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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 14:41

Guynemer.jpg"Une illustration, là, sous vos yeux.

 

Guynemer, l'as des as. Quand ma Mamie m'a raconté son histoire, je me suis dit qu'un jour je serais aviateur, qu'un jour je volerai comme Guynemer...

 

"Foutez-moi ce petit con-là à la porte !

Cette réplique mémorable a été prononcée, le jeudi 10 juin 1915, par le capitaine Brocard, chef de l’espadrille M.S.3 à l’intention d’un jeune pilote fort inconnu, arrivé la veille et qui se nommait Georges Guynemer.

 Il n’est pas grand, Guynemer : pas plus de 1,70 mètre, mais comme il est maigre !

Une sorte de "fil de fer monté en graine". 

 Si le capitaine Brocard, fou de colère, l’appelle "petit con", c’est parce qu’il a "cassé" deux avions en une seule journée. Par chance, un pilote qui traîne par là prend la défense du blanc-bec. Un pilote qui  s’appelle Védrines et qui dispose d’un pedigree propre à le faire prendre au sérieux. En effet, il a remporté deux courses réputées et il insiste : les deux avions sont parfaitement réparables et quand le "petit con" aura surmonté sa nervosité, on pourra en faire quelqu’un.

 Difficile, même quand on est capitaine, de résister à un Védrines. Brocard grommelle dans sa moustache quelques onomatopées que personne n’entend mais que tout le monde comprend : on va garder Guynemer.  Provisoirement.

Pour les pilotes de la M.S.3 - qui deviendra bientôt la fameuse escadrille des Cigognes - ce Guynemer-là l’a échappé belle. Or il revenait de bien plus loin encore.

 

 Sept mois plus tôt, le capitaine Bernard-Thierry, commandant l'école des pilotes à l’aérodrome de Pont-Long, près de Pau, a vu entrer dans son bureau un monsieur de grande allure, arborant une moustache agressive et escorté d’un adolescent blafard, transparent à force de maigreur.

 Le monsieur s’est présenté comme étant Paul Guynemer, "ancien" officier.

Bernard-Thierry a tout de suite senti que, derrière lui, il y avait "beaucoup d’argent et quelques châteaux". Déjà le père s’explique. Poli, correct mais sachant ce qu’il veut, il expose que son fils - le gringalet n’a pas ouvert la bouche - a fait de bonnes études, qu’il a préparé Polytechnique mais que sa santé délicate l’a empêché d’y entrer.

 Le capitaine se demande où ce M. Guynemer veut en venir. Il a d’autres chats à fouetter que d’écouter des confidences sur les études secondaires d’un fils souffreteux. Tout se résume en peu de mots : ce fils veut se battre.

Au premier jour de la guerre il a déclaré à son père : je m’engage. Le père a répondu : je t’envie.

 Ils étaient comme ça, les grands bourgeois de 14. Mais le fait est que personne n’en veux du petit.

 Georges a été pesé : un peu plus de 40 kg pour 1,70 m. On a tâté ses muscles : inexistants. Comment marcherait-il quarante km par jour ? Comment porterait-il son sac et le fusil ? Ajourné pour faiblesse de constitution. M. Guynemer parle toujours : son fils a pris cela comme une insulte. Il ne s’en est pas remis.

 

Une lourde erreur du service de santé, assure le père avec force. Le petit est beaucoup plus robuste qu’il n’y paraît. Il est de première force au fleuret, bon joueur de tennis et il rêve d’aviation.

 Quand ce père loquace demande d’accorder à son fils l’honneur de s’engager en qualité d’élève pilote, l’officier répond par une fin de non-recevoir : que ce jeune homme fasse ses classes et l’on verra. Pour la première fois, le père abandonne sa superbe. Tristement, il confie que son fils s’est présenté dans cinq ou six bureaux de recrutement et que partout il a été refusé.

 Rien à faire, conclut le capitaine. Il se lève pour signifier à ses visiteurs que l’entretien est terminé : "Or, ayant accompagné ces messieurs jusqu’à la porte de l’école, je m’aperçus que le petit Georges pleurait." C’est à ce moment très précis que Bernard-Thierry a craqué. Il a regagné son bureau, il s’est plongé dans ses papiers et puis, brusquement, il s’est levé pour appeler son planton : 

- Va me chercher les deux messieurs qui sortent d’ici. Ramène-les moi !

Les voici de retour dans le bureau. Du coup, il ne pleure plus, le garçon. Il observe le capitaine avec une attention extrême. On dirait qu’il le transperce du regard.

Un quart d’heure plus tôt, Bernard-Thierry ne voyait en lui qu’une mauviette. Maintenant, il ressent l’impression d’être confronté à de l’énergie à l’état pur.

 Il s’étonnerait moins s’il savait qu’un jour, le même garçon, qualifié de plus petit de la classe, a giflé un professeur !

- Avez-vous des notions de mécanique ?

 Le père répond : "C'est bien simple, mon fils sait tout faire". Tant de détermination achève de convaincre Bernard-Thierry. Il signe même dans la foulée un certificat d’aptitude professionnelle.

Plus tard, il jurera que ce fut là le seul faux de sa vie. Nous le croyons sur parole.

 A mesure que progresse l’escalade, Bernard Thierry sent le trouble s’accroître en lui. Encore faut-il que tout cela ait au moins l’air vrai ! Le capitaine conseille donc au petit, avant de se présenter, d’aller acheter une salopette de mécano et de se salir un peu. Voilà comment Georges Guynemer, l’après-midi du même jour, entre comme élève mécanicien dans l’aviation française.

 Le 26 janvier 1915, la sonnerie du téléphone retentit dans le bureau du capitaine Bernard-Thierry. Le général Hirschauer lui annonce qu’il va recevoir une nouvelle fournée de cent élèves pilotes.

Tout à coup, une idée folle traverse l’esprit de Bernard-Thierry. Il demande alors au général s’il ne pourrait pas ajouter à la liste un 101ème... Oui, un sujet d’élite qu’il garantit sur facture. Il en est sûr, archisûr.

  Le général accepte. Il demande simplement au capitaine de lui faire connaître le nom du 101ème.

- Guynemer Georges, mon général. 

- Au bout du fil, un silence. Le capitaine comprend que le général est en train d’inscrire Guynemer en queue de sa liste. Une question pour la forme :

- Il est bien dans le service armé, votre Guynemer ?

Ici, Bernard-Thierry s’entend répondre, la gorge serrée, comme s’il se jetait à l’eau :

- Oui, mon général, naturellement.

A peine a-t-il raccroché que Bernard-Thierry se prend la tête à deux mains.

 Le général Hirschauer a ajouté : "Vous m’enverrez son dossier." Or il n’existe pas de dossier. Il décide donc de ne rien envoyer.

 Pendant des mois, avec une remarquable constance, l’administration réclame le dossier de Guynemer. Toutes les quatre ou cinq semaines, une nouvelle lettre : "Suite à notre demande de telle date, nous prions l’autorité militaire de l’Ecole de Pau de bien vouloir faire suivre le dossier de l’élève pilote Guynemer Georges."

 A quoi Bernard-Thierry répond avec la même régularité que le dossier a déjà été envoyé et qu’il a dû se perdre. L’administration s’est fatiguée la première. Un beau jour, on n’a plus rien réclamé.

 

 Le premier carnet de vol de Georges Guynemer contient à la première page cette simple mention :

Mercredi 27 janvier : corvée de neige.

Ce carnet de cinquante feuillets se termine le 28 juillet 1916 par le procès-verbal de la 11ème victoire de Guynemer : un avion allemand abattu sur la Somme.

En effet, en l’air, on le sent comme dans son élément. Il s’amuse.

Prenons-en conscience : la guerre aérienne n’a pas commencé. Allemands et Français ne se provoquent pas. On s’observe. Il arrive même qu’on se salue.

Tout cela n’est pas du goût de Guynemer.

Il veut en découdre.

 Brocard qui s’est fait descendre - et qui s’en est tiré - n’en dort plus : il a juré de rendre coup pour coup.

 Le 3 juillet, il atterrit, saute à terre et fou de joie, hurle : "J’en ai eu un." L’escadrille toute entière rêve de réitérer un tel exploit. Guynemer le premier.

Le 19 juillet 1915, un lundi, Charles Guerder dort à poings fermés quand il se sent secoué comme un sac de vieilles pommes. Il a du mal à ouvrir les yeux. Il reconnaît Guynemer penché vers lui et qui lui crie : "Debout, lève-toi, viens comme tu es !"

 Un peu plus tard, l’artillerie allemande les prend pour cible. Ce n’est pas là l’important. Guynemer découvre en dessous de lui, volant tranquillement vers le sud, un autre avion allemand. Il ne ressent pas la moindre hésitation : la proie tant attendue, tant espérée, est enfin à sa portée.

 Il le laisse passer, l’Aviatik, "sournoisement", écrira-t-il.

 Et puis, il fait demi-tour, s’engage dans un piqué plein gaz.  A 50 m de l’Allemand, Guynemer fait un signe à Guerder qui,  aussitôt, lâche sa ravale, puis une seconde, puis une troisième, puis une quatrième. Le boche a été atteint mais il réplique !

 Finalement, à la 115 ème cartouche, le pilote ennemi est atteint.  "J’ai eu l’émotion bien douce, dira Guynemer, de le voir s’effondrer dans le fond du fuselage. L’observateur boche a levé les bras au ciel dans un geste de désespoir et l’Aviatik a piqué du nez et s’est enfoncé dans la brume, en flammes. Il est tombé entre les tranchées."

 L’émotion bien douce. Un peu gênante, la formule. On pouvait espérer de sa part un peu de compassion pour ses adversaires qui n’ont pas plus que lui manqué de courage. Ne nous leurrons pas : ce n’es pas le genre de Guynemer.

Jules Roy qui l’a compris mieux que personne nous dévoile sa vraie nature : Guynemer est un tueur. Chaque fois qu’il abattra un appareil ennemi, il criera sa joie. Souvent il atterrira pour voir de près ses victimes et, devant les cadavres, sourira cruellement.

 Ses lettres à sa famille contiennent des phrases qui nous glacent tant elles sont impitoyables.

Un tueur ? Si l’on veut désigner un guerrier sans complexe, il faut admettre le mot. Après tout, une guerre est faite pour être gagnée. Et la seule alternative est : tuer ou être tué. La survie est la condition de la victoire. Et Guynemer  ressent la rage de la victoire.

Pour s’en convaincre, n’oublions pas le dialogue historique entre Guynemer et Guerder, le lendemain ou le surlendemain de l’affaire :

- Dis-donc Guerder, c’est bien avec le zinc de Bonnard qu’on a descendu notre premier Fritz ?

- Oui. Et Bonnard, parce qu’il s’appelle Charles, l’a toujours appelé Vieux Charles.

- Alors, pour celui-là et tous ceux qui viendront après, ce sera la même chose :  Vieux Charles.

Après tout s’enchaîne. Le second ? "Ça s’est passé au dessus de la forêt d’Ourscamp. Il y avait une heure et demi que je le guettais... J’ai constaté avec joie qu’il tombait en vrille."

Trois jours plus tard, il abat un L.V.G allemand et note : "Le passager tombe à Bus. Le pilote à Tilloloy." Le jour où il recevra la Légion d’honneur, il esquissera un "mince sourire".

  Le 1er juillet s’engage la bataille de la somme. Rude partie.

 Son carnet de vol enregistre sa neuvième, dixième et onzième victoire.

 Un jour c’est l’as des as allemand, Ernst Udet, qu’il rencontre. Udet s’en est toujours souvenu. Il a vu le Spad français fonçer sur lui. Il a viré à gauche.  L’autre aussi.

 Sur le fuselage du Français, Udet a distingué le mot Vieux... Il a compris : Guynemer. 

 Une longue traque commence entre les deux hommes. "Peu à peu, je m’aperçois qu’il m’est supérieur. Ce n’est pas seulement la machine qui est meilleure, l’homme qui pilote est aussi plus fort que moi.

 J’ai essayé tous les moyens : tonneaux, glissades latérales. Rapide comme l’éclair, il devine chacun de mes mouvements et la riposte est là, elle aussi, comme l’éclair. Ma mitrailleuse s’est alors enrayée.

 J’ai lâché un moment le manche et je martèle ma mitrailleuse des deux poings. Guynemer m’a vu. Il sait que la proie est à sa merci. De nouveau il vient raser ma tête. C’est alors que se produit une chose inouïe : il étend le bras et me fait signe, un tout petit signe de la main, puis il plonge et disparaît..."

Epargner un adversaire ? Un de ces boches tant haïs ? Voilà qui ne ressemble guère à Guynemer.

  Pourtant, il l’a fait. Peut-être parce que cet ennemi était seul, qu’il s’était bien battu, aussi bien que lui. Parce qu’il l’a senti son égal. Il ne s’est pas trompé : Udet finira la guerre auréolé de 62 victoires, second des as allemands derrière Richthofen.

 La gloire de Guynemer grandit de mois en mois, sa photographie s’étale dans les magazines avec des légendes époustouflantes.

 Ses exploits ont déjà pris figure de légende - et aucun jupon ne se profile à l’horizon, Guynemer serait-il mort puceau ?

 Heureusement, ma Mamie est passé par là. elle nous a rassurés. Il y a eu des femmes dans la courte vie de Guynemer : une charmante Mme de Cornois, à Valenciennes, une Marie-Louise à Breille-Sec. Mais l’aventure de sa vie, la vraie, c’est à Paris qu’il l’a vécue.

  En ce temps-là, la capitale toute entière vibre pour les aviateurs. Dès qu’ils apparaissent dans leurs uniformes si reconnaissables, on s’empresse, on leur fait la fête, on les acclame.

 Les caissières de cinéma refusent leur argent. Montmartre leur appartient et le café de la Paix, et le Fouquet’s, et Maxim’s.

 Pour eux, le meilleur champagne, les plus longs cigares et les plus jolies filles. Elles sont bien rares, celles qui ont le courage de leur résister.

 Ce soir-là, en compagnie d’un copain, Guynemer est allé au théâtre. Une chance, parce que justement de bien jolies filles évoluent sur la scène. Quand, on baisse le rideau, les aviateurs décident de ne pas en rester là, se glissent dans les coulisses, font passer leurs cartes de visite aux deux comédiennes qu’ils ont repérées.

 Celle qu’à choisi Guynemer est blonde, avec des yeux immenses, un petit nez retroussé de l’effet le plus coquin et une voix aux modulations exquises. Elle s’appelle Yvonne Printemps.

Quand l’ouvreuse lui passe la carte de Guynemer, Yvonne sursaute : Sous-lieutenant Georges Guynemer. Il était donc dans la salle ! Il est venu l’applaudir ! Il veut la voir !

 Elle le fait entrer à l’instant et, toute bête pour une fois, ne sait que dire. Un regard à vous faire entrer sous terre ou à vous expédier au ciel.

 Elle le trouve beau. Et tranquille, et heureux. Il faut qu’elle se secoue, Yvonne, pour s’exclamer avec cette gouaille qui accroît d’autant son charme.

- Dites donc avec tout ça, où est-ce qu’on va ?

 C’est chez Maxim’s qu’on est allé.

Plus tard elle s’est demandé de quoi ils avaient bien pu parler ce soir-là. Impossible de s’en souvenir.

 Deux ou trois fois, elle l’a fait rire. Mais qu’est-ce qu’il l’attendrissait ce petit Guynemer ! Comme elle se sentait bien avec lui ! Quand il a réclamé l’addition, le maître d’hôtel est accouru :

- Il n’ y a pas d’addition pour vous, mon lieutenant !

 Guynemer a grommelé quelque chose qui devait ressembler à un merci.

 Il s’est levé brusquement, a entraîné Yvonne.  Au matin, le lit où ils se sont retrouvés était devenu un champ de bataille.

 Une étrange liaison commence. Sur l’uniforme de Guynemer, Yvonne découvre toujours un galon de plus : sous-lieutenant Guynemer... Lieutenant Guynemer... Capitaine Guynemer. Capitaine à vingt-deux ans !

Elle en est toquée du petit Guynemer. L’ennui, c’est ce Sacha Guitry qui commence à faire une cour sérieuse à celle qu’il appelle Vonvon.

 Sacha ne déplaît pas à Yvonne.

Coucher avec le talent, voilà ce qui est nouveau pour elle. Et pas désagréable. 

Elle a conscience d’avoir jusque -là mal administré sa carrière, d’avoir joué n’importe quoi.

 Sacha, acclamé par le public, porté aux nues par la critique, écrit déjà pour elle des rôles sur-mesure !

Mais rien n’y fait : quand le téléphone sonne, quand elle entend la voix de Guynemer, elle court au rendez-vous. Certes, elle deviendra Madame Sacha Guitry, mais elle n’oubliera jamais son petit aviateur.

 

 Impossible de raconter une à une toutes les victoires de Guynemer. Il est tombé sept fois. Sept fois il s’en est tiré. Comment oublié ce combat au cours duquel il a foudroyé trois Fokker en cinq minutes et, son avion touché, a réussi à se poser en catastrophe dans nos lignes ? L’avion s’est à peu près retourné, le train écrasé, l’empennage dressé à trois mètres du sol.

 Et lui, Guynemer, vivant !

Imaginez les poilus qui ont aperçus ça au fond de leurs tranchées.

On s’élance pour voir de près l’aviateur. Quelqu’un hurle : c’est Guynemer ! Quoi ? Guynemer ? Le vrai ? On se rue sur lui. On veut le voir, le toucher mais il souffre. C’est à peine s’il peut tenir debout. On a prévenu le général commandant la division. Il accourt.

- C’est vrai que vous êtes Guynemer ?

Le général fait rassembler ses troupes. Il veut que le héros les passe en revue avec lui. Il obéit. Tout se brouille devant ses yeux. Il n’ira pas jusqu’au bout, il est est sûr, mais voilà que des rangs de tous ces poilus s’élève le chant de la Marseillaise.

 Alors, lui, Guynemer, oublie tout. Il lâche le bras du général, affermit son pas et achève de passer les troupes en revue comme s’il était à l’exercice.

Le 28 juillet 1917, il remporte sa cinquantième victoire homologuée mais, écrit-il à son père, "Si on avait tout compté, ce serait le double".

L’aube du 11 septembre 1917, le soleil l’emporte sur le brouillard. Belle journée pour voler.  A 8 h 25, Guynemer décolle. Il ne reviendra pas. Toute la journée l’escadrille le recherchera.

 En vain.

 Le 27 septembre, la Gazette des Ardennes, journal allemand imprimé en français, publiera un récit qui dissipera le mystère : le 11 du même mois, à 10 h du matin, heure française, un aviateur s’est écrasé dans les lignes allemandes.

 Un sous-officier allemand s’est rendu avec deux hommes à l’endroit de la chute. Le pilote portait sur lui une carte d’identité dont le journal reproduit la photographie. Celle du capitaine Georges Guynemer.

 On a su plus tard que le pilote qui l’avait abattu s’appelait Wissemann. La mort avait été causée par une balle dans la tête. Qu’est devenu le cadavre de Guynemer ? Impossible de le savoir. 

 La conclusion du communiqué ne manquera pas d’allure : "Les aviateurs allemands regrettent de n’avoir pu rendre honneurs au vaillant adversaire."

 

Nul n’a porté en terre les restes de Georges Guynemer, homme du ciel.

 

 

Collection "Mamie explore le temps"

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Published by Régis IGLESIAS - dans Mamie explore le temps

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

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Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin