'est un carrefour et Luigi se transforme en agent de police pour faire la circulation.

 Pour contrer Manchester et ses deux avions à réaction Yorke et Cole qui multipliaient les appels croisés en profondeur, je place deux arrière centraux à l'envers. Un gaucher à droite et un droitier à gauche pour être sur le bon pied  de fermeture. Je revois encore les têtes de Gallas et Berizzo ! Victoire 1/0 sur un but... de Gallas !

 Personne ne s'en est aperçu, je n'ai rien déclaré, rien expliqué mais cela a été une énorme satisfaction professionnelle sur le plan tactique.


 D'autres exemples ?

 Vestiaire trop chauffé en été, eau froide dans les douches en hiver, pelouse mal tondue ou trop arrosée. Donner des ballons d'une autre marque pas tout neufs et pas très bien gonflées à l'échauffement.

 Pendant que l'entraîneur se plaignait auprès du délégué, il ne se concentrait pas sur les consignes à donner à son équipe. Tout bénéfice pour nous. Ont dit qu'un match de haut  niveau se joue sur certains détails, nous on essayait de récupérer le plus de détails possibles.

 Et comment construire ?

 On répéte systématiquement les gammes avec discipline. Ce que j'appelle le qui fait quoi, quand, où, comment et pourquoi. On confond trop souvent organisation et tactique. Exemple : une équipe de pétanque est composée d'un pointeur, d'un milieu et d'un tireur. Ca c'est l'organisation.

 Quand il faut tirer ou pointer, ça, c'est aux joueurs de le décider : c'est la tactique. Une tactique, c'est l'intelligence ou la stupidité que l'on intègre à l'intérieur d'une organisation.

 Toulon ?

 Super apprentissage, ca me donne les bases pour aller plus tard dans les grands clubs. Aujourd'hui je considère que j'ai encore des progrés  à faire mais j'en connais quand même un rayon. Je sais ce qu'il ne faut pas faire et comment présenter les choses. Je suis capable de mettre tous les atouts de mon côté.

 Ton truc ?

 Je parle aux joueurs comme j'aurais aimé qu'on me parle et me motive à l'époque.

 Avec qui ça n'a pas marché ?

 Ginola !Il y avait certaines préparations musclées et ça gueulait : la motivation ne nous tombait pas dessus au hasard. Et un jour, en plein discours, au milieu de mots très durs, je me rends compte qu'il en manque un, je retrouve mon Ginola dans le coin des douches en train de se coiffer, de se remettre les mèches en place.

 Je me pinçais, je croyais rêver, je n'ai pas eu la patience. Il pompait toute mon énergie. Or dans l'analyse que je peux faire du métier d'entraîneur, je considère que tu as 25 litres d'essence et d'énergie pour tes 25 joueurs. Quand tu as un Ginola, il t'en bouffe 24 à lui tout seul ! Réfléchis bien à ce qu'il te reste pour les autres... 

 Un lieu ?

 Le Touquet, c'est là que se cultivaient la sympathie, l'affection, la solidarité qui te permettaient peut être de faire un dernier effort à la 85ème minute d'un match dont le résultat serait peut être le tournant de la saison.

 Un objet ?

 Le portable mais il faut l'interdire durant certains moments comme la promenade ou le repas. Je tiens à ce que les joueurs discutent, échangent. Combien de match Dalger et Onnis nous ont-ils fait gagner en mettant au point quelques stratégies simplement autour d'un café ?

 Un moment ?

 L'apéro.  Idéal pour créer des liens. J'avoue que celui qui se couchait tôt m'inquiétait. Je revois encore deux hollandais arriver au dernier moment le premier soir à l'apéro, ils commandent un lait fraise ! J'ai failli m'étouffer et je n'étais pas le seul. Pardo et d'autres cadres ont eu vite fait de leur faire goûter et aimer les traditions de la Provence...

 Une équipe ?

 Endoume. On cultivait des valeurs à l'ancienne. Combien de matchs a-t-on gagnés avant de les commencer ? Il y avait 4 ou 5 marioles dont José Anigo qui ne craignaient rien ni personne. Jamais ils ne se sont dégonflés sur un terrain et à ce niveau c'était parfois brûlant.

 Avant les matchs à l'extérieur, ils avaient la manie de se renseigner sur l'endroit et la façon dont s'échauffaient les équipes qu'on rencontrait. Et surtout de quel côté du terrain ils aimaient le faire. Immanquablement ils sortaient les premiers et occupaient cette zone...

 Et quand les adversaires pourtant chez eux arrivaient et réclamaient leur territoire, ils récoltaient dans un premier temps une bordée d'injures et dans un second temps deux ou trois pastissons. J'en arrivais même à être gêné !


 Un joueur ?

 Ibou Ba. Un gamin plus qu'attachant. A la suite d'une rencontre avec un marabout, il s'est mis à vouloir me convaincre qu'il fallait aller rapidement au stade Lescure enterrer la corne d'une bestiole à l'intérieur du rond central pour qu'elle porte chance à Bordeaux ! Vite fait, bien fait...

 Quelque mois plus tard en revenant avec l'OM, mon premier souci a été d'enlever ce gris gris la veille du match, pour qu'il ne porte plus bonheur aux Girondins. On l'a retrouvé sous 30 centimètres de terre. On sautait de joie comme si on avait marqué trois buts coup sur coup, on s'embrassait comme des fadas. Il y a vraiment des détails qui confinent au ridicule. D'autant que le lendemain, on a pris une raclée !

 Un match ?

 Mi-temps : OM 0 - Montpellier 4. Dans le couloir, je croise Loulou Nicollin et Michel Mézy  qui se marrent comme des bossus. J'ai la force de rester digne et de les chambrer en leur pariant qu'on va gagner 5 à 4 ! On a pourtant atteint le ridicule. Absents. Je reste d'un calme olympien face à mes joueurs dans le vestiaire, ils sont suffisamment anéantis comme ça. L'endroit est dévasté, l'atmosphère funeste, le silence pesant. Je décide de parler très peu de cette première mi-temps à mes joueurs.

 Je préfère leur expliquer qu'on a perdu le premier match et qu'on doit se concentrer pour gagner le second. Je tente de les convaincre qu'on est dans la peau d'un joueur de pétanque dont l'équipe est menée 12 à 0 et qu'il n'est pas interdit de gagner 13 à 12. Mais pour arriver à ce renversement de situation qui frise le miracle, c'est sûr qu'il ne faut pas jeter les boules et aller boire l'apéro avant l'heure ! Ma hargne doit être communicative. Je les persuade d'avoir une attitude et de croire qu'une petite lueur brille toujours...

 Me prennent-ils pour un fou ? Je n'en sais rien. Mais ils me regardent estomaqués, ça s'est sur. Toujours est-il qu'on réattaque ce deuxième match concernés, attentifs, concentrés et réceptifs. C'est une équipe totalement différente qui se présente sur le terrain. Et Pam : Maurice réduit le score à 4 à 1. 30 minutes à jouer.

 Entre-temps, nous nous sommes réorganisés avec deux attaquants de couloir, Dugarry et Camara et deux axiaux, Ravanelli et Maurice avec Pirès comme chef d'orchestre. Dans la foulée Dugarry et Roy marquent. Le Vélodrome est en furie comme ressuscité. La suite ? 5 à 4 pour l'OM.

 Sur le banc, c'est de la folie car on sent que le climat est irréel. Des gens qui étaient partis du stade sont revenus à leur place. Un moment unique, ça n'est jamais arrivé depuis que le football existe et ça tombe sur moi. Cela dit, il faut quand même forcer un peu le destin pour y parvenir. 

 Tes phrases préférées ?

 "Je peux me tromper mais je peux aussi ne pas me tromper." Mieux : "Je ne veux pas me faire plus important que ce que je suis mais je ne veux pas nn plus me faire moins important." Une autre : "Ce n'est pas parce que vous n'êtes pas au courant que vous êtes obligé de dire n'importe quoi."

 Et le jeu dans tout ça ?

 Je l'avais dans la peau depuis ma plus tendre enfance. Une de mes fiertés, c'est que le jeu ne m'a pas rendu fou. Mon père était déjà joueur. Un vrai loser. Nous avions comme voiture une Ariane 4 immatriculé 9080 BL 13, et comme tu ne peux pas jouer le 0 au tiercé ni le 90 et le 80 car il n'y a pas assez de partants, il cochait donc le 9, le 8 et le 13 systématiquement. Il n'a jamais eu l'idée de jouer le 9, le 8, le 1, le 3, ou l'addition de tous les chiffres _ le 21_, afin de muscler un peu la formule.

 Pendant 10 ans, il a récité cette grille sans qu'elle sorte jamais. Et quand il a vendu la voiture, il en a parlé au nouveau propriétaire. 15 jours après, le 9-8-13 est tombé du ciel comme par hasard ! Pendant que mon père jouait la plaque de sa nouvelle auto, comme s'il était interdit de jouer l'ancienne. Que ça me porte  malheur toute ma vie si je l'invente cette histoire !

Ils l'ont dit :

Joseph Antoine Bell : "Nous sommes une des rares équipes  à posséder une vraie culture tactique. Tout ça c'est Rolland Courbis."

La comtesse Rizzoli "Je souris souvent en pensant que derrière une agressivité de façade se cache l'hypersensibilité d'un extraordinaire bonhomme."  

Rolland Courbis, coach du jour...

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le coach du jour...
18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 00:15
"Extrait, scène 1, acte 1 :

"Il y a deux sortes de personnes dans le monde :

Les gagnants et les perdants.

A travers chacun de vous se trouve un gagnant qui sommeille et qu'il faut réveiller. 

Avec mon programme "Refuse de perdre", vous avez maintenant les outils et le savoir-faire pour poser vos habits de perdant derrière vous et pour aller de l'avant pour que vos rêves deviennent réalité. Pas d'hésitation, pas de doutes et pas d'excuses.

Maintenant, je veux vous voir sortir de cette salle, prendre le monde a bras le corps pour devenir un gagnant !

Merci" 
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Published by Régis IGLESIAS - dans Le coach du jour...
4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 12:34








"On a fait le tour des personnalités qui ont marqué notre temps.

Dario Secoïa ou le debriefing permanent, Guillaume Musso et les phrases qui font mouches, Jean Cocteau pour que notre avenir soit de feu et non de glace, et Jean Gabin histoire qu'on apprenne à fermer les yeux.

Sans oublier les personnages historiques :
L'Abbé Pierre qui a "essayer d'aimer" avec son "projet rêve", Leonard de Vinci et sa stratégie simple mais pénétrante.

Et les grands coach sportifs :  
José Mourinho le guide spirituel, Franz Beckenbauer parce que chaque personne est un livre qu'on doit lire positivement,  Fabio Capello le gentleman, Frédéric Hantz et son "habit de lumière", Bernard Tapie et le choc des mots, Ion Tiriac et son programme implacable, mais aussi Robert Duverne ou l'importance du bonjour.

Les grands patrons ont aussi apporte leur pierre a l'édifice :
Lee Iacocca qui va décrocher un billet pour la légende au nez et a la barbe de ses concurrents, Carlos Ghosn parce que pour pouvoir il faut d'abord savoir, en passant par Louis Gerstner et Bill Gates


Et les incontournables : Chris Comer qu'on ne présente plus, Brandon Lang ou l'histoire d'une métamorphose, Bruno Petit et le rêve fou, Jerry Maguire l'ambassadeur du kwan et enfin Largo Winch.

Tout a été passe au crible ! Mais on ne peut passer sous silence que jusqu'à présent, le coach du jour a toujours été un coach. Et jamais une coach. Les résultats sont accablants :

22 coachs du jour :
Que des mecs !

Pas une nana a se mettre sous la dent.

L'actualité, les thèmes, les jeux de  hasards et de coïncidences sont bien sur responsables de cet état de fait.

Toutefois, avant d'être traite de misogyne, la direction de ce blog tient a préciser que dorénavant elle va pratiquer l'alternance en mettant les femmes en valeur.

A paraitre : 

La coach du jour... Gabriela Sabatini
La coach du jour... Carly Fiorina
La coach du jour...
Maman
La coach du jour... Segolene Royal
La coach du jour... Julia Chanel
La coach du jour... Vero (serveuse du Sporting bar)
La coach du jour... Henriette Holson
La coach du jour... Carla Sarkosy
La coach du jour...
Emilie Garcia
La coach du jour... Cléopatre
La coach du jour... Sue Ellen Ewing
La coach du jour...
Helene et les garcons
La coach du jour... Margaret Thatcher
La coach du jour... Becky
Thatcher
La coach du jour... Claudette (secrétaire de l'IUT GEA- Promo 94)
La coach du jour... Audray (qui vient tout juste de feter ses 30 ans)
La coach du jour... Nanou (qui vient tout juste de donner naissance a une petite Elisa)

(Liste non exhaustive...)

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le coach du jour...
4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 17:42

 

"Jeffrey Katzenberg adore mettre les gens en relation.

Pour lui, trois secrétaires travaillent à sonder téléphoniquement l’industrie du spectacle à la recherche de ses interlocuteurs, elles appellent sans cesse ses contacts, organisent des rendez-vous, rappellent pour les reporter ou pour les prévenir d’un appel imminent, de telles sorte que Katzenberg passe tous ses « temps morts » au téléphone à joindre les centaines de gens avec lesquels il entretient un contact permanent.

 
"Un vrai virtuose du lien social"


Katzenberg, l’un des trois fondateurs Dreamworks, après avoir fait les beaux jours de la société
Disney, est un créateur de réseau inégalé. Pourquoi ce tourbillon frénétique d’appels ? Pas (directement) pour faire des affaires, mais simplement pour garder le contact. Mais cette routine téléphonique est essentielle : quand l’éventualité d’une affaire se présente, il peut appeler ses relations de façon toute naturelle, faire une proposition et conclure un marché.

 

Ce talent pour tisser des réseaux distingue les professionnels d’exception dans presque tous les métiers. Des réseaux qui ne sont pas constitués au hasard. Leurs contacts sont soigneusement choisis, chaque élément du réseau possédant une compétence particulière qui justifie son inclusion. Chaque membre du réseau représente une source de connaissance ou d’expertise immédiatement accessible sur un simple coup de téléphone.

 

On estime qu’un professionnel d’exception trouve en une heure l’information qu’une personne moyenne mettra trois à cinq heures à dénicher. Jeffrey doit mettre cinq minutes, montre en main.


Simple comme un coup de fil...

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le coach du jour...
19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 03:24
b66f315b"Johnny aurait pu chanter : "On a tous quelque chose en nous de... Dario Seco, ce rêve en nous avec ses mots à lui"

 Ses mots ? Des principes plutôt. Le premier est d'une simplicité enfantine : "Complimentez".
 Le second tombe comme un couperet : " N'imitez pas les autres" il précise : "soyez vous-même, on est pas des photocopieurs !"
 
 On enchaîne avec le troisième : "Sachez écouter, encouragez les autres à parler d'eux mêmes." 
 Le quatrième n'est pas loin : "Faîtes sentir aux autres leur importance et faîtes le sincèrement".
 L'avant-dernier coule de source : "Soyez enthousiaste", l'enthousiasme est la vitamine de l'esprit...
 Le dernier est l'évidence même : "Souriez". Des principes de vie pour être bien dans sa peau et dans ses rapports avec les autres.

Simple me direz-vous ? Pas tant que ça, parce que derrière il y a une machine de guerre pour arriver à devenir la version la plus grandiose de soi et des autres. Une machine qu'on peut décliner en quatre thèmes :

- L'entourage professionnel,
- Son cursus professionnel,
- Son environnement professionnel actuel,
- et enfin, ses projets.

 Le reste n'est que littérature : Recenser les problèmes, transformer toutes les problématiques en objectifs d'amélioration, remettre de l'ordre dans ses priorités, établir un plan de progression, un zeste de considération et le tour est joué.

Bien entendu, cuire à feu vif et servir chaud.
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Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin