Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 14:38

Lindbergh-copie-1.jpg"Une illustration, là, sous vos yeux...

 

 Un été - celui de 1912 d'après ma Mamie - Charles Lindbergh jouait dans sa chambre au premier étage, quand il entendit un bruit de moteur. Ce n'était pas celui d'une automobile. Sortant par la fenêtre, il grimpa sur le toit. Il aperçu dans le ciel un singulier appareil avec hélice à l'arrière... Il fit alors savoir à son père et à sa mère qu'il allait quitter l'école dans un seul but : apprendre à voler.

 

Réaction du père : 

- C'est trop dangereux et tu es mon seul fils.

Réaction de la mère :

- Très bien. Si tu désires vraiment voler, c'est ce que tu vas faire.

 

Très vite, sa pensée s'enflamme à une idée fixe : accomplir le vol New-York-Paris sans escale.

 

New-York-Paris sans escale !

 

 La traversée de l'Atlantique, d'autres y pensaient depuis longtemps. Il fallait faire vite, car les compétiteurs se multipliaient. Son père n'avait cessé de lui répéter qu'un bon Américain ne désespérait jamais et qu'une fois sa décision prise, s'il était prouvé que celle-ci était juste, un homme digne de ce nom ne devait pas dévier de sa route.

 Lindberg mit alors les bouchées doubles et ne quitta guère l'atelier. Le poids de l'appareil était sa hantise. Comme, il l'avait exigé, on avait écarté tout accessoire jugé inutile par le jeune pilote : radio, compas, indicateur de niveau d'essence, équipement pour vol de nuit.

 Il renonça même au parachute pour compenser par quelques litres supplémentaires d'essence. Quand on lui parla de nourriture, Lindbergh demanda que l'on calculât simplement ce que pèseraient cinq sandwichs et un litre d'eau.

 

 Les compétiteurs ? Aux essais, le trimoteur de Byrd s'était écrasé. De l'autre côté de l'atlantique, les Français Nungesser et Coli avaient pris l'air à bord de l'Oiseau blanc. On ne devait jamais les revoir.

En fait, Lindbergh était seul sur la ligne de départ. L'infortune et la mort avaient devant lui éclairci tous les rangs.

 

 Le jour du départ, le vent s'est mis à souffler. Il va falloir affronter au décollage un poids énorme. Lindbergh pèse le pour et le contre.

 Et soudain, écrira-t-il, "la conviction monte en moi que les roues quitteront le sol, que les ailes franchiront les fils télégraphiques victorieusement, que le moment est bien venu d'entreprendre le vol".

 Il lève la main. Sur la piste, tous ont compris. On retire les cales. Le Saint Louis roule alors avec une lenteur qui désespère tous les témoins avant de prendre de la vitesse et de décoller...

 

Tous à terre, hurlent :

- Ça y est !

 

 Ma Mamie a si bien racontée sa traversée de l'Atlantique que vouloir après elle l'évoquer en détail n'aboutirait qu'à la paraphraser.

Il suffit de se souvenir qu'il s'est battu contre le sommeil. Après dix-sept heures de vol, il n'a pas dormi depuis quarante-huit heures !

Quoi qu'il fasse, ses paupières se ferment. Il tente de les tenir ouvertes entre ses doigts ; les paupières se révèlent les plus fortes. Il ne va pas arrêter de lutter. Contre le brouillard. Contre le sommeil. 

 

 A la nuit tombée, après avoir traversé l'Irlande et attaqué la côte française, il voit au loin Paris rutiler de toutes ses lumières.

Il distingue clairement la tour Eiffel illuminée : la fameuse publicité Citroën.

Il la contourne puis met le cap sur le Bourget.

 Sur la route, il discerne un énorme embouteillage, une interminable file d'automobiles, pare-chocs contre pare-chocs qui toutes semblent se diriger vers l'aérodrome. Le croira-t-on encore ? Pas une seconde, il n'en vient à penser que ce sont là les voitures de gens venus pour lui.

 Voici la piste, le hangar. Il atterrit.

 

Cent milles personnes. Cent mille qui avaient gagné le Bourget dès que l'on avait appris que le Spirit of Saint Louis avait été vu au-dessus de l'Irlande. A peine les roues de l'appareil touchèrent le sol que cette foule se rua.

Les gens hurlaient, pleuraient.

Lindberg fut happé, enlevé. Il ne comprenait toujours pas. Il posa cette question bien digne de lui :

- Y a-t-il quelqu'un qui parle anglais ?

 

 Il se sentait emporté comme sur la crête d'une immense vague. On lui arracha son casque de cuir. D'autres touchaient ses vêtements, comme ils eussent fait de ceux d'un dieu. Ce furent deux aviateurs français, Détroyat et Delage, qui le sauvèrent. Ils placèrent son casque sur la tête d'un grand Américain qui se trouvait là. Dès lors, on prit celui-ci pour Lindbergh et on le porta en triomphe pendant que Lindbergh était mis à l'abri.

 

 Pendant ce temps, la foule déchiquetait le Spirit of Saint Louis pour en arracher des reliques. 

 

A l'ambassade, on lui demanda s'il n'était pas trop fatigué. Alors seulement, il se rendit compte qu'il n'avait pas dormi depuis soixante-trois heures. Il était quatre heures du matin. Il gagna sa chambre et s'endormit instantanément.

 

 Pendant la nuit, l'extraordinaire nouvelle courait les fils du téléphone, ceux du télégraphe, les câbles transatlantiques, les ondes de la radio. Le monde vibrait à l'unisson de la victoire de Charles Lindbergh.

 

 Un mois plus tard, Lindberg repart pour un vol sans escale, New-York-Mexico.

Là, de nouveau, le destin l'attendait...

 

Un grand dîner à l'ambassade. Un de plus. A ce genre de cérémonial, Lindbergh commence à être accoutumé. Il sait que la tradition, chez les gens bien nés, est de parler pendant le premier service à sa voisine de droite, pendant le second service à sa voisine de gauche, pendant le troisième service à sa voisine de de droite, et ainsi de suite.

 

 L'ambassadeur Morrow, personnage influent, a placé son hôte d'honneur entre ses deux filles. L'aînée est à sa droite, la cadette à sa gauche.

L'aînée est si brillante, si gaie, si spirituelle que Linbergh laisse passer trois services sans songer à se retourner vers sa cadette. Au comble de la confusion, il tâche alors de faire oublier un si fâcheux comportement en engagent ex abrupto la conversation.

 A la jeune fille - elle s'appelle Anne et elle enrage - il ne trouve rien d'autre à dire que ces mots :

- Est-ce que vous volez ?

- Non, répond la petite. Et vous ?

 

 Lindbergh devait confier plus tard que c'est à cause de cette réponse qu'il décida d'épouser Anne Morrow.

 

 D'Anne Lindberg, la princesse Bibesco a dit joliment : "Elle est entrée en religion avec lui."

 Il sembla en effet qu'en se mariant avec Lindbergh, Anne Morrow avait épousé aussi aussi cette aviation sans laquelle la vie de Charles n'aurait comporté aucun sens.  

Elle fut désormais de tous ses voyages, de toutes ses recherches. Elle travailla avec lui. Ils étaient deux, ils ne furent plus qu'un.

Quand elle se lit à écrire, ce fut d'abord pour parler de son mari. Avec cela, ne manquant pas d'esprit.

 Quand Lindbergh atterrit au Kamtchatka, les Russes demandèrent à Anne quelle était sa profession. Elle répondit :

- Heu... Mariée !

 

Ma Mamie avait adoré cette réplique...

 

 

Collection "Mamie explore le temps"

Partager cet article

Repost 0
Published by Régis IGLESIAS - dans Mamie explore le temps

Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin