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1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 11:51
Mamie à Durdan

Durdan est une bourgade très charmante située en banlieue parisienne à huit heures de Carmaux (à la louche).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour revisiter nos souvenirs en compagnie de Mme Davault et de ses amis.

Qui est Mme Davault ?

 

 Mme Davault (Claudine, appelons-la par son prénom) est une Mamie bavarde.

Très bavarde.

Aussi, avant le spectacle, Claudine n'a pas pu tenir sa langue et est entrée dans la confidence. On l'écoute religieusement :

 

"J'ai quitté mon appartement parce que je ne pouvais plus me débrouiller seule. j'ai quatre-vingt-quatorze ans, vous comprenez.

Je vis à présent dans cette maison de retraite. Moi qui étais si indépendante et avec mon caractère, je redoutais ce changement de décor, ce changement de vie et d'habitudes (silence).

Me passer de mon chien, de mon quartier adoré et de toutes ces petites choses de la vie quotidienne qui comptent encore plus quand on la termine m'angoissait beaucoup (re-silence).

Heureusement ma maison de retraite est près de Paris, je peux encore sentir les bruits de la ville, être proche de ma famille, qui peut ainsi facilement me rendre visite, me réconforte.

Et puis c'est un établissement idéal, propre et clair, avec du personnel compétent et attentionné (soupir).

A ma grande surprise, j'y suis bien. Comme je suis encore un peu sauvage, je ne participe pas aux activités proposées, préférant rester dans ma chambre à regarder la télévision, à lire les journaux (re-soupir).

 A me souvenir aussi.

 

 Me souvenir de ma vie. Une vie qui n'a pas été tous les jours facile. Mais moi non plus je n'ai pas été une fille facile, après tout.

Dans le placard de ma chambre, rangées dans de vieux cartons à chaussures, des piles de photographies racontent en images, cette large tranche de vie qui fut la mienne et celle des miens. Mes petits-enfants et mes arrières petits-enfants les découvriront un jour.

 Moi je n'ai nul besoin de consulter ces clichés pour me rappeler ce temps-là. Comme si c'était hier, je me souviens du moindre détail depuis ces jours heureux où je m'appelais Claudine Leduc."

Rideau.

 

Passons et revenons à nos moutons.

Claudine (Clo-clo) a adoré le spectacle. Même si elle a posé - en partant ! - cette question lapidaire que je ne fais que citer :

- N'est-ce pas le souvenir du chagrin passé qui fait la joie du présent ?*

 

* Une question posée par Edgar Allan Poe (pour les amateurs)

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 23:53
Mamie à Villereal

Villereal est une bourgade très charmante située à trois heures de Carmaux (à vol d'oiseau).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour un voyage dans le temps en compagnie de Mme Duraton et de ses amis.

Qui est Mme Duraton ?

 

Disons-le tout net Mme Duraton est une Mamie très charmante, attentionnée, marrante, douce, délicate parfois, délicieuse souvent, bref une Mamie comme on les aime. 

Une super Mamie, en somme.

 

 Pourtant, à la fin du spectacle, Mme Duraton (Françoise, appellons-la par son prénom) a lancé - en partant   ! - cette phrase lapidaire que je ne fais que citer :

- Tout souvenir est un secret. Un secret qui n'est pas immédiat, mais toujours réfléchi.*

 

* Une citation de Soren Aabey Kierkegaard (pour les amateurs)

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 21:36
Mamie à Gaillac

Gaillac est une bourgade très charmante située à une demi-heure de Carmaux (en ne respectant pas les limitations de vitesse).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour un spectacle nostalgique sur les jolis souvenirs d'une vie.

L'occasion - qui fait le larron - de retrouver Mme Lopez et ses amis.

Qui est Mme Lopez ?

 

Disons-le tout net, Mme Lopez est une Mamie très charmante. Mauvaise langue certes, dure d'oreille parfois - même s'il faut reconnaître qu'elle a le nez creux, d'après le bouche à oreille... -, mais au demeurant très charmante.

 Une Mamie qui - soit dit entre nous - adore Rina Ketty, les opérettes, la Chicorée Leroux, le cassoulet et les oranges.

 On est resté bouche-bée avant de poser la question dans la foulée : Pourquoi les oranges ?

Souvenir d'enfance ? Cadeau de Noël ? Poème de Prévert ? (liste non exhaustive) 

 

 La, las, Mme Lopez (Lucienne, appellons-la par son prénom) a dit - à haute et intelligible voix ! - :

"Une orange, c'est de l'or le matin, un soleil à midi et du plomb le soir !" 

 

 Puis passant du coq à l'âne, Lucienne (Lulu) a rajouté - en partant ! - cette phrase lapidaire que je ne fais que citer :

- J'ai le hoquet, Dieu me l'a donné. Je ne l'ai plus, vive Jésus !"

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 14:51
Mamie à Montigny sur Ostrevent

 Montigny sur Ostrevent est une bourgade charmante située à douze heures de Carmaux (en passant par Reims).

C'est ici - à cet endroit très précis -, qu'on s'est retrouvé pour un voyage dans le temps en compagnie de Mme Bernat et de ses amis.

Qui est Mme Bernat ?

Mme Bernat est une Mamie fascinante qui nous a raconté une histoire déroutante, morceaux choisis :

 

"C'est dans un bal, peut-être celui du 14 juillet, que mon père et ma mère se rencontrèrent pendant l'été 1914. Abandonnée par sa mère à la naissance, Hélène était une enfant de l'Assistance publique.

 Elevée par un couple d'agriculteurs près d'Autun, elle était montée à Paris.

Hélène avait vingt ans, et travaillait comme brodeuse.

André, âgé de vingt-six ans, avait raté le concours d'entrée à Polytechnique et était emplyé comme statisiticien dans une compagnie d'assurance.

Mobilisé en août 1914, il sert d'abord comme "tringlot" au cinquième escadron du train des équipages.

Dans les premières cartes à Hélène, il la vouvoie encore, preuve que leur relation était balbutiante.

Le soldat André obtint sa première permission, comme tous les autres poilus, l'été 1915.

Dans un courrier, André disait alors à son frère Robert qu'il espérait avoir une autre permission pour Noêl 1915. Il vint sûrement àn Paris, puisque Hélène tomba enceinte à cre moment-là.

A la mi-juin 1916, André profite d'une nouvelle permission pour se marier avec Hélène à la mairie du XVIIème arrondissement. Le lundi 19 juin, après cette radieuse mais trop courte parenthèse, l'artilleur repart pour le front de la Somme, où se prépare la grande offensive...

Le soir même, lui écrit cette carte :

 

"Lundi soir

Mon petit André,

Comme cette journée de lundi m'a semblé longue ! Je revis et revivrai longtemps les heureux instants que tu m'as fait passer. Sans cesse tes traits sont devant mes yeux, je crois encore sentir le délicieux contact de ta bouche gourmande ; hélas ! cela n'est qu'illusion, tu es loin de moi mon chéri et je n'ai que la ressource d'attendre un message de mon bien aimé.

Je veux répondre couragement la vie paisible de ces temps passé à espérer.

Bonsoir mon petit aimé. Tous mes baisers vont à toi.

Hélène.

PS. J'ai perdu en rentrant le bel oeillet rouge de mon bouquet reste un blanc et deux boutons rouges, ils se portent très bien. Je ne quitte pas ma chambre sans les sentir. Un long baiser de ton H."

 

Le 23, André envoie du front sa dernière carte postale, qui croisera sûrement celle expédié le 18 par sa femme :

 

"23 juin 1916

Ma chérie,

La journée d'aujourd'hui s'est écoulée de la plus calme façon. Je veux que tu aies ton petit mot quoique ce bavardage me semble bien morne à côté de ceux que nous faisions ces jours derniers et je ne te cache pas que tout ej me faisant une raison, j'ai des périodes de "cafard" pendant lesquels je songe tristement à toi, maintenant si éloignée.

 J'attends avec une certaine impatience la première lettre de ma petite femme qui sera sans doute pour demain et viendra me tenir compagnie, la seule à laquelle je puisse aspirer pour un temps indéterminé.

Meilleurs baisers de ton "p'tit homme"

André

 

 Le lendemain, à l'aube, débute la préparation d'artillerie qui prélude à la grande attaque de la Somme. Elle va durer jusqu'au 30 juin. Le fracas des quatre mille pièces tonnant jour et nuit sur 40 km de front s'étend jusqu'en Angleterre, à 200 km de distance.

Un millier de crapouillots bombardent la première ligne allemande. Le 1er juillet, l'offensive est lancée.

Le dimanche 16 juillet 1916, à dix heures du matin, le brigadier Turquand d'Auzay est tué par un éclat d'obus allemand, la colonne vertébrale brisée.

 

Le 11 août, probablement sous le choc de la mort de son mari, Hélène accouche d'un enfant prématuré de deux mois. On devait craindre pour la vie du nouveau-né car en octobre le curé procéda à son ondoiement.

L'enfant vivra pourtant. La jeune veuve lui donne les trois prénoms de son mari tué. André, Auguste, Marie.

 

La suite ? Jusqu'à sa mort, Hélène Turquand d'Auzay portera le nom de ce jeune homme qu'elle connut si peu. elle ne se remariera jamais. Pourtant les prétendants ne manquèrent pas. L'un d'eux, éconduit, devait se suicider.

Après la guerre, Hélène était entré à la compagnie d'assurance qui employait son défunt mari, et elle y travaillera toute sa vie. hélène ne vit plus que pour son fils, sur qui elle a reporté tout son amour pour le défunt.

 En 37, son fils réussit le concours de Polytechnique, où son père avait échoué.

La fin ? Hélène Turquand d'Auzay décède d'une tumeur au cerveau, à l'âge de cinquante-cinq ans.

 

Rideau.

 

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Published by Régis IGLESIAS - dans Le Tour de Gaule
20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 23:43
Mamie au club des aînés

 Quint-Fonsegrives est une bourgade charmante située à une heure de Carmaux (à la louche).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour se souvenir de nos jolis souvenirs en compagnie de M. et Mme Castella et de leurs amis.

Qui sont M. et Mme Castella ?

 

Un coule charmant qui a grandi en Algérie. Du coup, à la fin du spectacle, ils nous ont raconté leurs souvenirs d'enfance. Morceaux choisis :

 "Le dimanche, les familles, trimballant des paniers de victuailles, décampaient et s'acheminaient vers le musoir de quelque môle où ils reposaient jusqu'à la fraîcheur du soir ; les hommes pêchaient à la ligne, les femmes, poêle en main, préparait le riz à la sépia qui était le fond du déjeuner ; la marmaille jouait à grimper sur les blocs de la jetée"... 

 Les joies de la famille, en somme. 

 

 M. Castella en a alors rajouté une couche, on l'écoute religieusement :

 

 "Les enfants, nous avions aussi quelques jeux paisibles : les billes, les "pignols" - noyaux d'abricots -, les "canutes" ou "tricotin" pour fabriquer des guides avec des bouts de laine.

 A la saison, nous aimions aussi construire des "carricos", voiturettes à roues basses sur lesquelles, le cul à ras de terre, nous dévalions la rue des Salles ou la rue de Lourmel, en faisant un raffut du diable, ce qui nous attirait les cris des ménagères, dont nous cassions les oreilles."

C'est Mme Castella qui a enchaîné. Extrait :

 

 "Pour commencer tu sors l'anisette avec la gargoulette, les tramousses, les olives cassées, les bliblis. La paëlla, elle est cuite ! Et la mouna, sorte de brioche parfumée à la fleur d'oranger... La "cabassette" déborde de soubressades, longanisses, boutifares, cocas..."

"Des marchands passaient sous les fenêtres, entraient dans les estancos pour offrir les cacahuètes, les fèves bouillies et la calentita qui est une sorte de flan qu'on débite par secteurs.

 Au coin d'une rue, un marchand grillait en plein air, sur un feu de braise, des brochettes de foie et de rognons. Je me souviens de l'odeur de l'anis et de l'odeur des graisses qui tombaient sur les flammes.

 Et le bar où l'on consommait une forte anisette et des soucoupes de kémias piquantes : moules et escargots nageant dans une sauce de sorcière, fèves et pois chiches, légumes cuits par le vinaigre, anchois et olives noires.

 Le tout à discrétion, si bien qu'il nous arrivait de ne pas dîner après avoir épuisé dans cette amison uen tournée d'apritifs au son d'un orchestre de guitares et d'accordéons."

"Les parties de boules se disputaient âprement, on y parlait de formidables casse-croûtes, bâfrés à même le terrain de combat."

 "Les plages... étaient ocellées de campements autour desquels jouaient et rigolaient les familles et les amis : ceux qui ne dansaient à la guitare ou à l'accordéon chantaient des cantilènes ; les langages s'entrecroisaient..."

 

M. Castella n'a alors pas pu s'empêcher de renchérir. Morceaux choisis :

 

"L'été, l'orchestre municipal donnait des concerts. Sous les massifs de bambous qui entouraient le kiosque, tout Alger, écrasé de chaleur et battant l'évantail, écoutait ouvertures et fantaisies tirées du répertoire : Fra Diavolo, La dame blanche, et Sigurd en formaient le programme repris chaque année avec une fidélité qui n'a jamais lassé les auditeurs ruisselants."

"Pendant les chaudes soirées des samedis d'été, il y avait le cinéma "plein air".

L'écran blanc était dressé sur le milieu du terrain tuffé du stade de Saint-Eugène. Nous nous asseyions sur les gradins de ciment et "La bataille du rail", "L'or de Naples" ou "L'Atlantide" pouvaient commencer à dérouler leurs images en noir et blanc. Ce qui était amusant, c'était de voir monter vers le stade la file des gens du quartier, chacun avec son coussin, son siège rembourré ou sa chaise pliante pour se préserver de la dureté du béton !"

"Durant les westerns, l'arrivée de la cavalerie déclenchait un tonnerre de sifflets, de cris et d'applaudissements. Entre les actualités, le dessin animé, Laurel et Hardy, les réclames et le grand film, la salle s'éclairait : c'était l'entr'acte.

 On entendait parfois un "attends ta mère !", adressé à des amoureux surpris par la lumière et qui s'embrassaient.

 Certains jeunes du balcon achetaient des arachides vendues par les ouvreuses. lorsque la séance reprenait, ils grignotaient leurs cacahouètes et jetaient les enveloppes d'écorce des balcons sur ceux des parterres. C'était alors des noms d'oiseaux, des jurons qui montaient des enfers ponctués par des "chut" et des "fermez vos gueules" qui transformaient en mimes les acteurs du film !"

Une enfance en Algérie.

Des souvenirs aussi.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 23:20
Mamie chez les Ch'tis

Lille est une charmante bourgade située à deux jours de Carmaux (en passant par la Lorraine, avec des sabots).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé dans le Nord.

Chez les ch'timi.

 

La suite ? Elle sera écrite prochainement (manque de temps).

La fin ? Une après-midi à revisiter les jolis souvenirs d'une vie. On a ri et on a pleuré. Je rectifie : on a brai.

Parce que comme nous a dit Biloute en partant :

- Un étranger qui vient dans le Nord, il brai deux fois. Quand il arrive et quand il repart.

Rideau.

 

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 17:50
Mamie à Neuilly-sur-Marne

Neuilly-sur-Marne est une bourgade très charmante située à huit heures de Carmaux (en roulant bien).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour voyager dans le temps en compagnie de Mme Compan et des résidents.

Qui est Mme Compan ?

 

Une animatrice très charmante qui a adoré la vie de Mamie. J'en veux pour preuve le mot écrit sur le Livre d'Or qu'on lit religieusement :

"Chère Mamie,

Votre petit-fils est super, il nous raconte vos épopées et votre époque d'une façon tellement... Mais tellement joliment. Les souvenirs remontent et nos larmes descendent parfois de nos yeux. Mais c'est surtout des chansons et encore des chansons qui ont empli toute notre salle et notre coeur. Merci encore et encore."

 

 Le reste ?

Le Reste n'est que littérature.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 17:38
Mamie à Saint-Pierre de Perray

Saint-Pierre de Perray est une bourgade très charmante situés à sept heures (et des brouettes) de Carmaux).

C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour un voyage dans le temps en compagnie de Mme Dunavel et de ses amis.

Qui est Mme Dunavel ?

 

Mme Dunavel est une mamie très charmante qui a charmé l'assistance en chantant - à haute et intelligible voix - cette comptine :

 

"Quand j'étais petite fille, mes moutons j'allais garder

J'étais encore dans ma jeunesse, j'oubliais mon déjeuner

Un matin maître se lève pour venir me l'apporter

Tenez, tenez petite fille, voici votre déjeuner

 

Que voulez-vous que j'en fasse mes moutons sont égarés

Ils sont là-bas dans la prairie, je ne puis les retrouver

Maître pris sa cornemuse et s'mit à cornemuser

 

Au son de la musette, les moutons sont retrouvés

Ils se sont pris par la patte et se sont mis à danser

Et au milieu de cette danse, j'ai mangé mon déjeuner."

 

Le reste ? Le reste n'est que littérature.

Rideau.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 23:10
Mamie à la Seyne-sur-Mer

La Seyne-sur-Mer est une bourgade très charmante située à cinq heures de Carmaux (en roulant peinard). C'est ici - à cet endroit très précis - qu'on a revisité nos souvenirs - en tout bien tout honneur ! - en compagnie de Mme Allaux et de ses amis.

 

 Qui est Mme Allaux ?

Soyons bien clair là-dessus, pas de doute possible, Mme Allaux est une Mamie très charmante mais qui - semble-t-il - n'as pas les mêmes souvenirs que ma Mamie.

Pourquoi pas, après tout.

 

 Le fait est que Mme Allaux est restée de marbre - elle n'a pas bougé un cil ! - à l'évocation de la Chicorée Leroux, de la Boldoflorine - la bonne tisane pour le foie... -, du Vermifuge Lune, du Banania - "Y a bon Banania" (pour les amateurs) -, du Bebe Cadum (question : "Pourquoi les bébés Cadum ont-ils de si jolis maman ?" - et même de la Brillantine Roja.

 Mieux : quand les refrains de Parlez moi d'amour, Les sanglots longs des violons, la Java Bleue Le doux caboulotLe chaland qui passe et même - même ! - La chanson des blés d'or sont arrivés à la rescousse - du très lourd, en somme -, cela ne lui a fait ni chaud, ni froid. 

 Absolument aucune émotion chez Mme Allaux, c'était palpable.

 

Résultat des courses : Mme Allaux n'as pas aimé le spectacle. Mais alors, pas du tout.

Pire : elle a dit - en partant et avec le sourire en coin ! - cette phrase abominable que je ne fais que murmurer :

- Tu peux rendre 99 services à une personne, elle ne se souviendra que du 100 ème que tu ne lui a pas rendu.

Rideau.

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 22:05
Mamie à Menton

Menton est une bourgade très charmante située à sept heures de Carmaux (la ville de Jaurès qui vote FN, sans commentaire).

Bref, c'est ici - à cet endroit très précis - qu'on s'est retrouvé pour un voyage dans le temps en compagnie de Mme Vivion et de ses amis.

 

Qui est Mme Vivion ?

Disons-le tout net, Mme Vivion est une Mamie - très charmante, au demeurant - qui a détesté le spectacle. Des choses qui arrivent, on ne peut pas plaire à tout le monde, après tout.

 

Seulement voilà, Mme Vivion n'a pas sa langue dans sa poche. Elle aurait pu quitter la salle - l'air de rien -, comme si de rien n'était en se disant que ce sera mieux la prochaine fois.

Oui mais non.

Mme Vivion a fait un scandale. Elle a appelé la direction, sa famille, ses amis, ses amours (dans le désordre) avant de lancer - à la cantonade ! - cette phrase lapidaire que je ne fais que citer : "Sortez-moi de là".

Il semble dorénavant acquis que Mme Vivion n'aime pas - mais alors pas du tout ! - les souvenirs de ma Mamie.

 

 Passons et revenons à nos moutons.

Quand j'ai raconté à ma Mamie "l'épisode malencontreux avec Mme Vivion", Ma Mamie n'a pas voulu en rajouter.

 Comme Maxwell.

Elle m'a même dit : "Tu as de la chance qu'elle ne t'ai pas lancé des tomates parce que ton spectacle est nul à chier. Tu fais ça en dilettante. En amateur. Un vrai touriste. Ce n'est pas ça l'art, l'art c'est ce qu'on a vu cette semaine à la télé."

J'avoue que - quand j'ai entendu ces mots terribles de ma Mamie - je suis resté comme un con.

J'ai quand même rétorqué - l'air mauvais - : "Vu à la télé Mamie ? Tu parles du crash de l'avion avec l'autre fou-furieux ? de la montée insupportable du FN et de leurs "patriotes" (un détail !) ? De la victoire du Brésil contre les bleus, peut-être ? Et encore, j'ai beau chercher, je ne vois pas...

 

Là, las, ma Mamie m'a dit : "Guillaume et Gabriella, mon petit." ça c'est de l'art. Et n'oublie-pas - conseil de Mamie - "qu'on doit apprendre à vivre comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idots" *. Et le reste...

Le reste n'est que littérature.

 

* Une citation de Martin Luther King (pour les amateurs)

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Livre d'or

Première affiche

 

  "MA MAMIE M'A DIT"  

Spectacle nostalgique 

 

"On nous avait promis la magie, promesse tenue : un spectacle plein de féérie de souvenirs où chacun se retrouvait. Une belle énergie. Les résidents ont adoré. Merci." Marie ("La Clairière de Luci" - Bordeaux)
 
"Formidable ! Nous sommes tous remontés dans le temps, nous avons vingt ans, on a ri, on a presque pleuré et surtout on a chanté. Merci." Cathy (Arles)
 
"Un véritable petit chef d'oeuvre" ; "La légion d'honneur pour la créativité" "Un véritable artiste" ; "Après-midi formidable" ; "Absolument parfait" ; "Une rétrospective originale" ; "Un très bon moment d'évasion". Propos recueillis à la résidence Emera d'Angoulême  
 
"Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux... C'était magnifique. Nous avons revu toute notre jeunesse et notre enfance. Et c'est beau de redevenir jeune dans l'ambiance d'autrefois." Aimée et Janine
 
"Les chansons, les réclames et les anecdotes ont transporté les résidents dans leur enfance. Une après-midi de nostalgie mais aussi de chansons et de rires. Merci encore pour ce magnifique spectacle." Sandrine
 
"Spectacle complet, tellement agréable et thérapeutique pour nos personnes âgées, encore félicitations !" Docteur Souque
 
"Un choix extraordinaire de chansons, des moments magiques, des photos magnifiques, vous nous avez mis de la joie dans le coeur. Et retrouver sa jeunesse avec tous ces souvenirs, ça fait plaisir et j'espère que vous reviendrez nous voir." Mme Lorenzi (Juan-Les-Pins)
 
"Pour ma fête, par un pur hasard je me suis retrouvé dans un club de personnes âgées où j'ai pu assister à votre spectacle sur le passé. Cela m'a rappelé mes grands-parents et mes parents et c'était vraiment un moment magique." Josette, La Roque d'Antheron
 
"Bravo bravo bravo Regis, c'est le meilleur spectacle que j'ai vu depuis que je fais le métier d'animatrice." Bénédicte La Salette-Montval (Marseille)
 
"Je n'imaginais pas lorsque je vous ai accordé un rendez-vous que vous enchanteriez pendant 1 h 1/4 les personnes âgées d'une telle façon. Merci pour votre prestation qui a fait revivre les moments publicitaires, évènementiels et musicaux de leurs vies." Michelle, CCAS de Toulouse
 
"Un super voyage dans le temps pour le plus grand plaisir des résidents. Merci à Régis pour cette magie et à bientôt." Brigitte (Lunel)
 
"Enfin un retour à notre "époque". Quel bonheur, que de souvenirs, quelle belle époque ou l'amitié était de mise. Merci pour cette très belle après-midi, on s'est régalé avec ce très très beau spectacle". Danielle (Mirandol)
 
"Super - divinement bien -  tout le monde était enchanté même que M. Benaben a dit : "Vous nous avez donné l'envie de revivre notre vie"." Sylvie (Sainte Barthe)
 
"Un grand merci pour ce bon moment et je crois, je suis sûre, qu'il a été partagé par mon mari." Mme Delbreil
 
"Une féérie de l'instant." Christian
 
"Beaucoup d'émotion dans ce spectacle plein de chaleur et d'humanité." Sylvie
 
"Une soirée inoubliable. Continuez à nous émerveiller et faites un long chemin." Claude
 
"Le meilleur spectacle que j'ai jamais vu. De loin." Tonton Kiko
 
"C'est bien simple, je n'ai plus de Rimmel !" Claudine (seconde femme de Tonton Kiko)
 
"A ma grande surprise, j'ai versé ma larme. Tu as atteint mon coeur. Bravo pour ces sentiments, ces émotions fortes, j'ai eu des frissons par moment." Ta couse Céline
 
"Redge, encore un bon moment passé en ta présence. On était venu plus pour toi que pour le spectacle, mais quelle agréable surprise ! On est fier de toi, continues d'oser, de vivre !" Pascale
 
"J'avais froid, un peu hagard, l'humeur moribonde et puis voilà, il y a toi avec toute ta générosité, l'intérêt, l'affection que tu as toujours su apporter aux autres, à moi aussi et Dieu sait si tu m'as rendu la vie belle depuis qu'on se connaît comme tu as su le faire une fois de plus." Jérôme
 
"Ce spectacle est nul à chier et je pèse mes mots." Gérard
 
memoria.viva@live.fr

Ma Mamie m'a dit...

Madka Regis 3-copie-1

 

COLLECTION "COMEDIE"

Mamie est sur Tweeter

Mamie n'a jamais été Zlatanée !

Mamie doit travailler plus pour gagner plus

Mamie, tu l'aimes ou tu la quittes

"Casse-toi pauvre Régis !"

Papi a été pris pour un Rom

Mamie est sur Facebook

Papi est sur Meetic

Il y a quelqu'un dans le ventre de Mamie

Mamie n'a pas la grippe A

La petite maison close dans la prairie

 

COLLECTION "THRILLER"

Landru a invité Mamie à la campagne...

Sacco et Vanzetti

Mamie a rendez-vous chez le docteur Petiot

La Gestapo française

Hiroshima

 

COLLECTION "SAGA"

Les Windsor

Mamie et les cigares du pharaon

Champollion, l'homme qui fit parler l'Egypte

Mamie à Tombouctou

 

COLLECTION "LES CHOSES DE MAMIE"

Mamie boit dans un verre Duralex

Le cadeau Bonux

Le bol de chocolat chaud

Super Cocotte

Mamie ne mange que des cachous Lajaunie

 

COLLECTION "COUP DE COEUR"

Mamie la gauloise

Mamie roule en DS

Mamie ne rate jamais un apéro

Mamie et le trésor de Rackham le Rouge

 

COLLECTION "DECOUVERTE"

Mamie va au bal

La fête de la Rosière

Mamie au music-hall

Mamie au Salon de l'auto

 

COLLECTION "SUR LA ROUTE DE MAMIE"

Quand Papi rencontre Mamie

Un Papi et une Mamie

Mamie fait de la résistance

Mamie au cimetière

24 heures dans la vie de Mamie

 

COLLECTION "MAMIE EXPLORE LE TEMPS"

Jaurès

Mamie embarque sur le Potemkine

Mamie et les poilus

Auschwitz

 

COLLECTION "FRISSONS"

Le regard de Guynemer

Mr et Mme Blériot

Lindbergh décroche la timbale

Nobile prend des risques

 

COLLECTION "MAMIE EN BALLADE"

Mamie chez les Bretons

Mamie voulait revoir sa Normandie !

La fouace Normande

La campagne, ça vous gagne...

Mamie à la salle des fêtes

Launaguet

La semaine bleue

Le monastère

 

COLLECTION "MAMIE AU TEMPS DES COURTISANES"

Lola Montès

Les lorettes

Mme M.

Napoléon III

Plonplon

La marquise de Païva

Mme de Pompadour

Générique de fin