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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 14:20

Tombouctou.jpg"Une photo, là, sous vos yeux.

 

 Quand papi a demandé à Mamie où elle voulait partir en vacances, la réponse à fusée : "A Tombouctou !". La réponse peut surprendre. Mais ma Mamie n'a jamais été emprunté les circuits aseptisés des tours-opérateurs.

 Elle préfère l'aventure, vous le savez aussi bien que moi. Alors pourquoi Tombouctou ? La suite appartient à l'Histoire. Magnéto Mamie :

 

"Un homme s'avance sur la piste africaine.

Il marche depuis si longtemps que l'épuisement le guette. La fièvre le mine, une plaie ouverte s'agrandit à l'un de ses talons. Pourtant, il marche.

 Or il n'est pas arabe. Il est chrétien et français. Autour de lui, nul ne le sait. Si on connaissait la vérité, l'homme périrait.

 Tous les Européens qui, jusque-là, se sont hasardés dans cette zone inexplorée de l'Afrique ont été mis à mort. Si l'homme à bout de fatigue ne se laisse pas tomber là, sur la piste, s'il s'acharne à suivre la caravane, c'est qu'un but unique le soutient.

 Dès son enfance, il en rêvait.

 Depuis, il n'a cessé de tendre toutes ses forces pour l'atteindre : il veut être le premier Européen à découvrir Tombouctou. Tombouctou la fabuleuse !

 L'homme qui a juré d'entrer le premier dans la ville mystérieuse s'appelle René Caillé.

 Quel contraste entre le continent qu'il tente de violer et le pays où il est né !

 Il a vue le jour en Aunis dans le Poitou. Son père était garçon boulanger. Il ne l'a jamais connu en tant qu'homme libre. Quand il est né, François Caillet venait d'être condamné à dix ans de bagne pour avoir volé quelques sous dans un cabaret alors qu'il était ivre.

 Dix ans pour quelques sous ! Irrésistiblement nous pensons à Jean Valjean des Misérables qui accomplit, à la même époque, dix-neuf ans de bagne pour avoir volé un pain. Assurément, la société de ce temps n'était pas permissive.

 En 1808, François Caillet meurt au bagne à l'âge de 46 ans. Il ne lui restait plus qu'une année pour achever sa peine !

 Trois ans plus tard, sa veuve le suit dans la tombe. Voilà René orphelin a douze ans. René quitte l'école. Il ne trouve de réel bonheur que dans sa chambre où il dévore des récits de voyage. Il lit et relit l'histoire de Robinson.

 Il se fixe un premier but : connaître les Antilles. Après quoi il passera en Afrique et, si Dieu le veut, il atteindra Tombouctou.

 "La plus grande ville que Dieu ait créée" a écrit dans son Itinéraire l'Arabe Mohamd Ibn Aly Foul. Caillé n'hésite plus : c'est à Tombouctou qu'il ira un jour.

 L'oncle refuse d'abord cathégoriquement, estimant que mieux vaut devenir un bon cordonnier que de courir derrière un rêve impossible.

 Devant l'obstination de l'adolescent, il faiblit et donne son consentement. Le village s'effare : "Il part !" On procède même à une collecte auprès des voisins pour acheter au petit Caillé des chaussures convenable. Mais comment trouver un passage sur un bateau ? Comment le payer ?

 Or on apprend qu'une expédition s'organise à Rochefort. Il s'agit d'aller reprendre le Sénégal que nous a restitué le Traité de Paris. La solution est là. 

 Quand René quitte son village, il n'a que seize ans et demi. Il porte sur lui, en plus des souliers neufs, soixante francs, surplus de la collecte.

 L'expédition en question est commandée par Hugues de Chaumareys, un marin de carrière qui, à peine revenu de l'émigration, a pratiquement tout oublié des choses de la mer.

 L'escadrille qui est placée sous ses ordres comprend quatre navires. La méduse, L'écho, La Loire et L'argus.

 Ce n'est pas sur la Méduse que la bonne étoile de René Caillé le conduira mais sur La Loire. Chacun connaît la suite.

 Cinglant vers saint-Louis du Sénégal, La Loire, L'Argus et L'Echo navigueront en haute mer, cependant que l'incapable Chaumareys conduira tout droit La Méduse vers le redoutable banc d'Argauin sur lequel elle échouera.  L'une des plus mémorables tragédies de la mer va s'engager.

 C'est profondément impressionné par l'affaire du radeau de La Méduse que Caillé va débarquer à Saint-Louis du Sénégal.

 Dans l'instant, il ressent le choc auquel il a rêvé depuis si longtemps.

 L'Afrique qui se présente sous ses yeux n'est pas inférieure à ses songes.

 Saint-Louis a été édifié sur un banc de sable et, devant Caillé, s'étalent ses cases en roseaux et ses maisons - fort rares - peintes d'un lait de chaux d'une éclatante blancheur.

 Il croise les Maures, les Foulahs, les Yoloffs avec une certitude : ici, il est chez lui.

 Le gouverneur anglais va se charger de le détromper. il estime l'arrivée de l'expédition prématurée. L'équipage de la Loire doit se rembarquer et aller jeter l'ancre dans la rade de Gorée, en face du village de Dakar.

 Le 20 novembre, les anglais de Saint-Louis consentent à céder la place. Le gouverneur français s'empresse de partir pour saint-Louis où il s'installe. Caillé le suit.

 Il est aux aguets.

 

 Alors commence une marche insensée, épuisante, le long des dunes du Cap Vert. Des marais qui croupissent à sa gauche surgissent des crocodiles. Caillé a résumé ce martyre par une phrase qui dit tout : "Je crus que je succomberais avant d'arriver à Dakar."

  Il y parvint pourtant, épuisé. Il passe dans l'île de Gorée où, atterrés par l'état où il se trouve, des gens compatissants lui jurent qu'il n'arrivera jamais en Gambie. Le plus dur reste à faire.

 Caillé se laisse convaincre.

 Il rencontre un officier qui comprend vite que ce jeune homme singulier ressent avant tout une soif inextinguible d'aventure. Il lui procure un passage gratuit sur un navire qui lève l'ancre pour la Guadeloupe. La Guadeloupe, pourquoi pas ? A peine y-a-t-il débarqué qu'il ne songe qu'à en repartir. C'est l'Afrique qui le hante. Rien d'autre.

 Pendant quatre ans, il voyagera entre Bordeaux et les Antilles au service d'une maison de vins. Que l'on ne croît surtout pas que son rêve africain est mort ! Il en parle si bien à son patron que celui-ci l'expédie au Sénégal. Quand il touche de nouveau la terre africaine, il a vingt-cinq ans.

 Son rêve est devenu une obsession : il faut, il faut absolument qu'il découvre Tombouctou.

 

La folle histoire du vainqueur de Tombouctou :

Mamie à Tombouctou

Le parapluie rouge de Caillé

Tombouctou la merveilleuse

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Published by Régis IGLESIAS - dans Mamie explore le temps

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin